La mairie de Paris brade deux domaines en Ariège et dans le Puy-de-Dôme

La mairie de Paris brade deux domaines en Ariège et dans le Puy-de-Dôme

Le Conseil de Paris a validé le 13 otobre la cession à bas prix de deux domaines, un château en Ariège et un village de vacances dans le Puy-de-Dôme, qu'elle peinait à revendre depuis 2007.

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Le château de Nescus (Ariège), remontant au XVIIIe siècle, ses 1.500 m² et ses 3,5 hectares arborés vont être vendus à des particuliers, qui entendent y ouvrir des chambres d'hôtes, pour la modique somme de 118.000 euros.

 

Un village de vacances situé à Aydat (Puy-de-Dôme), ses 48 chalets et bâtiments collectifs (plus de 4.000 m²), sa piscine couverte, son court de tennis, son terrain de sports et son bois, vont être vendus pour 100.000 euros à un particulier qui veut y accueillir des gîtes, de l'événementiel et des activités sportives. Le prix de ce second bien a été revu à la baisse "compte tenu du coût des travaux de désamiantage à la charge de l'acquéreur", estimé à 300.000 euros, précise la direction de l'urbanisme dans sa délibération.

 

Les deux ensembles, acquis au début des années 1970 par la ville pour y installer des centres de vacances, avaient été restitués en 2007 par une association de séjours pour les familles des agents de la Ville et des Hôpitaux de Paris. La mairie cherchait depuis à les vendre, les deux biens étant devenus "inutiles au service public parisien", selon la mairie qui reconnaît une importante dégradation de ces domaines depuis quinze ans.

 

"On brade le patrimoine de la Ville du fait que jamais personne ne s'est intéressé à ces biens-là", a déploré le conseiller David Alphand (LR) en fustigeant "l'impéritie budgétaire" de la majorité de gauche qui conduit à cette "vente des bijoux de famille". "La Ville vend beaucoup mais elle vend aussi mal", a encore dit l'opposant de droite.

 

"J'assume", lui a répondu le premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire, "parce que notre référence à nous, ce n'est pas que l'argent : nous avons fait le choix de vendre un peu moins cher un bien d'intérêt local".

 

L'élue communiste Camille Naget a déploré la cession de ces centres de vacances parisiens, soulignant que "13% des jeunes Parisiens ne partent jamais en vacances". M. Grégoire a dit privilégier les centres "proches de Paris".




Source : batirama.com & AFP / Photo Chateau de Nescu 2008 © Général_Renard - Upload and restoration by User:Sergio09200 (Wikipedia).

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1 Commentaire


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  • par Roland
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Il me semblait que la bonne procédure pour la vente d'un bien immobilier ou mobilier appartenant à un organisme public ou une collectivité serait (1) une estimation par un expert (qui pourrait être des Domaines) ou un commissaire priseur expérimenté ou un notaire (2) suivie de la fixation d'un prix de réserve (3) et une vente aux enchères.

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