Le marché du logement neuf montre un visage contrasté. Si le nombre de permis de construire progresse légèrement en février, la mise en chantier de logements continue de ralentir, reflétant les effets combinés :
– de la hausse des coûts ;
– Des taux d’intérêt élevés ;
– Et de la fin des dispositifs fiscaux incitatifs.
En février, 33 151 permis de construire ont été accordés, soit une hausse de 3,3 % par rapport à janvier, selon le Service des données et études statistiques (SDES). Ce niveau se situe près de la moyenne des douze derniers mois et s’explique principalement par la progression des logements collectifs (+ 5,3 %), tandis que les logements individuels restent stables à 12 470 unités.
Sur la période de mars 2025 à février 2026, 387 944 logements ont été autorisés à la construction, un chiffre en retrait de 5,1 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes, soulignant que le léger rebond de février reste insuffisant pour relancer durablement le secteur.
En février, 27 158 chantiers de logements ont été ouverts, en recul de 1,6 % par rapport au mois précédent. Sur les douze derniers mois, 283 007 logements ont été mis en chantier, soit 17,7 % de moins que la moyenne quinquennale.
Le ministère rappelle que ces données sont provisoires et ajustées chaque mois, la méthodologie ayant été révisée récemment. Au-delà des chiffres, le marché du neuf reste fragilisé par la hausse des coûts de construction, des taux d’intérêt élevés et la fin des dispositifs fiscaux comme le Pinel, qui ont réduit l’appétence des investisseurs particuliers. La construction neuve traverse ainsi sa troisième année de crise, entre tension financière et baisse de la demande.