Défauts de peinture sur boiseries intérieures

Défauts de peinture sur boiseries intérieures

Notre sinistre concerne une maison bourgeoise du XIXe siècle, dont les peintures et papiers peints ont été refaits dans le cadre de travaux de rénovation.




Peu après la fin des travaux les peintures réalisées sur les boiseries d’origines ont présenté des “ruptures” sur certaines jonctions bois/bois et bois/enduits. Mécontent, le maître d’ouvrage a refusé de solder l’entreprise.

 

Ces désor­dres se sont stabilisés sans aggravation. Il n’y a pas de décollement de ces peintures.

 

Le diagnostic

 

 

  1. “Rupture” de la peinture sur assemblage entre bois.

 

 

  1. “Rupture” de la peinture sur assemblages de menuiserie bois.

 

La localisation des “ruptures” de peintures est significative : il y a eu des mouvements des bois. Et ces mouvements sont dus aux variations du taux d’humidité des bois. Ils gonflent en prenant de l’humidité et maigrissent en séchant.

 

En effet, durant le chantier qui a duré plusieurs mois, la maison était dépourvue de chauffage. Le peintre a réalisé ses travaux en période automnale alors que l’atmosphère s’est progressivement chargée en humidité.

 

Lorsque le chauffage de la maison par poêle à granulat de bois a été mis en service fin ­décembre l’atmosphère régnant dans la maison s’est brutalement déshydratée, provoquant l’assèchement des bois et leur perte de volume.

 

La peinture a été sollicitée en traction et s’est rompue sur certains assemblages.

 

Ce qu’il aurait fallu faire

 

La NF P 74-201.1 (DTU 59.1) décrit les conditions minimales d’intervention du peintre : la température intérieure doit être supérieure à 8°C et l’hygrométrie intérieure inférieure à 65%, et hors conditions activant anormalement le séchage.

 

Le peintre ayant commencé ses travaux dans des conditions favorables au début de l’automne, il aurait fallu ensuite assurer un léger chauffage de la maison dés que les conditions climatiques sont devenues défavorables, éventuellement avec des moyens temporaires. Mais il fallait surtout éviter une mise en chauffe brutale de la maison. Cela nécessitait une coordination entre les divers participants du chantier.

 

 


Source : batirama.com / Fondation Excellence SMA, Patrick Baunier

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2 Commentaires


argent
  • par gec
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Malheureusement il faut souvent se battre avec les clients, architectes et coordinateurs de chantier qui souvent veulent terminer les chantiers le plus vite possible sans tenir compte des impératifs liés au manque de chauffage et d'humidité en période automne, hiver et printemps ce sinistre est le résultat de ces personnes qui poussent l'entreprise à agir sans en avoir la responsabilité des sinistres qui interviendront et de plus si la mise en chauffe n'a pas été progressive ce type de désordre devient inévitable sur des bois massifs.


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  • par momolepeintre17
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  • 0

Bonjour, JP Dessed, 25ans, artisan peintre maitre ouvrier, après impression, il aurait fallu mettre de l'acryl dans les insertices et bien lisser avant de peindre afin de limiter les fissures.

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