Ordonnance du 13 mai : le bâtiment redoute les défaillances d’entreprises

Ordonnance du 13 mai : le bâtiment redoute les défaillances d’entreprises

L’ensemble des professions du bâtiment, de l’architecte à l’artisan, dénonce une ordonnance promulguée le 13 mai qui selon elles, va accroître, au second semestre, le nombre de défaillances d’entreprises.



Toutes les professions du bâtiment sont montées au créneau dès la publication de l’ordonnance du 13 mai. La Fédération française du Bâtiment a dégainé la première, et a été suivie (1) par la fédération Cinov, la Capeb, Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, l’Unge, l’Unsfa, l’Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes, et le Synamone.

 

Tous alertent le gouvernement sur les conséquences graves pour le secteur de la construction que les dispositions de la récente ordonnance promulguée le 13 mai vont entraîner.


En effet, selon ces organisations, dans cette ordonnance, le gouvernement considère une reprise à 100 % du secteur de la construction et, de fait, impose que les délais d’études et de construction soient inchangés, en dépit de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire.

 

Impossible de tenir les délais de livraison, selon la profession

 

« Les organisations professionnelles de la Maîtrise d’Œuvre et les entreprises artisanales du secteur estiment que les conditions de production dégradées, qui vont heéas perdurer durant l’été, ne permettront pas de tenir les délais de livraison. Financierement, la question des surcoûts lieés à la prise en compte du rallongement des plannings d’études et des chantiers, et lieés à l’application des mesures sanitaires lieées au Covid-19, n’est pas réglée et est non négligeable ». expliquent-elles.


Le secteur réclame ainsi sa volonté d’être consulté et de participer à un dialogue préalable avant toute ordonnance, afin d’éviter toute erreur dommageable à l’ensemble de ses entreprises.


Parallelement au maintien des dispositifs d’aides aux entreprises pour dépasser cette crise, le secteur demande la prise en compte de la date de fin de l'état d'urgence sanitaire dans les plannings des opérations.


« Si le texte reste en l'état et si les pénalités de retard sont appliquées, le résultat sera catastrophique aà l’automne pour toutes les entreprises du secteur. Les fédérations redoutent l’effet domino qui sera terrible sur les défaillances d’entreprises de la Maîtrise d’Œuvre et du Bâtiment » dénoncent les acteurs du secteur


PS : une  lettre a été adressée le 30 avril au Premier Ministre et signée des présidents des 5 fédérations, Régis Lambert pour l’UNGE, Patrick Liébus pour la Capeb, Jean-Michel Woulkoff pour l’Unsfa, Dominique Millet pour le Synamone et Frédéric Lafage pour la Fédération Cinov

 


Source : batirama.com

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