Comment Atlantic occupe 45% du marché des chaudières à condensation de plus de 70 kW

Comment Atlantic occupe 45% du marché des chaudières à condensation de plus de 70 kW

Si les corps de chauffe sont fabriquées en France à Pont-de-Vaux, les chaudières, elles sont finies à Boz, depuis janvier 2020, une toute nouvelle usine à 4 km de la première...





L’histoire de la fabrication de chaudières à Pont-de-Vaux, une commune à 22 km à l’Est de Mâcon, commence au début des années 50 sous la marque Chaudières Guillot. En 1973, Guillot a été acheté par le Groupe Atlantic et l’activité de fabrication de chaudières a continué à Pont-de-Vaux avec, initialement, une spécialisation sur les chaudières de très grande puissance.

 

Ces fabrications ont été transférées à l’usine de Cauroir, près de Cambrai. Au début des années 2000, le site de Pont-de-Vaux s’est consacré à la production de chaudières de moyenne puissance, de 40 à 600 kW, notamment avec la gamme Varmax, et a doublé son volume de production.

 

L’usine de Pont-de-Vaux, qui dépend de la division Building Systems du groupe Atlantic, fabrique chaque année, 3 800 chaudières murales gaz à condensation Varfree de 35 à 100 kW (corps de chauffe Sermeta et brûleur Atlantic), 1200 Condensinox de 40 à 100 kW, 3 700 chaudières au sol Varmax de 120 à 600 kW et fabriquera dès 2021, 500 nouvelles chaudières Varprim de 120 à 320 kW.

 

Varmax, des chaudières acier à condensation

 

Aujourd’hui, la gamme Varmax représente 45% du marché français des chaudières gaz à condensation de plus de 70 kW. Depuis janvier 2021, la fabrication de la gamme, qui comporte 11 modèles de 120 à 600 kW, est répartie entre deux sites : l’usine historique de Pont-de-Vaux et une toute nouvelle usine à Boz, mise en service en janvier 2021, et située à 4 km de Pont-de-Vaux.

 

Ces chaudières sont en acier : acier classique pour les parties non-en contact avec l’eau, acier inoxydable pour toutes les parties en contact avec l’eau et les condensats.

 

 

 

L’usine de Pont-de-Vaux occupe 150 personnes et se consacre à la fabrication des corps de chauffe sur 25 000 ², dont 13 500 m² couverts. Le site produit 5000 corps de chauffe par an, au rythme de 24 corps de chauffe par jour en moyenne, fabriqués par deux équipes. Les corps de chauffe sont ensuite transférés vers le site de Boz pour la finition des chaudières. ©PP

 

 

 

La fabrication des chaudières commence par l’approvisionnement du site de Pont-de-Vaux en tôles acier – 1500 tonnes/an – et en tubes de 6 m en acier inoxydable (500 tonnes/an). Une chaudière de 600 kW contient 200 m linéaires de tubes en acier inoxydables. ©PP

 

 

 

 

Comme l’explique Xavier Savy, chef de projet chaudières collectives, dans une chaudière, le faisceau, composé de plaques de tôles et de tubes, est entièrement en acier inoxydable. ©PP

 

 

 

Une fois le faisceau assemblé, la résistance des soudures est testée à 9 bar, soit 1,5 fois la pression de service. ©PP

 

 

 

 

L’usine de Pont-de-Vaux travaille 4 jours par semaine en période normale et six jours par semaine en été pour faire face à la saisonnalité des commandes de chaudières. Elle fabrique les chaudières en flux tendus, de manière très souple : il n’est pas nécessaire de lancer la production de plusieurs modèles identiques. Chaque commande est lancée en production dès sa réception. Pour les modèles sur catalogue, il faut en moyenne 5 jours entre la réception de la commande et l’expédition de la chaudière. ©PP

 

 

 

 

Une fois les corps de chauffe assemblés avec leurs piquages, leur étanchéité et leur résistance sont à nouveau testées en eau à 9 bar de pression. ©PP

