La nuisance sonore insuffisamment prise en compte par les politiques et architectes

La nuisance sonore insuffisamment prise en compte par les politiques et architectes

La nuisance sonore n'est ni dans l'esprit des politiques ni dans l'esprit des architectes, a dénoncé Christian Hugonnet, président de la Semaine du Son.





La COP24 n'a notamment pas pris cette dimension en compte, a estimé Christian Hugonnet en présentant à des journalistes la "Semaine du Son 2019", qui tient sa seizième édition jusqu'au 3 février dans toute la France.

 

Elle porte cette année sur une meilleure prise en compte "en amont" du facteur sonore dès le lancement de tout projet d'architecture et d'urbanisme. Des plafonds absorbant le bruit pourraient être efficacement installés dans les gares, et certains revêtements pourraient le limiter sur l'asphalte des rues comme cela se fait notamment à Tokyo, a-t-il suggéré.

 

Selon M. Hugonnet, les effets sur la santé publique sont nombreux mais souvent ignorés. Dans une mégalopole comme Le Caire, "on assiste à une mutation de perception auditive chez les jeunes enfants"."On fait du bruit pour recouvrir le bruit. Dans un open space, on parle toujours plus fort au téléphone", a-t-il dénoncé, en soulignant que "quand on n'a plus de micro-silence, on n'a plus la possibilité de réfléchir".

 

"On est dans la malbouffe sonore"

 

"On est dans la malbouffe sonore", a protesté l'architecte et urbaniste Roland Castro, qui collabore avec la Semaine du son. Selon un sondage Opinionway, commandé par les organisateurs, 61% des Français interrogés ne sont pas satisfaits de l'environnement sonore à leur travail : en cause, entre autres, les open spaces qui génèrent fatigue et dispersion de l'attention.

 

51% des Français sont gênés par les musiques d'ambiance dans les lieux de restauration, et 41 % dans les supermarchés et centres commerciaux. Plus généralement, ils sont 60% à regretter qu'il y ait trop d'effets sonores d'ambiance dans les lieux publics, selon ce sondage réalisé début janvier auprès d'un échantillon de 1.024 personnes de 18 ans et plus.

 

Les environnements sonores trop bruyants peuvent générer de la violence, s'inquiètent 79 % des personnes interrogées. 85 % disent pouvoir éviter de fréquenter les lieux publics pour fuir les décibels. 11% le font souvent et 38% de temps en temps. Les Français goûtent davantage les sons de la nature (65%), un morceau de musique en solitaire (54%) ou le crépitement d'un feu de bois (50%).



Source : batirama.com

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1 Commentaire


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  • par PAT66
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Bonjour, Le décret du 18 avril 1995, aujourd’hui abrogé et remplacé par le décret n°2006-1099 du 31 août 2006, s'est traduit par une simplification notable de la procédure de contrôle des bruits de voisinage, en introduisant notamment la possibilité de constater certaines infractions sans mesure acoustique et en donnant aux maires le pouvoir de nommer des agents habilités à contrôler et sanctionner ce type de nuisance. La réalité en est tout autre, aprés avoir fait une demande auprés de la mairie de mon lieu de viligiature, celle-ci m'a dirigé vers la Préfecture de mon département, cellle-ci m'a dirigé vers la DDTM de mon département, celle-ci m'a dirigé vers l'Agence Régionale de la Santé (ARS) de mon département, laquelle m'a dirigé vers la mairie de mon lieu de viligiature. a ce jour aucune déoléances n'est prise en compte ni par la mairie, ni par la police municipale, ni par la gendarmerie. Je rappelle que nous parlons de la caractérisation de l'infraction de bruit de voisinage dans le cadre de l’application des articles R.1334-31 et R.1337-7 du code de la santé publique.

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