L'office HLM de Bobigny opposé à l'annulation des loyers d'avril

L'office HLM de Bobigny opposé à l'annulation des loyers d'avril

L'office public de l'habitat de Bobigny (93) a averti que "le manque de bases légales" et sa santé financière "ne permettent pas" l'annulation des loyers d'avril pour 4.000 locataires.



"Les équilibres financiers précaires (...) de même que le manque de bases légales, ne permettent pas l'exonération des loyers", a alerté Jonathan Berrebi, le président de l'OPH, dans un courrier du 29 avril adressé aux locataires. La ville de Bobigny s'était engagée la semaine dernière à annuler l'ensemble des loyers du mois d'avril pour tous les locataires de cet office public, évoquant une première en France pour "privilégier le pouvoir d'achat des familles".

 

En mettant en péril les finances du bailleur, déjà soumis à un plan de redressement, son impact serait "considérable", insiste M. Berrebi. Il souligne que, "si une telle décision devait être mise en oeuvre", elle doit obtenir l'aval du conseil d'administration.

 

Dans un courrier daté du 28 avril, dix membres de ce conseil demandent la tenue rapide d'un conseil d'administration extraordinaire, à distance. "Cette proposition doit faire l'objet d'un débat", écrivent-ils. Parmi les élus signataires se trouvent le maire UDI sortant Stéphane de Paoli et le candidat de la majorité, Christian Bartholmé, arrivé en deuxième position au premier tour des élections municipales de mars.

 

La ville veut formaliser sa décision lors d'un conseil municipal

 

La ville de Bobigny s'est engagée à assumer 50% de cette exonération, pour un coût total de 1,6 million d'euros. Mais elle avait expliqué que la charge restante devait être assumée par l'OPH en utilisant "tous les leviers" à sa disposition, comme le report des travaux qui ne peuvent être réalisés en période de confinement.

 

La Ville prévoit de convoquer un conseil municipal en juin "pour formaliser la décision", avait déclaré la semaine dernière Mickael Alves, collaborateur du maire.

 

L'OPH a par ailleurs rappelé que des mécanismes d'accompagnement sont déjà prévus pour les locataires en difficulté. Face à la crise sanitaire, qui complique la situation économique de nombreux ménages, plusieurs bailleurs sociaux franciliens proposent à certains locataires en difficulté des reports de loyers ou des plans d'étalement.



Source : batirama.com

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