DTU 40.45 – Couvertures par éléments métalliques en cuivre

DTU 40.45 – Couvertures par éléments métalliques en cuivre

Pour les couvertures en cuivre en région de montagne situées à une altitude supérieure à 900 m, certaines prescriptions de mise en œuvre peuvent être communes avec celles situées en plaine.

 

Photo ©Toiture.pro



Domaine d’application 

Le DTU 40.45 « Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre » définit l’utilisation du cuivre pour les travaux de couvertures à tasseaux et à joint debout, sur des structures porteuses conformes aux Règles de l’Art dont elles dépendent.

Le DTU 40.45 est applicable :

  • à toutes les couvertures ;
  • pour tous bâtiments situés en France métropolitaine, à toutes altitudes.

 

Il ne traite pas :

  • de la couverture formée d’éléments préfaçonnés autoportants ;
  • des évacuations des eaux pluviales ;
  • des ouvrages de raccordement en cuivre avec d’autres matériaux de couverture.

 

La version en vigueur de ce DTU, à la publication de cette fiche, est celle de mai 1993.

 

Matériaux visés

Les exigences que doivent respecter les matériaux nécessaires à la mise en œuvre des couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre (cuivre, accessoires en cuivre, support, accessoires de fixation du support, soudure, rivets, etc.) sont données dans le chapitre 2 « Matériaux » de la partie 1 « cahier des clauses techniques » du DTU 40.45. 

 

Mise en œuvre : l’essentiel

Préalable

Le DTU 40.45 vise deux types de systèmes de couverture en cuivre :

  • les couvertures en feuilles (bandes de cuivre de longueur au plus égale à 3 m) et longues feuilles à tasseaux ;
  • les couvertures en longues feuilles à joint debout.

 

Avant la mise en œuvre à proprement parler, des précautions sont à prendre quant aux contacts avec les autres métaux et les autres matériaux :

  • contact avec les autres métaux :
    • contacts directs interdits : 
      • cuivre-zinc ;
      • cuivre-acier galvanisé ou non (à l’exception des têtes de fixation du support) ;
      • cuivre-aluminum ;
    • contacts admis : 
      • cuivre-plomb ;
      • cuivre-acier inoxydable ;
      • cuivre-étain ;
  • contact avec les autres matériaux :
    • certaines essences de bois sont compatibles avec le cuivre ;
    • les matériaux de gros œuvre peuvent être mis en contact direct avec le cuivre mais un feutre ou une membrane de protection doit être prévu en cas de support localisé type acrotère (pour éviter l’abrasion) ;
    • les autres matériaux de couverture comme l’ardoise, la tuile de terre cuite ou en béton, les bardeaux bitumés, etc. peuvent être mis en contact avec le cuivre.

 

 

Mise en œuvre de la couverture à tasseaux en feuilles et longues feuilles

Dans le cas de cette mise en œuvre, les prescriptions générales sont les suivantes :

  • l’assemblage longitudinal peut se faire à couvre-joint non agrafé ou agrafé ;
  • l’assemblage transversal n’est nécessaire qu’en cas de travées discontinues. Il peut se faire à agrafure simple, à double agrafure ou à ressaut. Le choix est fonction du site, de la pente de la couverture et de la zone climatique ;                                
  • selon le système d’assemblage transversal, la situation locale de l’ouvrage (protégée, normale, exposée) et la zone climatique considérée, la couverture devra avoir une pente minimale comprise entre 0,05 et 0,25 m/m ;
  • les feuilles ont une longueur maximale de 3 m, une largeur maximale de 67 cm et une épaisseur minimale de 0,5 mm ;
  • les longues feuilles voient leurs longueurs maximales dépendantes de leur largeur (50 ou 67 cm – 65 cm sur commande spécifique) et de leur épaisseur (0,5 ou 0,6 mm) ;
  • la pose des tasseaux est réalisée suivant la ligne de plus grande pente du versant, exception faite de celui de rive, toujours parallèle à la rive. La hauteur des tasseaux est fonction de la longueur de la projection horizontale du versant. La fixation des tasseaux sur le voligeage se fait grâce à une pointe, traversant perpendiculairement à la fois le tasseau et la patte à tasseau en cuivre intercalée entre ce dernier et le voligeage, renforcée par deux pointes en oblique de part et d’autre du tasseau, dans l’intervalle entre les pattes ;
  • le mode de fixation des feuilles et longues feuilles dépend du type d’assemblage transversal retenu. Pour une agrafure simple :
    • les feuilles de cuivre sont fixées latéralement à l’aide de pattes à tasseaux rabattues et transversalement grâce à deux pattes à feuilles ;
    • les longues feuilles sont fixées latéralement par des pattes à tasseaux rabattues.

