Face à la persistance de la hausse des prix des carburants et à ses répercussions sur l’activité économique, notamment dans les secteurs les plus dépendants du transport, le gouvernement prépare un nouveau dispositif de soutien. Une annonce qui s’inscrit dans la continuité des mesures déjà mises en place, dans un contexte de tensions prolongées sur les marchés de l’énergie.
Devant la presse, le Premier ministre a confirmé avoir donné instruction aux membres du gouvernement de travailler à un nouveau "paquet d’aides" attendu pour le mois de mai. Le principe reste inchangé : des dispositifs ciblés, renouvelables, conçus pour accompagner l’activité par filière, avec la possibilité d’un renforcement pour certains secteurs particulièrement exposés.
Dans ce cadre, plusieurs activités sont directement concernées par la hausse des coûts énergétiques, dont la pêche, mais également le secteur du BTP, fortement dépendant du gazole non routier (GNR) pour ses engins et véhicules de chantier. Le chef du gouvernement a explicitement évoqué la nécessité de formuler des propositions spécifiques pour ces professions, estimant que la pression économique devient difficilement soutenable pour certains acteurs.
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Le secteur du BTP, dont une part importante de l’activité repose sur l’usage d’engins de chantier et de véhicules lourds fonctionnant au gazole non routier (GNR), est particulièrement sensible aux variations de prix de cette énergie. © Freepik
Pour le secteur du bâtiment et des travaux publics, la question du carburant constitue un enjeu opérationnel direct, tant pour les entreprises de gros œuvre que pour les acteurs des travaux publics, dont les modèles d’exploitation reposent en grande partie sur l’usage intensif d’engins fonctionnant au GNR.
Le gouvernement envisage ainsi un ajustement du dispositif existant, après une première enveloppe d’environ 70 millions d’euros déployée en avril. Ce nouveau cycle d’aides s’inscrit dans une logique de réponse progressive à la volatilité des prix de l’énergie, accentuée depuis plusieurs semaines par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.