Une caméra thermique pour détecter les entrées et sorties d'air

Une caméra thermique pour détecter les entrées et sorties d'air

Comment choisir une caméra thermique ? Des questions et des réponses qui vont intéresser les artisans qui se lancent dans les travaux de rénovation énergétique…
©Testo






Le principe de fonctionnement d’une caméra infrarouge (également appelée caméra thermique) est basé sur le rayonnement des objets et matériaux qui présentent tous une température supérieure à - 273 °C (le zéro absolu). Une caméra thermique va donc afficher non pas les objets tels qu’ils sont visibles à l’œil nu avec une caméra ordinaire (même si certains modèles peuvent prendre des images numériques pour servir de repère) mais le rayonnement émis par ces objets sous la forme d’une cartographie des températures de surface relevées, appelée thermogramme.

 

C’est l’analyse de ce thermogramme, sur lequel les températures de surface sont représentées par un Code couleur (purement conventionnel), qui permet d’identifier les défauts d’isolation et d’étanchéité à l’air, les ponts thermiques, les points d’humidité…


Une alliée pour hiérarchiser les travaux


Une caméra thermique n’est pas indispensable dans le cadre de la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique ou DPE (applicable depuis le 1er novembre 2006) visant à informer sur la quantité d’énergie consommée (chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement) par le logement. En revanche, elle est certainement un plus et même une alliée de poids pour la rénovation des bâtiments ayant obtenu un mauvais classement sur l’échelle énergétique de ce DPE… Elle va permettre de détecter les irrégularités qui sont l’une des causes de la surconsommation, de la dégradation du bâti et de l’inconfort sans effectuer de tests destructifs.

 

Savoir par où s’échappent les calories pour identifier les zones à problèmes invisibles à l’œil nu (comme dans les murs, plafonds, dalle béton, planchers chauffants, toitures, vides sanitaires, encadrements de fenêtres et de prises électriques…) va également permettre, dans un deuxième temps, de déterminer les travaux à réaliser en priorité.

 

 

AVIS D'EXPERT

 

Dominique Pajani
Ingénieur centralien et responsable de l’Institut de la thermographique.

 

«Comprendre le rayonnement pour comprendre la thermographie »

 

« Faire fonctionner une caméra thermique n’a, en soi, rien de bien compliqué. Il est, par contre, indispensable, pour avoir des résultats pertinents, de connaître les bonnes conditions de prises de vue.

 

Entre autres conditions, la meilleure période pour faire un diagnostic thermographique est en hiver, entre octobre et avril, lorsque les écarts de température entre extérieur et intérieur sont suffisamment marqués (10 à 15 °C ou plus).

 

Il est plutôt recommandé d’intervenir durant la nuit ou tôt le matin.Il est aussi indispensable de rappeler qu’unecaméra thermique a ses limites : elle ne permet pas de voir au travers des murs ni au travers d’un meuble adossé à un mur par exemple.

 

Un diagnostic thermographique devrait donc se faire à la fois depuis l’intérieur et depuis l’extérieur. Enfin, il est primordial de comprendre le rayonnement pour comprendre la thermographie. »




Contrairement à ce qui peut être écrit ou dit ça et là, il n’existe aucune formation qualifiante officielle en thermographie du bâtiment pas plus qu’il n’existe en France de certification officielle ou encore d’agrément d’État sur les formations en thermographie proposées à l’heure actuelle. Une formation de thermographie ne peut donc se conclure que par une attestation ou un certificat qui n’est en aucun cas “professionnalisant” et n’a pas valeur de certification de personne ou de société.

 

Pour vous aider dans vos recherches, voici quelques ­centres de formations indiquées par l’Institut de la thermographie qui propose lui-même des stages :

 

 

Contexte normatif


Intitulée, “Performance thermique des bâtiments - Détection qualitative des irrégularités thermiques sur les enveloppes de bâtiments - Méthode infrarouge”, la norme NF EN 13187 de juillet 1999 décrit l’examen thermographique du bâtiment : exigences générales du contrôle, mode opératoire, évaluation des thermogrammes, comparaison avec les répartitions de températures attendues ou types, rapport de contrôle.

 

À noter que certains fabricants proposent également des formations pratiques pour apprendre à utiliser leur matériel et logiciels. 

 

Quel prix ?


On trouve sur le marché des caméras dont le prix varie de 2 500 € HT en entrée de gamme à 100 000 € HT pour les plus sophistiquées.
 

Prévoyez en moyenne entre 10 000 et 40 000?€ HT pour des applications bâtiments, selon l’utilisation que vous allez en faire, pour avoir une caméra offrant une résolution thermique de 0,1°C et une résolution spatiale de 320 x 240 pixels à 640 x 480 pixels.


Une caméra de 10 000 € HT peut s’amortir en un hiver. Sachez également pour le calcul de votre amortissement que le matériel est généralement obsolète au bout de 3 ans… et que le coût d’un diagnostic thermographique s’élève de 400 à 1 000 € HT pour un pavillon d’environ 120 m2.

 

Peut-on louer ?


Pour une utilisation temporaire, il est effectivement possible de louer une caméra thermique. Selon les caractéristiques techniques de la caméra, compter de 25 à 115 € HT en moyenne par jour (tarif généralement dégressif pour plusieurs jours). Pour se renseigner et voir les tarifs en ligne :
 

 

Contexte normatif


Intitulée, “Performance thermique des bâtiments - Détection qualitative des irrégularités thermiques sur les enveloppes de bâtiments - Méthode infrarouge”, la norme NF EN 13187 de juillet 1999 décrit l’examen thermographique du bâtiment : exigences générales du contrôle, mode opératoire, évaluation des thermogrammes, comparaison avec les répartitions de températures attendues ou types, rapport de contrôle.

 

 

Source : batirama.com / Virginie Bourguet

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