Des Marseillais en colère après le report du conseil municipal

Des Marseillais en colère après le report du conseil municipal

Des centaines de manifestants ont marché jusque sous les fenêtres du maire de Marseille, pour lui "demander des comptes", après le report du conseil municipal concernant l'effondrement des immeubles.



"Qu'il annule le conseil municipal est révélateur de la situation de panique de la mairie", a dénoncé Fathi Bouaroua, président d'Emmaüs Pointe Rouge, qui veut "demander des comptes" à la mairie: "Comment pendant 50 ans ont-ils pu laisser pourrir des immeubles ?"

 

Jean-Claude Gaudin avait reporté la tenue du conseil municipal qui devait se dérouler, dans un climat tendu, un mois après l'effondrement d'immeubles insalubres qui a fait le 5 novembre huit morts rue d'Aubagne dans le centre-ville, invoquant des "débordements" lors des manifestations dans l'ensemble du pays.

 

Le syndicat Force Ouvrière, engagé dans des négociations sur le temps de travail des agents municipaux, a décidé de ne pas manifester.  Mais le collectif du 5-Novembre, constitué après le drame de la rue d'Aubagne, et le collectif "Un centre-ville pour tous" ont réuni entre 200 et 300 personnes. Dans un grand calme, sous le soleil, ils ont rejoint la mairie au son de la marche funèbre de Chopin, en brandissant en tête de cortège 8 cercueils en carton au nom des 8 victimes des effondrements d'immeubles.

 

Des mesures d'urgence à annoncer

 

Des élus d'opposition ont rejoint la manifestation, notamment Samia Ghali, sénatrice PS, qui a dénoncé "un hold-up démocratique". "C'est pas des gilets jaunes, ce sont des gens en souffrance qui manifestent, de quoi a peur la mairie ?", a-t-elle demandé. Sous les fenêtres de l'Hôtel de ville, entièrement barricadé et protégé par des dizaines de policiers, les manifestants ont scandé "réquisition, réquisition !" et "Gaudin, démission !".

 

Le conseil municipal devait notamment entériner une série de mesures "d'urgence", dont la prise en charge des frais d'obsèques des victimes, ou encore la gratuité de l'accueil en crèche pour les personnes évacuées. Depuis la catastrophe, près de 1.500 personnes ont été évacuées de près de 200 immeubles en mauvais état dans la ville.

 

La mairie a finalement annoncé que Jean-Claude Gaudin avait "accepté de recevoir, à leur demande, une délégation de cinq élus du groupe socialiste". Le maire de Marseille devait annoncer la date du conseil municipal "une fois étudiées toutes les dispositions administratives, réglementaires et de sécurité qui s'imposent".



Source : batirama.com

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