Isolation toiture : l’étanchéité, une histoire de charpente

Isolation toiture : l’étanchéité, une histoire de charpente

Dans l’habitat, l’isolation et l’étanchéité des toitures traditionnelles avec charpente s’effectue avec des isolants et des écrans, séparés ou intégrés, en panneaux ou soufflés.

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Dans le neuf, les objectifs de performances énergétiques imposent d’isoler fortement les combles avec une résistance thermique R de 8 m².K/W minimale et exige une étanchéité performante. Mais le marché principal est celui de la rénovation.

 

Dans l’existant, la RT en vigueur depuis 2007 impose des R minimales de 4. Afin d’obtenir un droit au crédit d’impôt sur la résidence principale, il faut un R de 6 en combles aménagés et de 7 en combles perdus. Les ­travaux doivent être réalisés par une entreprise qualifiée RGE.

 

Par ailleurs, à compter du 1er janvier 2017, les travaux d’isolation seront obligatoires en neuf mais aussi lors du remplacement d’au moins 50% de la toiture.

 

La charpente détermine l’isolation

 

En fonction de la nature de la charpente, soit traditionnelle à base de fermes et pannes, soit en fermettes, les combles seront aménageables ou perdus. Si les combles sont perdus, une bonne réponse est l’isolant de forte épaisseur soufflé ou déroulé horizontalement.

 

Avec une charpente traditionnelle et des combles aménageables, l’ITE comme l’ITI sont des options. Dans le cas d’une rénovation, l’ITE permet de conserver le volume habitable. Une fois la couverture déposée, l’état de la charpente détermine le système isolant à mettre en œuvre.

 

Si les éléments porteurs sont sains, des panneaux sandwich ou un système de sarking peuvent convenir, sinon il est préférable de choisir un système auto-portant type caissons chevronnés ou panneaux sandwich contre-lattés.

 

Afin de se prémunir des infiltrations, surtout avec une couverture à faible pente, il est recommandé de mettre en œuvre un écran de sous-toiture positionné entre les chevrons et la couverture.

 

 

Solution 1 : Dans le neuf :  l’efficacité du panneau sandwich

 

 

©Beopan

 

En neuf, l’isolation par l’extérieur est généralement réalisée avec des caissons ou des panneaux sandwich, plus rarement avec un système de sarking.

 

Le caisson comme le panneau sandwich sont commercialisés en éléments rigides de 2 à 8 m de longueur avec une largeur de quelques dizaines de cm, et une épaisseur d’isolant pouvant aller jusqu’à 20 cm.

 

Bordé par un cadre qui l’enserre entre deux chevrons raidisseurs, le caisson est assemblé sur un support rigide avec une finition ou une sous-face décorative. La face apparente de l’isolant peut être nue ou recouverte d’un film hydrophobe ou de type HPV.

 

En climat de plaine, une autre option est le sandwich, un matériau tri-couches avec une âme isolante prise entre un parement intérieur fini et un parement extérieur qui sert de support de couverture type panneau de particules hydrofugé.

 

La performance avec le sandwich

 

Du fait de leur cadre, les caissons présentent un pont thermique à leur raccord ce qui n’est pas le cas avec les panneaux sandwich qui sont assemblés latéralement par rainures et fausses languettes. Les matériaux sandwich demandent une mise en œuvre un peu plus longue mais donnent une isolation continue sans pont thermique.

 

Caisson ou sandwich, le calfeutrage au raccord s’effectue par un cordon de mousse polyuréthane expansive ou avec des bandes d’étanchéité auto-adhésives à face réfléchissante en aluminium. Certains produits sont auto-portants avec une rigidité accrue, pour les caissons avec l’intégration d’un chevron central et pour les panneaux sandwich avec des raidisseurs latéraux ou un contre-lattage intégré.

 

Intérêt :

forme une isolation continue ; pas de pont thermique.

Limite :

plus long à mettre en œuvre.

 

 

Solution 2 : Dans l’existant, en ITE penser au Sarking

 

 

©Wienerberger

 

En rénovation, la mise en oeuvre d’une ITE nécessite de détoiturer, isoler puis retoiturer mais permet de conserver le volume habitable des combles.

 

Dans le cas d’une rehausse de toiture, il faut tenir compte de la modification de l’esthétique mais aussi de la surcharge que devra supporter la charpente existante. Si la charpente est en bon état, le sandwich ou le système de sarking sont appropriés.

 

Ce système est particulièrement utlisé en rénovation, par exemple pour une pose directe sur une ancienne couverture en shingle. Le sarking est une solution sur mesure, apprécié en climat montagneux, qui s’adapte à différentes situations et se pose avec ou sans écran rigide. Sa mise en œuvre est simple mais demande de poser couche après couche soigneusement.

 

Préparer une surface plane

 

Les panneaux de sarking sont rigides et existent dans tous types d’isolants (mousse de polyuréthane, verre cellulaire, polystyrène extrudé, fibres ou laine de bois, etc.) dans des dimensions habituelles de un à deux mètres.

