Certifications: un atout pour souscrire aux marchés publics ?

Certifications: un atout pour souscrire aux marchés publics ?

La confiance des acheteurs et donneurs d’ordre publics à l’égard des certificats de qualification d’entreprise reste élevée. Mais l’exploitation pratique de ces certifications reste limitée.




Selon l’enquête de l’OPQIBI*, 80,7% (84,7% en 2009) des personnes interrogées sont « tout à fait » ou « plutôt d’accord » pour considérer la qualification d’entreprise comme un instrument de confiance dans la relation client - prestataire et 81,1% (82,8% en 2009) comme un outil d’aide à la décision.

 

Paradoxalement, on note que l’exploitation pratique des certificats de qualification par les donneurs d’ordre reste toujours limitée. En effet, seuls 48,9% (- 5,1% par rapport à 2009) des répondants disent vérifier « toujours » le contenu et la date de validité d’un certificat de qualification qui leur est présenté.

 

En outre, si pour une consultation, ils demandent un certificat de qualification, ils sont 74,5% à demander également des références. Au final, seuls 31,2% d’entre eux (- 5% par rapport à 2009) affirment passer moins de temps pour apprécier les capacités d’un candidat titulaire d’un certificat de qualification d’entreprise par rapport à un candidat qui n’en détient pas.

 

Certification : une valeur ajoutée peu exploitée

 

Par conséquent, les acheteurs publics « refont » un travail de vérification déjà réalisé par les organismes de qualification. La possession d’un certificat de qualification semble donc toujours constituer un « plus », une « sécurisation » mais sa valeur ajoutée reste peu exploitée au moment de la sélection des fournisseurs.

 

Cette situation est sans doute liée d’une part aux contraintes réelles ou supposées du Code des marchés et d’autre part à une méconnaissance du contenu du processus de qualification et notamment des vérifications effectuées par les organismes de qualification.

 

La qualification d’entreprise continue d’avoir une meilleure image que celle des organismes qui l’attribue. Certes, la confiance des acheteurs et donneurs d’ordre publics à l’égard de ces organismes reste majoritaire, mais elle est légèrement en baisse depuis 2009.

 

Organismes de qualification : encore des doutes

 

On aurait pu penser que l’accréditation par le Cofrac de plusieurs organismes de qualification récemment aurait permis d’accroître la confiance des maîtres d’ouvrage vis-à-vis du fonctionnement des organismes de qualification. Ce n’est pas le cas.

 

D’ailleurs, il est à noter que seule une majorité relative des répondants, 45,6% (- 10% par rapport à 2009), estime que l’accréditation des organismes de qualification est de nature à renforcer la crédibilité des certificats de qualification d’entreprise contre 6,1% (- 1%) qui répondent négativement et 40,8% (+ 5%) qui sont sans opinion.

 

Au regard de ces résultats et du nombre élevé de « sans opinion », on peut supposer qu’une grand part des donneurs d’ordre publics ne connaissent ni le fonctionnement des organismes de qualification, ni la signification de l’accréditation Cofrac et son intérêt.

 

 

Source : batirama.com

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