Vendre une chaudière ne suffit pas !

Vendre une chaudière ne suffit pas !

Il est indispensable d’informer vos clients que la qualité de l’eau de chauffage impacte fortement la performance de leur installation et qu’un traitement est nécessaire.






L’énergie utilisée pour le chauffage représente le premier poste de dépenses courantes pour un bâtiment, avec des coûts en hausse constante. C’est la raison pour laquelle les réglementations thermiques successives ont défini des niveaux de consommation énergétique toujours plus bas.

 

Ainsi, en 30 ans, ceux-ci ont été divisés par 10, passant d’un peu moins de 500 kW/m2 avant le premier choc pétrolier à 50 kW/m2 aujourd’hui avec la RT 2012.  Ceci a entrainé la mise sur le marché de nouveaux équipements de chauffage, du générateur aux émetteurs : nous sommes passés de l’inertie à la réactivité, avec un pilotage de plus en plus fin.

 

En France, 63% des systèmes de chauffage utilisent l’eau comme fluide caloporteur. Or, la qualité de celle-ci est essentielle pour le bon fonctionnement de l’installation et l’impacte directement : baisse de performance, surconsommation, pannes récurrentes, durée de vie amoindrie, confort diminué pour les habitants, etc.

 

Une dégradation importante

 

En effet, avec le temps, un circuit de chauffage doit faire face à trois ennemis principaux : les boues, le tartre et les corrosions. « Tous ces éléments peuvent entrainer l’obstruction partielle ou complète du réseau, ou encore la corrosion de certains des composants », explique Sophie Vatin-Chaix, responsable d’activité SoluTech, l’une des marques de BWT France.

 

Au bout de quelques semaines seulement, sans traitement de l’eau, la performance de l’installation, même neuve, est fortement diminuée. En effet, Les corrosions entrainent percement et génèrent de l’embouage, du dégagement de gaz ou des effets de pile entre les métaux. De son côté, le tartre est un isolant : 1 mm de tartre dans une canalisation entraine 10% de surconsommation énergétique.

 

Par ailleurs, une eau de 20°F de dureté conduit à 200 gr de calcaire/m3 en six semaines. « En d’autres termes, une installation domestique donnerait 5 craies d’écolier, alors que les échangeurs domestiques sont aujourd’hui très petits, résume Sophie Vatin-Chaix. Cela veut dire aussi qu’une chaudière à condensation neuve de 109% sur PCI passe à 76% de rendement ! ».

 

Enfin, les boues trouvent leur origine dans les résidus de travaux (brasure, filasse, etc.), les calamines, les oxydes ou encore les bactéries et les algues (qui forment un biofilm dans les émetteurs basse température comme les planchers chauffants).

 

L’installateur : un rôle de prescripteur

 

D’où l’intérêt de la prévention et/ou d’un diagnostic dès les premiers symptômes. Ainsi, précise Nicolas Marion, directeur commercial bâtiment chez BWT, c’est le rôle de l’installateur chauffagiste de recommander et de prescrire un traitement adapté, lors du remplacement de la chaudière ou de l’entretien annuel de celle-ci ou encore en SAV sur un circuit à problème ».

 

« Toutefois, son rôle reste trop souvent limité au conseil, qui ne sera pas toujours suivi d’action, ajoute Sophie Vatin-Chaix. En effet, notre pays ne dispose malheureusement d’aucune législation. Cette absence actuelle d’obligation de traitement des eaux de chauffage se conjugue à un manque de compréhension des origines des désordres ».

 

Un traitement complet

 

BWT France recommande donc le désembouage des circuits de chauffage par un installateur agréé. Cette opération vise à éliminer les boues, le tartre et les oxydes pour rétablir le bon fonctionnement de l’installation. Elle doit inclure un traitement préventif qui traitera les causes pour éviter les récidives (qui peuvent être rapides).

 

Avantages attendus : le maintien de la performance et la fiabilité de l’installation dans le temps, indispensables pour espérer confort et économies d’énergie. Pour ce faire, BWT a mis au point SoluTech, une gamme de solutions (produits et matériels), dédiées au traitement préventif et curatif des circuits.

 

Ainsi, pour simplifier le contrôle de la qualité de l’eau de chauffage par le particulier ou l’installateur, BWT propose SoluTech Analyses, adapté aux installations domestiques (un kit de prélèvement prépayé permet d’effectuer le check-up des paramètres essentiels à la santé du réseau).

 

SoluTech Compatibilité est adapté à tout type d’équipement et de puissance et permet de vérifier rapidement que l’eau (circuit ou appoint) respecte les spécifications imposées par la majorité des fabricants de matériel thermique.

 



Source : batirama.com

Articles qui devraient vous intéresser

1 Commentaire


- -
  • par Toto
  • 0
  • 0

Je suis un peu surpris pour ce qui est du tartre , à moins de renouveler sans cesse l'eau du circuit le seul tartre qui peut se déposer est celui contenu dans le volume d'eau du circuit soit très peu.

Laissez votre commentaire

Saisissez votre Pseudo (votre commentaire sera publié sous ce nom)

Saisissez votre email (une alerte sera envoyée à cette adresse pour vous avertir de la publication de votre commentaire)

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après validation par nos modérateurs.

Newsletter


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
 
ARTIDEVIS Autopub

Produits







Articles

Votre avis compte

La situation sanitaire mérite-t-elle des mesures radicales pour freiner le virus ? (340 votants)
Certainement, pour sauver de nombreuses vies
Non, cela risque de tuer l'économie et les artisans
 

Boutique



La fabrication du bâtiment 2