 

Des prescriptions particulières sont également détaillées pour le traitement des points singuliers tels que égout, rives, faîtage, arêtier, etc.

 

 

Mise en œuvre de la couverture à joint debout en longues feuilles

Le principe de cette mise en œuvre consiste à agrafer entre elles les longues feuilles, dans toute leur longueur, par le biais d’un double pliage des reliefs latéraux. La fixation est ensuite assurée par des pattes serties sur le support en même temps que le joint.

 

Les prescriptions générales de ce type de mise en œuvre sont les suivantes :

  • en cas de travées discontinues, l’assemblage transversal peut se faire à double agrafure ou à ressaut. Le choix est fonction de la pente de la couverture, de la longueur des feuilles et de la zone climatique ;
  • les longues feuilles voient leurs longueurs maximales dépendantes de leur largeur (50, 65 ou 67 cm) et de leur épaisseur (0,5 ou 0,6 mm) ;
  • les longues feuilles sont toujours mises en œuvre avec deux relevés latéraux inégaux l’un de 25 ou 35 mm et l’autre de 25 ou 45 mm selon le type de profil choisi ;
  • les pattes de fixation sont fixes ou coulissantes. Elles sont fixées au support par le biais de 3 clous par patte, qu’elle soit fixe ou coulissante. Ce nombre est augmenté sur les bords de toit et le long des arêtes, tout en gardant la première patte à 16,5 cm de l’égout et la même distance entre les trois premières pattes, la dernière étant placée à 33 cm du faîtage ou de l’arêtier. Leur sertissage se fait en même temps que le joint. La disposition des pattes est fonction de la pente de la couverture ;
  • en fonction de la longueur des rampants au regard de la longueur admissible des longues feuilles, les assemblages transversaux se feront par ressaut, par agrafure double à recouvrement ou par agrafure simple ou double ;
  • des dispositions doivent être mises en place pour assurer les raccords d’ouvrages continus (égout, faîtage, arêtier, noue, etc.). Par exemple, le raccordement des longues feuilles aux cheneaux ou aux gouttiières peut se faire à l’aide :
    • d’un larmier en bas des longues feuilles s’agrafant sur des chemises de garantie en cuivre ;
    • d’une bande à larmier s’agrafant directement sur les longues feuilles sur le recouvrement du larmier est inférieur à 3 cm ;
  • les pénétrations discontinues doivent également être traitées, que l’ouvrage soit affecté sur une ou plusieurs travées ou que sur une partie d’une travée. Le système de raccord à mettre en œuvre dépendra notamment de la pente de la couverture.

 

 

En complément, le DTU 40.45 décrit d’autres ouvrages communs aux couvertures à tasseaux et à joint debout :

  • bandes de raccordement sur pénétration : il s’agit de bandes solins normalisées, bandes à rabattre ou d’autres bandes en appliques ;
  • joints de dilatation : ils doivent être poursuivis en toiture et couverts par un profil en cuivre pouvant comporter un soufflet de dilatation ;
  • sortie en toiture des tuyaux de ventilation : elle peut être réalisée à l’aide d’une châtière à douille adaptée ou d’un tuyau à douille et collerette cuivre.

 

Le chapitre 7 de la partie 1 du DTU 40.45 est dédié à la ventilation des couvertures.

Dans le cas d’une couverture sur comble perdu, la ventilation est assurée par l’un des systèmes suivants :

  • entrée d’air en partie basse et sortie d’air en partie haute de la couverture ;
  • ouvertures en pignons.

Dans le cas d’une couverture avec une isolation thermique sous rampant, une lame d’air doit être réservée entre ke support de couverture et l’isolant, dont l’épaisseur minimale doit être de 4 cm pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m, de 6 cm dans les autres cas.

 

 

Enfin, le chapitre 8 traite des prescriptions à mettre en œuvre dans le cas d’une couverture en cuivre en région de montagne. 

 

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du DTU 40.45. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB.


Source : batirama.com

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