À mesure que les épisodes de forte chaleur s’installent, le travail en extérieur – et singulièrement sur les chantiers – se complique, entre contraintes opérationnelles et impératifs sanitaires : l’exposition prolongée au rayonnement solaire, conjuguée aux exigences de sécurité propres au secteur du BTP, impose des arbitrages précis en matière d’équipements. Dans ce contexte, le choix des vêtements de travail ne relève plus du simple confort, mais d’une "véritable stratégie de prévention", ainsi que le définit Mewa.
Basé à Wiesbaden, en Allemagne, Mewa s’impose comme l’un des principaux acteurs européens du textile professionnel et le leader du marché allemand. Le groupe structure son offre autour de deux piliers :
– les lavettes réutilisables issues de sa propre production ;
– Et les vêtements de travail et de protection destinés à l’industrie, aux ateliers et à l’artisanat.
Son modèle repose sur un service intégré incluant la fourniture, l’entretien, la réparation, la logistique et le stockage des équipements, dans le respect de standards certifiés en matière de qualité, d’hygiène et de sécurité. À l’échelle européenne, plus de 1,1 million de professionnels portent ses tenues et 3,1 millions utilisent ses solutions de nettoyage.
Fondée en 1908, l’entreprise familiale revendique une approche pionnière en matière de textile durable. Présente sur 53 sites avec plus de 6 000 collaborateurs, elle accompagne plus de 200 000 entreprises en Europe et a réalisé un chiffre d’affaires de 937,9 millions d’euros en 2024.
Sur le chantier, les tenues amples et respirantes s’imposent comme une réponse pragmatique : les permettent de limiter l’accumulation de chaleur tout en favorisant la circulation de l’air au contact de la peau. Les textiles techniques, conçus pour évacuer l’humidité, contribuent à maintenir une température corporelle plus stable, un point déterminant lorsque les journées s’allongent sous des températures élevées.
À cela s’ajoute un paramètre souvent sous-estimé : la couleur. Les teintes claires réfléchissent une partie du rayonnement solaire, tandis que les tissus plus sombres, généralement plus denses, offrent une meilleure barrière contre les UV. Dans tous les cas, couvrir la peau demeure la protection la plus fiable face à une exposition prolongée, ce qui explique le maintien des manches longues, y compris en période estivale.

Vêtements de la collection Peak, fabriqués à partir de matières 100 % recyclées. © Mewa
La tentation est connue : lorsque le thermomètre grimpe, le short apparaît comme une solution évidente. Sur un chantier, elle est pourtant loin d’être anodine. Au-delà du risque immédiat de coups de soleil, l’exposition directe de la peau augmente la vulnérabilité face aux agressions mécaniques – projections, coupures, surfaces abrasives. Dans de nombreux cas, les règlements internes continuent d’imposer le port du pantalon.
Des alternatives existent néanmoins, à l’image des modèles légers et résistants développés par Mewa, qui misent sur des matériaux techniques conciliant protection et respirabilité.

L’enjeu est clair : préserver l’intégrité physique sans alourdir la contrainte thermique. © Mewa
L’exposition ne concerne pas uniquement le torse ou les jambes. La tête, les mains et les pieds restent des zones particulièrement sensibles, qui nécessitent une attention spécifique. Casques ventilés ou casquettes de protection adaptées aux conditions estivales, gants respirants, chaussures de sécurité intégrant des textiles plus légers : l’ensemble de l’équipement doit être pensé comme un système cohérent.

Selon les risques et le type de chantier, il est souvent obligatoire de porter un casque de sécurité ou une casquette de protection. © Mewa

Au-delà du choix des équipements eux-mêmes, leur gestion constitue un enjeu opérationnel pour les entreprises du BTP. Externalisation de l’entretien, rotation des tenues, adaptation saisonnière : des acteurs comme Mewa proposent désormais des solutions intégrées, visant à alléger la logistique interne tout en garantissant la conformité des équipements. © Mewa