Fraude : quatre entrepreneurs mis en examen

Fraude : quatre entrepreneurs mis en examen

Quatre hommes, soupçonnés d'avoir organisé une vaste escroquerie de plusieurs millions d'euros en Haute-Savoie et dans l'Ain via des sociétés du bâtiment non déclarées, ont été mis en examen.




 

L'enquête qui a nécessité plus d'un an d'investigation, a conduit au placement en garde à vue de neuf personnes dont quatre ont été mis en examen notamment pour "blanchiment d'argent, fraude, activité dissimulée, abus de bien sociaux...", a précisé lieutenant-colonel Benoît Vinnemann, commandant de la section de recherches des Savoies.

 

Les mis en cause, d'origine turque, sont soupçonnés "d'avoir tiré profit" de l'usage de sociétés de bâtiment qui proposaient leurs services à "des prix défiant toute concurrence" en ne payant pas les services fiscaux tels que l'Ursaff, ainsi que certains de leurs fournisseurs, dont de grandes enseignes, a ajouté la même source. Il leur est également reproché de ne pas avoir déclaré leurs employés.

 

Le système 'turc"

 

Le préjudice estimé à 4,3 millions d'euros reposait sur un principe appelé "système turc", qui consiste a fonder une société qui casse les prix pour attirer les clients, puis à la dissoudre moins d'un an après sa création afin d'échapper aux contrôles.

 

"Ils accumulent les dettes puis lorsque la liquidation judiciaire est prononcée ils effacent leur créance et remontent une nouvelle société en se servant d'autres noms, souvent des membres de la famille ou des amis", a expliqué le lieutenant-colonel Benoît Vinnemann.

 

Les malfrats détournaient alors les actifs comme les engins de chantier et les fonds en espèce pour leur nouvelle entreprise. "Ils savent que statistiquement les contrôles sont peu nombreux quand il y a moins d'un an d'existence", a poursuivi le lieutenant colonel.

 

L'enquête qui s'est concentrée sur la commune de Faverge (Haute-Savoie) et près de Bellegarde (Ain) a été menée dans le cadre d'une information judiciaire avec l'appui de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Lyon, l'office central de lutte contre le travail illégal et le groupement de gendarmerie de Haute-Savoie.

 

Source : batirama.com / AFP

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