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VivaTech a dix ans et se concentre sur l’IA

15 000 startups étaient présentent sur de petits stands à Vivatech 2026

Du 17 au 20 juin, VivaTech a accueilli 200 000 visiteurs venant de 165 pays pour découvrir plus de 15 000 startups et écouter les 1 155 prises de parole. La part du bâtiment est modeste.



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VivaTech grandit, s’internationalise et fête son dixième anniversaire Porte de Versailles à Paris, dans le pavillon 7 du parc des expositions. Sur trois étages, de grands stands ombrelles de grandes entreprises – La Poste, LVMH, Samsung ou ADOBE – abritaient un peu plus de 15 000 start-ups. Dire que nous les avons toutes rencontrées serait exagéré. La plupart des innovations portaient sur l’IA, notamment appliquée aux fonctions commerciales et à la gestion des systèmes informatiques des entreprises, mais nous en avons découvert une vingtaine proposant d’intéressantes innovations dans notre domaine : le bâtiment et l’énergie. Voici les six premiers.

 

 

Wattel Wall et Wattel Go

 

Sur le stand de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ZCE proposait une gamme complète de modules connectés, de bornes IRVE et d'une plateforme de supervision cloud pour le pilotage des consommations d’énergie des bâtiments. © PP

 

L’entreprise ZCE montrait notamment le Wattel Wall, une prise murale intelligente, installée en remplacement d'une prise standard, elle mesure, contrôle et transmet les données de consommation de chaque équipement branché, avec ports USB intégrés. ZCE montrait aussi Wattel Go, la version portable de la Wattel Wall, branchée sur n’importe quelle prise standard.

Les deux prises Wattel Wall et Wattel Go mesurent trois grandeurs de consommation au point d'usage (W, kWh, cos φ), permettent un contrôle On/Off individuel à distance, comportent un capteur de température intégré, détectent les consommations d’électricité fantômes, transmettent les informations en Bluetooth / Wi-Fi / MQTT pour une remontée automatique vers le cloud ZCE et envoient des alertes en cas de dérive ou d'anomalie. Le cœur du système ZCE est constitué par le dashboard et le cloud qui centralisent toutes les données énergétiques des bâtiments, permettent un pilotage intelligent et génèrent les rapports de conformité avec supervision en temps réel par zone, par bâtiment, par équipement. Une IA prédictive analyse en permanence le fonctionnement pour anticiper les anomalies. L’application génère des rapports RSE et empreinte carbone exportables, envoie des alertes automatiques en cas de dérive, assure la gestion des accès et des rôles utilisateurs. L’application – le dashboard – est compatible tablette et mobile iOs et Android pour les managers. ZCE ouvre ses API pour intégration des données dans des GMAO / BMS existants.

Enfin, ZCE propose un hébergement cloud sécurisé et le maintien de données souveraines.

 

 

Blue Planet Ecosystems

La start–up autrichienne Blue Planet Ecosystems, soutenue par la Fondation de l’Université Paris-Saclay, par le Conseil départemental de l’Essone, et l’opérateur de data centers français Data4, présentaient le prototype d’un data center capable de réutiliser la chaleur produite par l’exploitation du data center pour produire de l’énergie en cultivant des algues. Le projet explore la capture du CO2 pour reproduire un mécanisme de photosynthèse permettant de cultiver des algues qui seront ensuite recyclées en biomasse pour développer des sources d'énergie circulaire et des bioproduits pour divers secteurs industriels. En s'appuyant sur une équipe pluridisciplinaire, ce projet innovant pourrait transformer le campus de Marcoussis en modèle de référence, réplicable à l'international.

 

Le projet vise à capter le CO2 pour reproduire un mécanisme de photosynthèse artificielle favorisant la culture d'algues. Celles-ci sont ensuite valorisées sous forme de biomasse afin de développer des solutions énergétiques circulaires ainsi que des bioproduits à destination de multiples filières industrielles. © PP

 

 

HexaDone

Soutenue par la Banque des Territoires et par Orange, HexaDone est un éditeur de logiciel qui offre une plateforme évolutive et sécurisée pour simplifier la gestion des données territoriales. Ils mettent à disposition des outils d'observabilité, d'intelligence artificielle et d'aide à la décision, permettant à chaque collectivité de piloter le présent et d'anticiper l'avenir.

