Le bois va-t-il réussir son pari sur le marché du logement ?

Le bois va-t-il réussir son pari sur le marché du logement ?

Le marché français des maisons en bois peut-il encore se développer ? Après plusieurs années moroses, les mises en chantier pourraient atteindre 15% en 2017, selon Xerfi. ©Ossabois



La filière a, comme les autres, souffert de la dégradation de la conjoncture économique et n’a pas su mettre en valeur les bénéfices à long terme de ces constructions, malgré son image positive auprès du grand public.

 

Ainsi, les mises en chantiers de maisons en bois auront reculé de près d’un tiers entre 2010 et 2015 pour atteindre 10 300 unités et ainsi représenter quelque 10% du segment individuel pur, selon les calculs de Xerfi. Mais les freins à la croissance de l’activité étaient également structurels.

 

Le marché des maisons en bois se caractérise de fait par une présence trop modeste des acteurs généralistes, une taille moyenne trop faible des spécialistes et une appétence toute relative des entreprises de la construction bois pour le segment individuel et le B to C. Les coûts de construction bois sont donc restés élevés, minant ainsi le potentiel de croissance de la filière.

 

Tous les acteurs dans les starting-blocks

 

Qu’il s’agisse de la confiance, du pouvoir d’achat ou des conditions de financement, les voyants sont aujourd’hui au vert, laissant ainsi présager l’augmentation du nombre de projets immobiliers des particuliers. De plus en plus soucieux de leur impact écologique sur la planète, ceux-ci seront plus enclins qu’auparavant à opter pour des constructions peu énergivores.

 

Peu de pure players du bois bénéficient aujourd’hui d’un rayonnement national. Cela est sur le point de changer. Les spécialistes français ont affiché des ambitions nouvelles avec le rachat d’entreprises situées en amont de la construction et l’ouverture de leurs réseaux à la franchise.

 

Cette dernière solution a par exemple été privilégiée par l’entreprise Ami Bois, qui a ainsi renforcé sa couverture territoriale en se développant dans le Sud-Ouest. Les grandes enseignes de la construction individuelle ont quant à elles lancé ou réactivé des offres dans le segment bois ces dernières années.

 

Les Cmistes intéressés par le bois

 

Les réseaux nationaux, à l’image de Maisons France Confort ou Geoxia, montrent un regain d’intérêt pour la filière. Ainsi, Geoxia a relancé Clairande Bois en 2013 après s’être désengagé du segment quelques années plus tôt. Le groupe Maisons France Confort exploite quant à lui 3 marques distinctes. Des positions qui montrent leur volonté de ne pas laisser le segment bois aux seuls spécialistes.

 

Jusqu’ici surtout concentrés sur les grands projets dans le tertiaire, les industriels de la construction bois se positionnent eux aussi sur le marché de l’individuel. Disposant de capacités de production importantes, ces acteurs génèrent des gains de productivité massifs susceptibles de tirer l’ensemble de la filière vers le haut.

 

Les industriels restent aujourd’hui cantonnés aux segments de marché qui leur offrent le plus de visibilité, à savoir l’individuel groupé. Les acteurs du modulaire, qui ont fait de l’habitat groupé et des résidences étudiantes leur coeur de cible, s’intéressent également au segment résidentiel.

 

La restructuration est en marche

 

Si les industries du bois sont reconnues comme des filières d’avenir, elles manquent cependant de structuration. Leur principal point faible réside dans l’approvisionnement, en raison de la multitude de segments situés en amont de la filière, notamment des scieries de petite taille et sous-capitalisées.

 

Les effets pervers sont importants. Les entreprises de construction sont en effet poussées à importer du bois scié de l’étranger, ce qui explique l’important déficit commercial de la filière.

 

Conscients de ce problème, les pouvoirs publics ont mis en oeuvre un plan de soutien à la filière du bois en 2013. Le contrat de filière signé en 2014 répond ainsi à trois grands défis : redresser la compétitivité, renforcer les acteurs en leur permettant de se financer et encourager le recours au bois.




Source : batirama.com

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