 

Les panneaux sont découpés, assemblés et fixés au-dessus des chevrons ou fermettes avant de fixer les tasseaux support de couverture. Afin d’obtenir une surface plane, il est habituel de visser au préalable un parement rigide (voliges, panneaux agglo, plaques de plâtre, lambris, etc.) sauf si l’Atec du produit permet d’y déroger.

 

On pose ensuite un pare-vapeur (éventuellement), l’isolant et le tout est recouvert par un écran de sous-toiture. Parfois l’isolant intègre un pare-pluie. Les liteaux sont ensuite fixés sur un contre-lattage afin d’assurer la ventilation de la couverture.

 

Intérêt :

assure une isolation thermique continue sans pont thermique.

Limite :

plus long en mise en œuvre que d’autres solutions comme les caissons.

 

 

Solution 3 : Dans l’existant, ITI en combles aménagés

 

 

©Knauf Insulation

 

Dans différents cas de figure (toiture en bon état, rehausse impossible…), la solution retenue est l’ITI sous rampants qui s’avère la plus courante pour les combles aménagés.

 

L’isolant peut aussi être insufflé en vrac sous pression dans un caisson étanche à l’air puis recouvert d’un pare-vapeur et d’un parement de finition en plâtre ou en bois. L’isolant peut aussi être en panneaux semi-rigides ou en rouleaux.

 

Il est disposé en une couche (entre ou sous les chevrons) ou en deux couches en fonction de la structure de la charpente et de la place disponible. Si la place le permet il est préférable de poser l’isolant sous les chevrons afin d’éviter les ponts thermiques liés aux chevrons et d’assurer une ventilation sous la couverture.

 

Dans le respect du CPT 3560

 

La mise en œuvre de l’isolation des combles à l’aide de laines minérales (et par extension la laine de bois ou de chanvre) est régie par le Cahier des Prescriptions Techniques 3560, révisé en juin 2009. La pose des autres matières pour l’isolation des combles est régie par leurs DTA ou leurs Atec.

 

En rénovation pour des combles aménagés, le CPT 3560 demande, notamment pour une isolation entre chevrons, la pose d’une laine minérale rigide ou semi-rigide de lambda inférieur ou égal à 0.036W/(m.K) et ayant un R minimal de 1.65 m².K/W.

 

En cas d’isolation sous chevrons, la laine souple ou semi-rigide convient. Que ce soit en combles aménagés ou perdus, si le plancher n’est pas étanche à l’air, l’isolation est obligatoirement accompagnée de la mise en place d’une membrane continue d’étanchéité à l’air.

 

Intérêt :

l’isolant soufflé supprime les ponts thermiques ; ­traitement des points singuliers.

Limite :

plus contraignant en mise en œuvre.

 

 

Solution 4 : Dans l’existant, en ITE penser aux solutions d’isolation réfléchissante pour une pose en crémaillère




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                     ©Actis

 

 

Afin de limiter la rehausse de toiture en ITE, et son impact sur le coût et l’esthétique du logement, la mise en œuvre d’une solution d’isolation réfléchissante en pose sur chevrons ou volige sans contre-liteaux offre une alternative performante aux solutions traditionnelles.

 

En effet, grâce à leur souplesse et à leur faible épaisseur, les composants de cette solution se prêtent parfaitement à une pose «en crémaillère » et permet d’utiliser judicieusement l’espace entre chevrons afin de ne pas imposer de modifications architecturales.

 

Une excellente étanchéité à l’eau et à l’air

 

Les deux produits composant le système d’isolation réfléchissante sont intrinsèquement étanches à l’air et font barrière aux infiltrations d’air et aux déperditions thermiques par convection. Ils bénéficient également d’un classement W1 pour l’étanchéité à l’eau.

 

La solution offre également une forte résistance à la vapeur d’eau côté intérieur et une forte perméabilité à la vapeur d’eau côté extérieur évitant ainsi la pose d’un pare-vapeur déporté et les risques de condensation ou de diffusion de vapeur d’eau à travers la paroi. L’application d’un adhésif permet en outre d’effectuer un recouvrement des lés parfaitement étanche.

 

En complément, cette solution offre une bonne isolation phonique supérieure aux exigences de la Nouvelle Règlementation Acoustique (NRA) et un très bon confort d’été grâce aux films réflecteurs.

 

Une mise en œuvre agréable

 

Cette solution se pose par agrafage et se découpe facilement au cutter. Légers et flexibles, les composants contribuent à simplifier la mise en œuvre puisqu’ils peuvent s’adapter à tout type de supports, même irréguliers, tout en permettant de réduire fortement les ponts thermiques et les infiltrations d’air. Les matériaux sont propres et ne nécessitent ni masque respiratoire ni lunettes de protection.

 

Intérêt :

assure à la fois l’isolation thermique et l’étanchéité à l’air et à l’eau tout en évitant une rehausse importante de la toiture.

Limite :

nécessité de bien respecter les règles de mise en œuvre.

 

 

 

 


Source : batirama.com / François Ploye / ©photo d'ouverture : Unilin

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