Monteur en plafond suspendu : les premiers diplômes délivrés

Monteur en plafond suspendu : les premiers diplômes délivrés

Le nouveau CQP (certificat de qualification professionnelle) monteur en plafond suspendu a été délivré à 10 premiers lauréats en Saône Loire. Un atout pour la profession qui aimerait créer une vraie filière de formation.






 

Ils sont fiers et heureux ! Dix salariés, issus de quatre entreprises de Saône et Loire (Gault, Bailly, Colin et Menuiserie du Chalonnais) ont passé, avec succès, à Macon les épreuves du nouveau CQP monteur en plafond suspendu, mis sur pied par la profession.  « Ce CQP permet de valider les acquis des salariés qui n’ont pas de formation et de diplôme dédiés car la plupart du temps, ils sont formés dans d’autres métiers » précise Nathalie Debaille à l’UMPI-FFB.

 

L’organisation professionnelle a en effet participé à la création de ce diplôme reconnu par le ministère du Travail en mars 2010 avec l’objectif de délivrer une centaine de CQP en 3 ans. Une initiative née après la création, en 2009, du groupement des plafonds suspendus au sein de l’UMPI par Jean-Michel Brix. « Notre métier n’existait pas et il n’y a pas de code APE propre à ce secteur d’activité. Il faut donc partir du CQP et pourquoi pas essayer de mettre en place un CAP » précise le président du groupement.

 

Première étape donc, le CQP. Cette épreuve simple, ouverte à tous*, ne demande pas de préparation préalable puisqu’elle s’appuie sur l’expérience pratique des professionnels. En effet, le CQP ne requiert pas de condition d’âge pour le candidat et ne lui impose pas non plus un nombre d’années d’expérience ou encore de coefficient dans l’entreprise. Il s’agit juste de convaincre le chef d’entreprise de motiver ses salariés pour passer l’épreuve. « Cela prend deux heures de temps, une heure pour l’épreuve et une heure pour le déplacement aller-retour. Les chefs d’entreprises doivent prendre conscience que ce diplôme permet de valoriser, et le salarié et l’entreprise » explique Nathalie Debaille.

 

L’étape suivante sera la création du CQP 2 qui, lui, supposera une petite formation préalable pour une remise à niveau. « Nous travaillerons avec les professionnels et les formateurs des CFA et Afpa pour monter l’épreuve d’ici à 18 mois » explique Jean Michel Brix. Une épreuve qui sera destiné aux titulaires du CQP 1 bien entendu. En attendant, les prochaines sessions du CQP seront organisées à Tours le 27 mai et à Lyon, début juin. Après l’été, trois sessions devraient avoir lieu en Alsace, à Marseille et une dernière dans le Nord.
*sans condition d’appartenance syndicale

 

Source : batirama.com / F. Leroy

 

Le marché du plafond suspendu

 

Ce marché représente 26 millions de m2 pour 0,6 milliard d’€, environ 25 % de l’ensemble du marché plafonds, selon les chiffres de la FIPS (Fédération des industriels et des poseurs de plafonds suspendus). L’offre est constituée de plusieurs types de matériaux dont le soft (laine de roche ou laine de verre) avec environ 37 %, le wet felt (laine minérale de laitier), 30 %, puis le métal et le bois (chacun 14 %), et enfin, les dalles de plâtre (5 %).

 

L’activité se partage équitablement entre la rénovation (53% du volume) et la construction neuve (47 % du volume.

 

Enfin, les plafonds demeurent très présents dans les bureaux (26 %), l’enseignement (21 %), les commerces (15%). On les pose aussi dans les domaines de la santé (10 %), la culture et les loisirs (7 %) les bâtiments industriels (6 %) et autres secteurs (3 %).

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