Une cuisine vitrine à Limay pour personnes à mobilité réduite

Une cuisine vitrine à Limay pour personnes à mobilité réduite

Deux artisans labellisés Handibat ont réalisé un « chantier vitrine » dans un établissement pour handicapés des Yvelines.



Le Foyer d’Aide Médicalisée pour adultes handicapés Jacques Saint-Amaux, ouvert à Limay (78) en 2009, avait besoin de transformer sa cuisine-atelier pour la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite, et notamment aux usagers en fauteuil roulant. L’ergothérapeute du lieu a préconisé une cuisine à hauteur variable.

 

Les solutions proposées par les artisans ont été débattues en interne, et le devis tous corps d’état validé par la MDPH*. Outre la cuisine, la petite salle à manger attenante est légèrement modifiée : des portes coulissantes remplacent les portes battantes d’origine du placard mural et les plus hautes étagères de rangement sont transformées pour pouvoir être abaissées depuis un fauteuil roulant.

 

« Un chantier de 28 000 €, assez conséquent pour nous mais surtout intéressant car c’est notre première réalisation dans un FAM et nous espérons que le bouche à oreille fonctionnera entre les professionnels du handicap », commente Marc Galland (MGRénovation).

 

3 semaines de mise en œuvre pour un projet d’un an

 

 

 

 

Pascal Robert

 

C’est lui qui a décroché le chantier et a embarqué dans l’aventure son acolyte électricien Pascal Robert (ReelDom). Il gère de bout en bout ce projet, obtenu grâce à la recommandation de Ergotechnik, son fournisseur attitré de mécanismes.

 

Après une prise de cotes minutieuse et un repérage photo, Marc Galland a réalisé des plans en 3D et chiffré les travaux, en intégrant le devis du lot électricité-domotique de Pascal Robert.

 

Fin 20106, il commande les mécanismes suédois et les meubles fabriqués sur mesure au Portugal (Coba-Burg). La mise en œuvre durera trois semaines mais le projet s’étale sur un an.

 

 

La domotique en premier

 

L'installation des meubles par Marc Galland

 

Les services techniques du FAM ont déposé les anciens éléments (placards, évier, électroménager), excepté la hotte. Au duo d’artisans de passer à l’acte, assisté ponctuellement, qui de son apprenti qui d’un compagnon manutentionnaire.

 

L’électricien installe en trois jours toute l’électricité et la domotique. La motorisation dispose d’une alimentation séparée. Conformément à la norme (dans les ERP, avec zone de sommeil a fortiori), des câbles non propagateurs d’incendie et à faible émission de fumée (Nexans) sont tirés depuis l’armoire de distribution.

 

Sous le meuble bas sont posés deux vérins et une gestion de commande centralisée. Les commandes sont regroupées sur le plat bord, sous ce meuble. Les placards hauts sont équipés de même.

 

 

Du matériel de qualité

 

Le gros de l’installation est concentré sur un mur : trois blocs de rangement amovibles sont commandés par des interrupteurs situés sur le bandeau de façade, ou par télécommande. Le quatrième volume de rangement (en bas à droite) est constitué d’un casserolier 6 tiroirs classique, simplement réglé à 92 cm de hauteur.

 

Les deux meubles hauts sont motorisés et équipés chacun d’une plaque de sécurité anti-écrasement, qui s’arrête dès qu’elle détecte une légère pression. Sur celle-ci, est vissée une plaque d’éclairage, également commandée depuis le bandeau à hauteur de fauteuil (ou par télécommande).

 

Le meuble haut amovible de droite comprend deux placards et un four à micro-ondes. Il peut s’abaisser jusqu’au plan de travail, tandis que celui de gauche s’arrête à hauteur du robinet rabattu (soit environ 12 cm au-dessus de l’évier).


Des équipements spécifiques et étudiés

 

Le mur avec les meubles motorisés en différentes positions

 

L’évier double bac à fond plat (Granberg) est profond de seulement 12 cm (au lieu de 25 cm). Il est équipé de mécanismes haut et bas de systèmes d’évacuation extensibles et de flexibles d’arrivées d’eau rallongés (Ergotechnik), pour éviter de se coincer lors des mouvements du meuble.

 

Les siphons spécifiques sont déportés pour permettre le passage des jambes. Le robinet se replie pour éviter l’écrasement, lorsque le placard haut est abaissé. Les plaques de cuisson et la hotte sont des équipements classiques.

 

Outre l’installation des mécanismes, des meubles et leur réglage, Marc Galland a réalisé le caisson de la hotte, les bandeaux hauts qui camouflent les câbles et tous les coffrages autour des meubles. Il a également fixé au fond des caissons hauts un rideau blanc qui camoufle les mécanismes lorsque les meubles hauts descendent.

 

Une cuisine « aux petits oignons »

 

L'autre mur équipé

 

Sur l’autre mur équipé de la pièce, un casserolier traditionnel a été réglé à 92 cm. Le meuble voisin, sur mesure, permet de positionner le four à 70 cm du sol. Un four à porte escamotable a remplacé le précédent équipement.

 

Dans le placard qui le surplombe, un panier manuellement abaissable permettant d’accéder aux objets ou denrées rangés en hauteur. « Tout a été pensé et réglé pour éviter le moindre risque de pincement, d’écrasement ou de gêne. L’atelier cuisine est opérationnel ! », conclut Marc Galland.

 

* Maisons Départementales des Personnes Handicapées


Source : batirama.com / Emmanuelle Jeanson

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