Le groupe britannique Kingfisher affiche des résultats en nette amélioration sur son dernier exercice, porté par la dynamique de ses activités hors de France. Si les performances globales progressent, elles masquent toutefois des contrastes marqués selon les marchés, notamment en France où les enseignes Castorama et Brico Dépôt restent confrontées à un environnement de consommation toujours atone.
Le groupe britannique Kingfisher, propriétaire – entre autres – des enseignes françaises Castorama et Brico Dépôt, a enregistré un bénéfice net de 245 millions de livres (283,5 millions d’euros) sur l’exercice clos fin janvier, en hausse de 32,7 % sur un an.


Le groupe Kingfisher figure parmi les principaux acteurs mondiaux de l’aménagement de la maison. Il rassemble plusieurs enseignes reconnues, parmi lesquelles B&Q, Screwfix, Castorama, Brico Dépôt, TradePoint, Koçtas, ainsi que Castorama Polska en Pologne. © Kingfisher
Une performance que la direction nuance toutefois en privilégiant le bénéfice ajusté avant impôts, en progression de 13 %. Un indicateur plus représentatif, selon le groupe, qui neutralise l’effet d’un élément exceptionnel enregistré l’an passé : le remboursement d’une taxe foncière de 33 millions de livres perçu au Royaume-Uni.
Dans le même temps, le chiffre d’affaires global progresse légèrement (+ 1,3 %) pour atteindre 12,9 milliards de livres (14,98 milliards d’euros), un équilibre encore fragile, mais orienté à la hausse. La croissance est soutenue par :
– les bonnes performances des enseignes britanniques ;
– La montée en puissance des ventes aux professionnels ;
– Et, enfin, le développement du commerce en ligne.
À l’inverse, le marché français continue de peser sur les performances du groupe. Les ventes des enseignes Castorama et Brico Dépôt reculent de 2,2 % à surface comparable, pour s’établir à 3,86 milliards de livres (4,47 milliards d’euros). Ce repli s’inscrit dans un environnement hexagonal durablement contraint, marqué notamment par un niveau d’épargne des ménages encore élevé et une consommation en retrait, estimée à environ - 3 %. Un contexte qui continue de freiner les dynamiques de marché.
Face à cette situation, Kingfisher poursuit ses efforts de transformation en France, avec une accélération de la restructuration de Castorama. Environ un quart du parc – soit 24 magasins – a déjà fait l’objet d’optimisations, via des réductions de surface, des modernisations ou des bascules en franchise. Une stratégie progressive, destinée à adapter le réseau aux nouvelles conditions du marché.

"Nous avons continué à mettre en œuvre notre stratégie à un rythme rapide, tout en délivrant un bon niveau de marge et en maintenant la discipline sur nos coûts. Ainsi, en 2025/26, nous avons gagné des parts de marchés significatives [...]. Nous progressons rapidement dans la mise en œuvre de nos priorités stratégiques. Les professionnels et le e-commerce représentent déjà respectivement près de 75 % et 60 % du chiffre d’affaires de Screwfix. Dans nos autres enseignes, les ventes aux professionnels ont progressé de + 23 %, grâce à l’élargissement de nos gammes, à l’amélioration de nos services et au renforcement de notre relation client avec les professionnels, tandis que le e-commerce a progressé de + 20 %, porté par le succès de nos marketplaces. Le e-commerce représente désormais un cinquième du chiffre d’affaires total du Groupe" explique Thierry Garnier, ici en photo, le directeur général du groupe Kingfisher. © Kingfisher