Cet entrepreneur croit en l'avenir du photovoltaïque

Cet entrepreneur croit en l'avenir du photovoltaïque

Le marché du solaire photovoltaïque a un bel avenir devant lui. C’est ce que pense Mathieu Debonnet, président d’Altus Energy, jeune PME qui conçoit des systèmes d’intégration. En 2 ans, l’entreprise a déjà fédéré 150 artisans partenaires pour la mise en œuvre de ses installations.






 

« L’effet d’aubaine est terminé et c’est tant mieux ». Voilà ce qu’inspire à Mathieu Debonnet, président d’Altus Energy, la réduction de moitié du crédit d’impôt alloué aux installations photovoltaïques. En effet, l’incitation fiscale était jusqu’au fin septembre de 50% du prix d’achat du système et sera ramené à 22,5% au 1er janvier 2011. Les professionnels du secteur ne devraient pas s’en réjouir et pourtant… A la tête d’Altus Energy, une PME d’une vingtaine de salariés créée en 2008, Mathieu Debonnet se définit comme un « ensemblier ». « Nous achetons des panneaux, des onduleurs, des câbles… et nous concevons, développons et brevetons des systèmes d’intégration. » Implantée à Sofia Antipolis (06), l’entreprise vient d’ouvrir une plateforme logistique de 1000 m2 à la Ciotat (13). Un gros investissement pour cette PME qui commercialise des installations à parts égales pour la maison individuelle et le secteur tertiaire/agricole.

 

Baisse du coput des systèmes


« Je suis persuadé que la filière à un bel avenir devant elle, confie le chef d’entreprise. Certes, la réduction du crédit d’impôt va faire baisser les ventes en 2011. Le marché va se réguler, comme pour les PAC. Il y aura moins d’entreprises purement commerciales sur le marché. Les gens seront moins sollicités donc le volume global des ventes va diminuer. Mais n’oublions pas que le tarif de rachat pour les particuliers n’a pas baissé. » Autre effet positif de la baisse des incitations fiscales, la baisse des prix. « Là encore comme pour les PAC, le crédit d’impôt a fait grimper le prix des équipements. Le coût des systèmes va baisser pour amortir la baisse des aides. Et puis la technologie évolue. Les panneaux offrent un meilleur rendement donc on en pose moins pour un même résultat. », estime t-il. Selon lui, le cout d’une installation pour une maison pourrait ainsi passer de 20/22 000 euros à 15/16 000 euros.

 

150 artisans partenaires


Mathieu Debonnet travaille exclusivement avec des entreprises artisanales pour l’installation de ses systèmes. « Nous bénéficions d’un réseau de 150 entreprises partenaires qui comptent entre 3 et 20 salariés. Au début, nous sommes allés les chercher. Le bouche à oreille a fait le reste. » Aujourd’hui, le développement continue de se faire par cooptation mais l’entreprise croule sous les demandes d’assistance (voir encadré). D’où la nécessité de prendre en compte un besoin de formation à la carte. « La certification QualiPV est un bon fondamental mais elle ne suffit pas. Il faut répondre aux besoins qui diffèrent selon les corps de métier qui interviennent. Le plombier ne maîtrise pas l’électricité, tout comme l’électricien n’est pas formé pour monter sur les toits… » En attendant la création d’une Académie de formation, Altus Energy a développé l’Altus box, un système de prémontage de tous les équipements électriques nécessaires à une installation. Voilà qui facilite déjà le travail pour les couvreurs et les plombiers !

 

Encore trop d’assistance technique

 

Chaque jour, le service d’assistance technique d’Altus Energy reçoit plus d’une cinquantaine d’appels. C’est trop pour Mathieu Debonnet qui compte sur son Académie pour former les artisans partenaires à une maîtrise complète de la pose des systèmes d’intégration. « Les appels concernent en priorité le domaine de l’électricité puis la problématique de l’étanchéité et enfin le travail en hauteur », confie le chef d’entreprise. Altus Energy assure plusieurs services à ses partenaires comme les études solaires, le dimensionnement technique et bien sûr l’assistance sur les premiers chantiers ; Deux salariés sont également affectés au suivi administratif des dossiers dont le montage reste un « casse tête » pour les particuliers.

 

Source: batirama.com / Céline Jappé

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