Les planchers sur vide-sanitaire : des systèmes complets et prêts à l’emploi

Les planchers sur vide-sanitaire : des systèmes complets et prêts à l’emploi

Pour isoler le plancher bas sur vide sanitaire lors de la construction de maisons individuelles, les industriels ont développé des  alternatives à la dalle flottante sur isolation.






Sur le marché de la maison individuelle, environ 110 000 maisons ont été construites en 2016 contre 100 000 en 2015. Avec la RT 2012, l'ensemble de l'enveloppe doit être isolé  dont le plancher bas. La résistance thermique pour le sol doit être supérieure à 4 kW/m².

 

Le taux de recours au vide sanitaire a progressé pour dépasser 75% avec d'importantes disparités régionales en fonction des habitudes et du type de sol. Le plancher isolé sur vide sanitaire est traditionnellement réalisé avec une isolation sur hourdis non-isolants par panneaux ou rouleaux sous dalle flottante.

 

Les industriels proposent d'autres solutions performantes comme les hourdis isolés mais aussi l'isolation par mousse projetée sur la dalle de compression ou en sous-face de la dalle sur un chantier de rénovation lorsque le vide sanitaire est accessible.

 

Des hourdis isolants

 

Une solution pour isoler le plancher bas est d'associer aux poutrelles des entrevous isolants en polystyrène servant de coffrage, soit pleins soit minces en forme de voûte. Le produit est parfois disponible en prédalles isolées.

 

Plusieurs fabricants proposent aussi des systèmes complets et prêts à l'emploi avec les poutrelles, les entrevous isolés, les rupteurs périphériques et les rupteurs sur refends. Ces différentes solutions évitent le recours à une dalle flottante.

 

« Nous avons développé Milliwatt, notre produit de plancher bas pour répondre à la RT 2012 et offrir davantage de performances thermiques avec le minimum de matériaux. Ce principe du plancher avec rupteurs thermiques sur planchers bas était déjà pratiqué depuis des années sur les dalles d'étages », présente ainsi Florent Goumarre, Directeur marketing chez KP1.

 

Solution 1 : Poutrelles avec entrevous isolants

 

Les fabricants de poutrelles et les fabricants de matériaux isolants s'associent pour proposer une combinaison de poutrelles et hourdis isolés sur laquelle la dalle béton est coulée.

 

© Isoltop

 

Les solutions de poutrelles associées à des entrevous en plastique, généralement du PSE (polystyrène) répondent aux besoins d'isolation des planchers bas sur vide sanitaire. Les poutrelles peuvent être précontraintes ou à raidisseur treillis.

 

Leurs semelles sont en béton armé (cas par exemple des poutrelles de la Gamme T d'Acor ou Raid de Fabemi) ou métallique dans le cas des poutrelles PSI d'Isoltop avec un talon en acier galvanisé et en polyuréthane. En association avec ces poutrelles, les hourdis peuvent être isolants ou non, avec des matériaux comme le béton, la terre cuite, le bois moulé (EBM) ou le PSE.

 

Hourdis avec languette ou non

 

Les hourdis isolants sont généralement en PSE moulé. Un bon exemple est le Knauf Treillis Therm, un produit spécialement destiné à réaliser l'isolation thermique intégrée des planchers en béton armé à poutrelles treillis. L'entrevous existe en version pourvue d'une languette de jumelage venant isoler la sous face des poutrelles.

 

Un autre exemple est celui des entrevous Hourdisol de Placo qui s’adaptent aux différentes poutrelles du marché que ce soient les poutrelles précontraintes ou treillis à entraxe 60 à 70 cm. Ils sont associés à des correcteurs de ponts thermiques sécables Rupsilon TLR (transversaux, longitudinaux et refend) au sein du système Epsilon de Placo.

 

  • Intérêt : Mise en œuvre simplifiée avec les entrevous isolants servant de coffrage ;
  • Limite : Des rupteurs périphériques sont nécessaires pour isoler la dalle des murs ;

 

Solution 2 : Systèmes complets jusqu'aux planchers chauffants

 

Des fabricants proposent des systèmes complets prêts à l'emploi, avec coffrage et rupteurs, pouvant aller jusqu'au plancher chauffant.

 

©KP1

 

Sur le principe des hourdis isolants, plusieurs fabricants comme Rector Lesage ou KP1 proposent des systèmes intégrés comprenant les poutrelles en béton précontraint, les entrevous en PSE et les rupteurs transversaux et longitudinaux ainsi que les renforts en angles.

 

Des rupteurs thermiques spécifiques peuvent être ajoutés pour traiter les murs de refend. « La performance globale dépend du type de rupteurs en périphérie, de l'épaisseur du polystyrène de l'entrevous et si les refends sont traités ou non, ce qui fait trois leviers possibles pour ajuster le niveau de performance thermique », précise David Poulain, Directeur marketing de Rector Lesage.

 

Une pose simplifiée

 

Les fabricants ont travaillé la facilité de mise en œuvre et le détrompage dans la connexion entre les éléments. Par ailleurs, en cas de découpe des entrevous en extrémités de travée, les fabricants ont conçu les éléments pour pouvoir les connecter.

 

Une évolution notable du produit est l'intégration d'un système de plancher chauffage. Cette innovation qui démocratise le plancher chauffant est proposée par KP1 (Milliwatt), Rector Lesage (Equatio) et Seac (Seacwatt Clima). Le réseau de tubes souples est livré fixé à son treillis, ce qui permet de gagner en temps de mise en œuvre.

 

  • Intérêt : performant thermiquement, prêt à l'emploi avec une mise en oeuvre facilitée ;
  • Limite :  rupture discontinue du pont thermique dans le sens transversal aux poutrelles ;

 

Solution 3 : Projection de mousse expansé

 

Un mode d'isolation enveloppant, sans pont thermique mais qui nécessite du matériel et du personnel qualifié.

 

©Isolat France

 

La projection de mousse expansée comme isolant est proposée par des spécialistes comme  Aspa Europiso, Icynene, Isolat France, Isotrie ou Syneris. La matière première de type polyuréthane (PUR) ou polyisocyanurate (PIR) est fabriquée sur le chantier à partir d'une Unité Mobile en mélangeant deux produits chimiques, une résine et un durcisseur.

 

La mousse se forme au niveau de la buse du pistolet lors de la projection sur le support et ceci sans produire de déchets sur le chantier. Le résultat adhère au béton, permet de corriger les défauts de planéité et supprime les ponts thermiques. En rénovation, la mousse peut aussi être projetée en sous-face du plancher bas au niveau du vide sanitaire.

 

Une performance à la demande

 

À la suite de la projection de la couche d’adhérence d’une épaisseur de 3 mm à 4 mm, les couches successives croisées de 2 à 2,5 cm de mousse d’épaisseur sont projetées jusqu’à obtenir l’épaisseur nécessaire définie dans le cadre de l’étude thermique. Après un rapide séchage, la surface est poncée afin d’obtenir la planéité requise avant le coulage de la chape de recouvrement.

 

« En neuf, la mousse est projetée sur la dalle à la place de l'isolant de ravoirage, d'où un gain en temps de chantier et en temps de séchage. De plus les gaines sont enrobées, ce qui par exemple évite les pertes sur la distribution d'eau chaude », met en avant Eric Lopez, Responsable du développement chez Isolat France.

 

  • Intérêt : durabilité carimputrescible, résiste au gel et à l’humidité et forme une barrière contre les nuisibles ;
  • Limite : demande du matériel et des techniques professionnelles ;

 


Source : batirama.com / François Ploye / Ouverture ©Rector

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