Schneider Electric l'avait annoncé en fin d'année : le groupe vise une croissance organique de son chiffre d'affaires "comprise entre 7 % et 10 %" d'ici 2030 et une "nouvelle progression" de sa rentabilité, et ce en s'appuyant l'intelligence artificielle.
"Nous entrons dans une nouvelle décennie où nous souhaitons porter l'intelligence énergétique vers une nouvelle étape", avait déclaré Olivier Blum, le directeur général de Schneider Electric, lors d'une conférence téléphonique en fin d'année 2025. Le géant des équipements électriques se donne "un objectif de hausse organique de la marge d'Ebita ajusté" (bénéfice d'exploitation avant intérêts, impôts et amortissement) de 2,5 points cumulés sur la période 2026-2030 et une "ambition de ROCE (retour sur capitaux investis, ndlr) relevée à 15-20 %", ainsi qu'il l'avait été indiqué à l'occasion de sa journée investisseurs.
Les revenus issus des offres numériques ("Digital Flywheel") représenteront plus de 70 % de son activité d'ici 2030, souligne Schneider Electric qui ambitionne "d'accélérer la part des logiciels et services à 25 %" de ses revenus et à doubler la part des revenus récurrents d'ici 2030.
Schneider, qui se présente comme un "pionnier de l'intelligence de l'énergie et industrielle", tirant notamment parti de l'IA "pour accroitre la création de valeur pour les clients", annonce également un programme de cessions de 1 à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 2,5 à 3,5 milliards d'euros de rachat d'actions.
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"Notre positionnement unique nous permettra de capter la croissance au cours des cinq prochaines années, au travers de notre leadership technologique, notre différenciation auprès des clients et notre excellence opérationnelle", a estimé Olivier Blum, ici en photo, cité dans un communiqué. © Schneider Electric
Le DG du Groupe entend en particulier "saisir les opportunités d'électrification, d'automatisation et de digitalisation". Schneider Electric est "le partenaire de référence en matière de technologie de l'énergie pour nos clients dans chaque industrie, entreprise et foyer, tout en favorisant l'efficacité et le développement durable pour tous", a-t-il ajouté.
Selon lui, "trois tendances majeures se dessinent":
– un nouveau paysage énergétique ;
– "L'accélération de la numérisation et de l'IA" ;
– Et enfin "un monde de plus en plus multipolaire, qui offre de nombreuses opportunités, notamment en matière de relocalisation et de production, mais qui implique également que les grandes entreprises internationales repensent leur mode de fonctionnement pour rester agiles".
La convergence de ces trois tendances accélère le marché pour Schneider Electric. "Nous entrons véritablement dans une nouvelle ère où nos clients ont besoin de davantage d'intelligence énergétique et industrielle, un domaine où Schneider Electric s'est précisément positionné", a conclu Olivier Blum.