DTU 40.11 – Couvertures en ardoises

DTU 40.11 – Couvertures en ardoises

Retrouvez ci-dessous toutes les informations relatives au DTU 40.11 - "Couvertures en ardoises"



Domaine d’application

 

Le DTU 40.11 “Couvertures en ardoises” vise à donner les spécifications de mise en œuvre de couvertures en ardoises pour tous types de bâtiments situés en France métropolitaine, y compris dans les régions où la neige est susceptible de provoquer une surcharge normale supérieure à 185 daN/m2.

 

Il vise les quatre systèmes de couverture suivants :

  • à pureau entier ;
  • à pureau développé ;
  • en modèles carrés posés en diagonale (appelés aussi modèles losangés) ;
  • à claire-voie.

La version en vigueur de ce DTU, à la publication de cette fiche, est celle de mai 1993.

 

Matériaux visés

 

Les exigences que doivent respecter les matériaux et produits constitutifs des couvertures en ardoises (ardoises, supports, fixations, bandes métalliques et autres accessoires, etc.) sont données dans l’article 2 « Matériaux » de la partie 1 du DTU 40.11.

 

Mise en œuvre : l’essentiel

 

Conception
Le choix du système de couverture dépend de divers paramètres :

  • le lieu de la construction ;
  • la pente des combles et/ou entre versants ;
  • l’exposition de la couverture ;
  • la forme de la couverture ;
  • la longueur des versants ;
  • etc.


Les règles de contact entre matériaux doivent aussi être respectés (par exemple, pas de contact entre acier galvanisé et cuivre ou bois de chêne/de châtaignier ou plâtre).

 

Selon les souhaits du client, la conception de la couverture en ardoises sera l’occasion de définir :

  • le support :
    • bois massif : voligeage, litonnage ou chanlattage ;
    • métallique : liteaux ;
    • en saillies de toit ;
  • le mode de fixation (clous, crochets) ;
  • la nécessité de disposer d’un écran.

 

Mise en œuvre des couvertures en ardoises

A pureau entier


L’exécution des ouvrages de couverture a pureau entier fait l’objet du chapitre 4 du DTU 40.11.
La pose peut être réalisée à l’aide de clous ou au crochet.
Le recouvrement minimal des ardoises dépend notamment :

  • de la pente de la couverture (une pente nominale est à adopter en fonction du type de fixation) ;
  • de la région où est situé le bâtiment ;
  • de la longueur d’écoulement de l’eau ;
  • du mode de fixation ;
  • etc.

 

Le format des ardoises découlera du recouvrement adopté et de la région de l’ouvrage, tout en conservant la règle de la hauteur au moins égale à 3 fois la valeur du recouvrement. De manière générale, la largeur de l’ardoise équivaut à deux longueurs de recouvrement.

 

Le départ d’une couverture en ardoises peut se faire :

  • en ardoises : à l’aide d’un doublis réalisé sur un voligeage jointif avec une surépaisseur en partie basse ;
  • avec une bande métallique dans le plan du versant ou à larmier : le doublis est réalisé sur un voligeage jointif avec une surépaisseur ;
  • avec une rive biaise dont l’inclinaison avec la ligne de niveau du versant fait un angle entre 135° et 179°.

 

Les rives de tête, latérale droite et biaise peuvent également être en ardoises (sous réserve d’être en site protégé et à une altitude inférieure à 300 m lorsque l’ouvrage ne comporte pas de bande de garantie métallique) ou métallique.

 

Le faîtage peut être constitué :

  • en ardoises. Dit faîtage à lignolet, il ne peut être réalisé qu’en site protégé et à une altitude inférieure à 300 m lorsque l’ouvrage ne comporte pas de bande de garantie métallique ;
  • en métal, à 1, 3 ou 5 bandes ;
  • en terre cuite. Les faîtières sont posées à bain de mortier, à cheval sur la ligne de faîtage.

 

En complément, et selon les cas qui se présentent, les points singuliers suivants devront également être envisagés :

  • l’arêtier (rencontre entre des rives biaises de deux versants qui ont la même ligne de rive que l’eau fuit, à leur intersection) ;
  • la noue (rencontre de deux versants différents qui ont la même ligne de rive qui reçoit l’eau, à leur intersection) ;
  • le renvers (noue dont un des versants est vertical) ;
  • la brisure (intersection entre deux plans de couverture pour lesquels l’égout de l’un est confondu avec la rive de tête de l’autre).


A pureau développé


Ce type de couverture n’est possible que pour des pentes supérieures ou égales à 50%.
Les ardoises utilisées sont de forme rectangulaire. Elles sont exclusivement fixées au crochet.
L’égout peut être :

  • réalisé  en ardoise : toutes les ardoises sont entières et débordent de 5 cm du support ;
  • métallique (prescriptions identiques à une couverture en ardoises à pureau entier).

La rive de tête est en général métallique et les ardoises du dernier rang sont tranchées sur la ligne de tête.
Le support doit être jointif le long de la rive.
Le faîtage est réalisé sur un support jointif. La couverture est finalisée par une rive de tête métallique.
Les pénétrations sont traitées par des garnitures métalliques si elles sont nécessaires.

 

En modèles losangés


Ce type de montage ne peut être réalisé que dans les régions I et II, en site normal ou protégé, et pour des pentes minimales respectives de 57 % et 73%, de préférence sur des toitures de forme rectangulaire ou trapèze.
L’étanchéité à la neige poudreuse et à la poussière n’est pas assurée avec un montage en modèles losangés, à moins de mettre en place un écran étanche.
Les ardoises sont fixées à l’aide de crochets de longueur 80, 100 ou 110 mm selon les modèles d’ardoises.
Tout comme les précédents modèles, l’égout peut être réalisé en ardoises ou avec des éléments métalliques.
La rive de tête en ardoise et la rive courbe sont interdite avec ce type de montage.
Le faîtage est métallique ou en terre cuite.

 

A claire-voie


La couverture à claire-voie peut être ordinaire ou développée. Elle est possible dans les cas suivants :

  • pour des pentes au-delà de 60% ;
  • en région I en site protégé ;
  • en région II à moins que l’ouvrage soit situé dans une zone à moins de 10 km du littoral, à une altitude supérieure à 300 m ou en site exposé.

Le support est composé de liteaux ou voliges en bois ou par un lattis métallique.
La fixation des ardoises se fait à l’aide de crochets.
La rive de tête est généralement métallique. Les rives courbes sont interdites.

 

Entretien
L’exécution d’une couverture en ardoises ne serait être durable, en usage normal, sans un entretien régulier. Ce dernier comporte notamment :

  • l’enlèvement de la végétation (mousses, etc.) ;
  • le maintien en bon état :
    • des gouttières ;
    • des ouvrages connexes (souches de cheminées, etc.) ;
    • du support de la couverture ;
  • le maintien de l’efficacité de la ventilation en sous-face des ardoises.




N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du DTU 40.11. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le NF DTU disponible auprès de l’Afnor ou du CSTB.

 

 

Source : batirama.com

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