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Arches "Bout du Monde" pour maternelle en bout de piste

Ombrières Sinallagma pour une cour de maternelle à Choisy-le-Roi. © JT

Les ombrières bretonnes en châtaignier en structure réciproques et plantes grimpantes de Sinallagma partent à la conquête des cours d’école, à l’exemple de la maternelle Eugénie Cotton de Choisy-le-Roi.



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Dans de nombreux cas, les ombrières proposées par Sinallagma permettent d’aller au bout des démarches de type Oasis de désimperméabilisation des cours d’école, en proposant un lieu de classe dehors. Mais il arrive que les cours d’écoles situées en hauteur ne permettent pas de désimperméabilisation. Dans le cas de la maternelle Eugénie Cotton de Choisy-le-Roi, la cour est positionnée au-dessus d’un parking. Pas de possibilité de planter ou de percer le sol.

 

La cour de la maternelle Eugénie Cotton de Choisy-le-Roi avant travaux. © Sinallagma

 

 

Une opération d’ampleur

La cour de la maternelle Eugénie Cotton est installée en terrasse avec un revêtement en sol souple. Les objets du terrain de jeu y reposent sans ancrage. La température peut s’élever fortement en cas d’excès d’ensoleillement. Lorsque l’installation de Sinallagma a été réalisée en avril, la température de l’air était de 24 °C et la température du sol souple dépassait les 50 °C. Il convient de créer de l’ombre pour protéger les enfants, mais aussi de refroidir la surface du sol. Finalement, la mesure du sol à l’ombre des végétaux des ombrières avoisinait celle de l’air et ne montait pas à plus de 30 °C.

 

Fixation de la structure de l'ombrière sur la platine métallique. © Sinallagma 

 

L’école fait donc au printemps 2026 le choix de plusieurs ombrières de type "Bout du Monde" afin de répartir au maximum l’ombrage et de créer dans cette cour fruste une diversité bienvenue. Pour la première fois, Sinallagma est bien obligé de fixer ses ouvrages sur des platines qui répartissent le poids sans percement et contribuent à lester l’ensemble. Mais cela tombe bien car le spécialiste des ouvrages en châtaignier travaille avec un ferronnier qui sait intégrer des éléments en fer forgé qui personnifient l’ouvrage en créant également des appuis pour les plantes grimpantes.

 

 

Recréer la prairie

La pause des ombrières en structure réciproque est un jeu d’enfant, un avantage clair quand il s’agit d’intervenir dans des cours d’école en service. Dans ce cas précis, il faut retirer une partie du sol souple et, après coup, le remplacer par une surface anti-chute coulée. Parallèlement, Sinallagma fournit des bacs pour les plantes qui, elles, apportent l’essentiel de l’ombre. En tout, ce type d’intervention se boucle largement dans une période de congés habituels. Le fournisseur apporte des preuves de caméras thermiques pour montrer à quel point l’ombrière permet de baisser la température au sol.

 

Protection des platines par un coulage de sol souple. © Sinallagma

 

Ces dernières permettent de vérifier qu’une ombrière fonctionne essentiellement à cause des végétaux et non pas tant par l’ombre d’une installation de type pergola… et encore moins sous des panneaux photovoltaïques ! Comme le montre le journaliste Hugo Clément dans une vidéo récente, l’arbre apporte de loin la meilleure réduction de température au sol, grâce à sa transpiration. Dans les cas où les arbres manquent, les ombrières végétalisées sont une bonne alternative.

 

 

L’ombrière pédagogique

Quasiment en bout de piste de l’aéroport d’Orly, et au cœur d’un ensemble résidentiel qui l’abrite, la cour artificielle de la maternelle n’est pas en elle-même un modèle d’épanouissement. Pour autant, les ombrières redonnent aux enfants un contact avec les matières naturelles et les plantes, tandis que les berges de la Seine sont proches.

 

La caméra thermique montre un gradient de plus de 30 °C. © Sinallagma

 

Les cours de type Oasis constituent une révolution, parce que l’on y anticipe des refuges estivaux pour les personnes âgées, dans la foulée de la canicule de 2003. Et voici que la nature entre dans les cours d’école et les écoles, pas seulement quelques marronniers flétris et souvent malades et des installations que même l’imagination fertile des enfants ne peut pas éternellement animer. Cette fois, la fonction de protection solaire se couple avec une leçon de choses (plantes, bois, ferronneries, cordages…) et la possibilité de sortir des classes aux moments appropriés, non seulement dans les belles cours des écoles de Jules Ferry, mais aussi dans celles qui ont été installées au détour des grandes barres, dans un contexte urbain artificiel.

 

 

Quand c’est l’ombrière qui fait l’école

La réanimation des cours d’école est en cours, et le marché de la rénovation devient majoritaire à l’instar de la ville de Paris qui veut rénover 700 établissements d’ici 2050. Pour autant, il n’existe pas encore d’école neuve pensée à partir des ombrières des cours d’école, donc de l’effet des charpentes en structure réciproques, des courbures, de l’effet particulier des plantes. Il est difficile de faire l’inverse, de demander aux ombrières en structure réciproque de s’adapter à l’architecture scolaire élaborée par les architectes.

En clair, l’enjeu est de créer un environnement bâti architecturalement compatible avec des cours d’école à fonction Oasis, classe dehors, pour des ouvrages qui savent gommer la césure franche entre le bâti et l’aménagement des jardins, tout en usant pleinement des ressorts bioclimatiques. Une approche qui demanderait sans doute une démarche de conception-réalisation. À ce titre, Sinallagma a développé dès ses débuts des sur-façades végétalisées dans le même esprit réciproque, qui peuvent également apporter une touche biomimétique et naturelle à des façades orthogonales en rénovation.

 

L'une des ombrières Bout du Monde livrées avec ses plantes grimpantes qui profiteront de l'année 2026 pour s'étendre. © Sinallagma

 



Source : batirama.com / Jonas Tophoven / © Sinallagma

L'auteur de cet article

photo auteur Jonas TOPHOVEN
Jonas Tophoven est journaliste de la presse professionnelle de la construction et du bois en France et en Allemagne depuis 30 ans. Le thème qui lui tient particulièrement à cœur est la réduction drastique des émissions de GES dans la construction, première émettrice humaine du monde devant l'agriculture, avec un impact renforcé en France. Il a d'abord travaillé pendant 12 ans sur la construction sèche, puis depuis 15 ans sur la construction bois préfabriquée et il collabore depuis 10 ans à la programmation des quelque 150 conférences annuelles du Forum Bois Construction, congrès des acteurs de la construction biosourcée.
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