RT 2012 : les bénéfices de l’augmentation des surfaces vitrées

RT 2012 : les bénéfices de l’augmentation des surfaces vitrées

Quatre syndicats* se sont regroupés pour commander à Cardonnel Ingénierie une étude commune. Objectif : estimer l’impact de l’augmentation des surfaces vitrées qu’imposera la future RT 2012. Les résultats sont prometteurs.





La future réglementation thermique 2012 valorise l’architecture bioclimatique (qui tient compte de l’environnement du bâtiment pour le rendre économe en énergie et confortable en toutes saisons) et créé un nouveau coefficient, le bilan bioclimatique du bâtiment (Bbio). Celui-ci exprime les besoins énergétiques du bâti (chauffage, refroidissement si système de climatisation et éclairage). Il s’agira dès l’entrée en vigueur de la RT 2012 (au 1er janvier 2013 pour le résidentiel), de construire de nouveaux bâtiments résidentiels selon un Bbio maximum visant à atteindre les objectifs d’une consommation maximale de 50 kWhep/m2.an. « La surface vitrée des maisons et des immeubles d’habitation collectifs va passer de 13 à 17 % soit 1/6e de la surface habitable, confie Christian Cardonnel. Ce ratio est un minimum et l’augmenter ne fera qu’améliorer les performances énergétiques des logements » (jusqu’à un certain seuil, ndlr).

 

Réduction des besoins


L’étude porte sur deux bâtiments, une maison de 90 m2 et un immeuble de 5 niveaux de 840 m2. Trois zones climatiques ont été choisies (Nancy H1b, La Rochelle H2B et Carpentras H2d). « Nous avons retenu 4 paramètres variables pour les baies vitrées standard et accessibles en termes de coût, à savoir leur surface et leur répartition sur chaque façade ainsi que leurs performances : pertes thermiques (Uw), gains énergétiques solaires gratuits (Sw) et lumière (TLw). Les résultats montrent que, à caractéristiques de vitrage et de menuiserie égales, plus on augmente la taille de la fenêtre, plus celle-ci est isolante au m2, plus les gains solaires augmentent et plus l’apport de lumière est important. De plus, et il me paraît important de le préciser, le coût du m2 de fenêtre diminue… » On a donc tout à y gagner ? « Oui, dans la majorité des cas, l’accroissement de la surface vitrée réduit le Bbio, donc les besoins énergétiques du bâti », assure Christian Cardonnel. Quant à la problématique du confort d’été, elle doit être gérée par l’utilisation de protections solaires adaptées. En attendant les développements à venir en matière de vitrage opacifiant et autres techniques qui font l’objet d’investissements en R&D des principaux industriels du verre.

 

* La Chambre syndicale du verre plat, le syndicat national de la construction, des fenêtres, façades et activités associées (SNFA), la FFB Fermeture et Store, ainsi que l’Union des fabricants de menuiseries extérieures (UFME).


Source : Bâtirama.com / Céline Jappé 

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