 

 

 

 

Une fois terminés, les corps de chauffe sont protégés, placés sur palette et acheminés par camion vers le site de Boz, à raison de trois rotations d’un semi-remorque chaque jour. ©PP

 

Le site de Boz peut assembler 15 000 chaudières par an

 

 

 

Le site de Boz a été ouvert en janvier 2021, après deux ans d’études et de travaux. Il offre 800 m² de bureaux et 7 400 m² d’ateliers. Le terrain permet une extension à la fois des bureaux et des ateliers. Atlantic veut y concentrer. Il est chargé de la tôlerie, de la peinture, du montage, de l’assemblage final et du test ©PP

 

 

 

Le site de Boz est « automatisé dans de justes proportions. Environ 900 000 € ont été investis dans une machine de découpe laser (ci-dessus). Tandis que de nouvelles presses pour le formage des pièces métalliques ont été installées (ci-dessous). Cet équipement permet 20% de gain de productivité sur la tôlerie par rapport à l’usine de Pont-de-Vaux, 5% sur l’assemblage et 15 à 20% sur la logistique. ©PP

 

 

 

 

La cabine de peinture est capable de changer de couleur en dix minutes, grâce à sa technologie à base de poudre époxy. Il faut deux heures pour passer une pièce en peinture. Doc. PP

 

 

 

Sur le site de Boz, chaque jour à partir des commandes reçues jusqu’à 13 heures, l’usine planifie la production du lendemain. En 2013, la production d’une chaudière prenait 3 semaines environ. Aujourd’hui, le site de Boz, à partir des corps de chauffe transmis par Pont-de-Vaux, fabrique une chaudière en 3 à 4 jours et l’expédie le 5ème jour.

 

 

 

 

Les chaudières sont équipées de brûleurs à prémélange fournis par l’italien Polidoro ou le hollandais Bekaert group. Ce sont des brûleurs à combustion surfacique. ©PP

 

 

 

Le pilotage des chaudières est assurée par Navistem B3000, un régulateur de combustion, mis au point par Atlantic et fonctionnant sur une carte électronique Siemens. L’usine de Boz tourne en ce moment en 2/8 avec 45 personnes et passera en 3/8 avec 55 personnes durant l’été et jusqu’à la fin du mois de septembre, pour face faire à un accroissement de la production. Il n’est pas nécessairement simple de recruter du personnel pour cette activité saisonnière : les métiers de la soudure, de la conduite d’équipements automatiques et de la logiste sont « en tension », comme on dit délicatement. ©PP

 

 

 

 

Atlantic est touché par l’augmentation du prix des matières premières – la tonne de tôle acier est passée de 700 € en septembre 2020 à 900 € en janvier 2021 - , mais le prix des chaudières n’augmentera pas en 2021. ©PP

 

Les nouvelles chaudières Varprim

 

Outre les chaudières Varmax, les usines de Pont-de-Vaux et de Boz fabriquent également la nouvelle gamme Varprim depuis juin 2019. Ce sont des chaudières au sol gaz à condensation en inox, déclinées en six modèles de 120kW à 320kW. Grâce à la suppression du découplage hydraulique, présent sur la gamme Varmax, l’installation est simplifiée.

 

Le taux de modulation varie de 20 à 100 %, la pression de service est de 6 bar. Ces chaudières fonctionnent au gaz naturel à 20 ou 300 mbar. Leur corps de chauffe est garanti 3 ans, avec possibilité d’étendre cette garantie à 10 ans.

 

Par rapport à la gamme Varmax, les chaudières Varprim sont simplifiées pour réduire leur coût. Là où les chaudières Varmax peuvent être raccordées en deux, trois ou quatre piquages, La gamme Varprim n’offre, par exemple, que deux piquages.

 

Varprim et Varmax partagent tout de même le régulateur Navistem B3000 et sont toutes deux connectables en ModBus et peuvent être montées en cascade.


Source : batirama.com / Pascal Poggi

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