Solaire: les grands projets repartent sur fond de morosité

Solaire: les grands projets repartent sur fond de morosité

Les raccordements de parcs solaires en France ont atteint leur plus bas niveau au troisième trimestre, mais les grandes centrales en projet ont ebondi à la faveur de la forte baisse des coûts du photovoltaïque.



De juillet à septembre, seuls 134 mégawatts ont été raccordés au réseau d'ERDF, selon un observatoire réalisé par le think-tank France Territoire Solaire (FTS), soit la plus faible progression depuis son lancement début 2010.

 

"On est vraiment à un point extrêmement bas, au plus bas depuis le moratoire, c'est assez ironique au moment où se lance le débat sur la transition énergétique", a souligné à l'AFP le président de FTS et de l'entreprise Générale du Solaire Daniel Bour.

 

Seul motif de satisfaction --mais de taille-- de ce baromètre : les projets "en file d'attente" de grandes centrales de plus de 1 mégawatt (essentiellement au sol) ont nettement rebondi pour la première fois depuis le tour de vis gouvernemental sur les tarifs d'achat bonifiés de l'électricité solaire.

 

Des grands ensembles de plus en plus compétitifs

 

Au 30 septembre, ces grands projets représentaient 1.265 mégawatts de dossiers déposés, soit 51% de plus qu'au 30 juin. Viennent s'ajouter 313 mégawatts déposés chez le gérant du réseau à haute tension RTE qui n'avaient jusqu'à présent jamais été comptabilisés.

 

Explication: ces grands ensembles deviennent de plus en plus compétitifs, selon FTS. Mais c'est précisément le tarif d'achat "T5" dont bénéficient ces projets que le gouvernement prévoit d'amputer de 20% dans un nouvel arrêté attendu d'ici la fin de l'année, ce qui a suscité de vives protestations de la filière.

 

Le ministère de l'Energie argue que ces grandes centrales au sol sont plus susceptibles d'utiliser des panneaux chinois importés, qu'elles empiètent sur de précieuses terres agricoles et s'inquiète de la répercussion de la file d'attente sur la facture finale du consommateur.

 

"Interdire ces projets sur les terres agricoles"

 

"On n'a qu'à les interdire sur les terres agricoles, ce que fait l'Allemagne, ce que fait l'Italie, il y a beaucoup d'autres terrains pollués ou délaissés qui n'ont pas d'usage", répond M. Bour.

 

Quant à l'argument du coût pour le consommateur (plus de 2 milliards pour le photovoltaïque en 2013), FTS souligne que celui-ci se réduit fortement pour les nouveaux projets et est actuellement 2,4 fois inférieur à son niveau de 2010.

 

 

Source : batirama.com / AFP

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