NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments

NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments

Retrouvez ci-dessous toutes les informations relatives au NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments.



Domaine d’application

Comme son nom l’indique, le NF DTU 20.13 « Cloisons en maçonnerie de petits éléments » traite de la réalisation de cloisons, d’épaisseur inférieure ou égale à 15 cm, en maçonnerie de petits éléments, hors zone sismique.

Il vise la réalisation des ouvrages suivants :

  •  cloisons de distribution ;
  •  cloisons séparatives non porteuses ;
  •  parois de gaines techniques ;
  •  cloisons de doublage ;

mis en œuvre dans des logements, des bâtiments scolaires et hospitaliers ou dans des immeubles de bureaux.

La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle d’octobre 2008.

 

Matériaux visés

Les éléments de maçonnerie visés dans le NF DTU 20.13 sont :

  • les briques de cloisons en terre cuite ;
  • les blocs en béton de granulats ;
  • les carreaux en béton cellulaire autoclavé.

 

Ces éléments sont hourdés à l’aide d’un mortier d’usage courant, d’un mortier-colle pour joints minces ou de plâtre.

Toutes les exigences que doivent respecter l’ensemble de ces matériaux sont données dans la partie 1-2 du NF DTU 20.13 « Critères généraux de choix des matériaux ».

 

Mise en œuvre : l’essentiel

Dimensionnement des cloisons

Du fait de leur fort élancement, et afin d’assurer leur stabilité et leurs résistances aux chocs et au vent, les cloisons doivent être préalablement dimensionnées. Leur flexibilité est ainsi limitée par l’intégration de raidisseurs dont le type et la distance maximale entre eux dépendent de la nature de l’élément constitutif de la cloison et du mortier de hourdage choisi (voir partie 1-1 « cahier des clauses techniques types » du NF DTU 20.13).

 

Mise en œuvre des éléments maçonnés

En général, les cloisons sont mises en œuvre qu’après achèvement du gros œuvre de l’étage considéré.

Avant l’exécution de l’ouvrage :

  • les huisseries doivent être mises en place convenablement (bien implantées, réglées et munies d’entretoises provisoires pour éviter les déformations des montants sous l’effet des poussées de la cloison) et être compatibles avec la cloison choisie ;
  • les jonctions avec la structure doivent être préparées si besoin (piquages ou bouchardages au droit des raccords, mise en place des pattes de scellement, des bandes résilientes, etc.) ;
  • l’emplacement de la cloison est tracé au sol.

Les éléments de cloison peuvent alors être hourdés avec le mortier choisi, les joints verticaux pouvant être remplis ou non.

 

Raccordement avec le gros œuvre  

Que la cloison soit désolidarisée ou non en pied ou en tête, le NF DTU 20.13 présente les diverses prescriptions à respecter pour le raccordement de la cloison avec le sol et avec les plafonds (voir article 6 de la partie 1-1 "cahier des clauses techniques types").

 

Raccordement avec les huisseries

Cette liaison peut se faire soit par encastrement et scellement de la cloison dans la feuillure de l’huisserie, soit par collage sur une feuillure à plâtre avec le mortier de hourdage choisi.

 

Joint de dilatation

La cloison doit respecter les joints de dilatation et/ou de retrait prévus dans la structure. Leur largeur doit être au moins égale à ces derniers, sans être inférieure à 2 cm. Le joint peut être rempli ou laissé vide.

 

Jonctions entre cloisons

Quel que soit le type de liaison entre deux cloisons (en angle, en T ou en croix), la jonction est considérée comme étant un raidisseur lors du dimensionnement.

Elle peut être réalisée :

  • par harpage d’une assise sur deux, chaque élément de cloison pénétrant sur toute l’épaisseur de la cloison perpendiculaire ;
  • par pénétration partielle d’au moins une assise sur trois, régulièrement réparties pour une hauteur d’étage courant.

Pour en savoir plus

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1 Commentaire


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  • par Robert
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En France, on parle très rarement d'un béton cellulaire curé à l'air libre, qui ne se différentie du béton cellulaire autoclavé que par le fait que, d'une part, il utilise un sable ordinaire (et non siliceux, plus rare et plus cher) et que la température ambiante est tot à fait adaptée pour son durcissement, plutôt que des autoclaves, gros consommateurs d'énergie et indispensables, pour le second. Il faut savoir, pourtant que le béton cellulaire curé à l'air libre, de type NEOPOR CLC, dont la technologie a été développée par Neopor System GmbH (Allemagne) offre des qualités que le second ne peut offrir, à cause des autoclaves, notamment la possibilité de couler sur place des structures entières en voiles et planchers, et même des fondations, à l'aide de systèmes de coffrages modulaires, ce qui permet de gagner autant en coûts qu'en délais. Ainsi, après fait croire qu'il n'existe dans le monde qu'un type de béton cellulaire, les multinationales qui se sont accaparées l'industrie de ce béton léger se sont assez puissantes pour empêcher tout développement du béton cellulaire curé à l'air libre, tout au moins en France. Pendant ce temps le béton cellulaire curé à l'air libre est largement utilisé ailleurs dans le monde (Allemagne, Angleterre, Italie, Etats Unis, Chine, Afrique du Sud, etc., etc.)....

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