En janvier 2026, HexaDone a acquis la société Hyvilo, spécialiste de l’analyse des données. En acquérant Hyvilo, start-up fondée en décembre 2020 à Besançon, HexaDone enrichit sa plateforme d'une suite de modules métiers prêts à l'emploi. Reposant sur une modélisation orientée "objets de gestion" – actifs, équipements, obligations, processus, décisions, liens –, ces modules, entièrement paramétrables, dépassent les silos organisationnels et permettent de mieux gérer et exploiter des données complexes. L'ensemble constitue une solution intégrée, ouverte et interopérable, qui couvre toute la chaîne de valeur : compilation, analyse, traitement et stockage des données, jusqu'à l'exécution opérationnelle.

 

HexaDone est la solution française dédiée aux collectivités locales pour accélérer leur transformation numérique et écologique grâce à la donnée. © PP

 

 

Revolty

Revolty recycle les batteries issues de la mobilité électrique. Chaque année, des millions de batteries lithium-ion encore pleines de potentiel sont extraites des véhicules électriques. En même, des centaines de milliers de foyers solaires en France perdent jusqu’à 60 % de l’énergie qu’ils produisent, faute de pouvoir la stocker. Revolty rapproche ces deux mondes et revalorise des batteries de seconde vie issues de la mobilité électrique et du stockage stationnaire pour fabriquer des batteries solaires résidentielles, locales, durables et abordables.

 

La batterie Revolty est garantie 10 ans et proposées en 5, 10 et 15 kWh de capacité. Elle est compatible avec toute installation PV, neuve ou existante. Elle est fournie avec une application, pour un pilotage par Ethernet et en Wifi et un pilotage automatique en heures creuses. © PP

 

 

Enermap by Engie

Enermap, développé par Engie, est un outil d’aide à la décision qui permet aux collectivités d’identifier et de planifier leurs potentiels énergétiques, en proposant une vision simple et intégrée de leurs enjeux territoriaux. Enermap porte sur le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, le biogaz, les batteries, les réseaux de chaleur et les réseaux de froid et propose un constat factuel des potentiels en énergies renouvelables sur un territoire. Selon Engie, accélérer la production locale d’énergies renouvelables, c’est renforcer la résilience des territoires face au changement climatique, leur attractivité et améliorer la qualité de vie des habitants.

 

Enermap est développé par Engie. © PP

 

 

Décarboner les logements sociaux

RegenEAU et la CIEC, filiale d’ENGIE Solutions, s’allient pour la décarbonation des logements sociaux. Une étude de faisabilité en vue de la mise en place d’un premier démonstrateur visant à récupérer jusqu’à 60 % de la chaleur contenue dans les eaux usées d’un bâtiment a abouti. RegenEAU a développé une pompe à chaleur eau/eau, capable de récupérer la chaleur des eaux usées, des eaux grises et des eaux noires pour produire de l’ECS. RegenEAU promet jusqu’à 75 % de demande d’ECS couverte et une réduction des coûts d’exploitation jusqu’à 50 %. Le cœur du système est le séparateur solide-liquide breveté pour eaux usées. Il est conçu pour extraire les solides et diriger les liquides vers le système. Il s’installe sur la conduite principale de drainage sanitaire, gérant à la fois les eaux grises et les eaux noires. La séparation solide-liquide s’opère passivement de manière gravitaire, donc sans action mécanique (aucun moteur) et sans filtre. Ensuite RegenEAU propose deux ensembles de pompes à chaleur : PH2 pour 50 logements et PH3 pour 75 logements.

 

RegenEAU et la CIEC, filiale d’ENGIE Solutions, s’allient pour la décarbonation des logements sociaux. © PP



Source : batirama.com / Pascal Poggi / © PP

L'auteur de cet article

photo auteur Pascal Poggi
Pascal Poggi, né en octobre 1956, est un ancien élève de l’ESSEC. Il a commencé sa carrière en vendant du gaz et de l’électricité dans un centre Edf-Gdf dans le sud de l’Île-de-France, a travaillé au marketing de Gaz de France, et a géré quelques années une entreprise de communication technique. Depuis trente ans, il écrit des articles dans la presse technique bâtiment. Il traite de tout le bâtiment, en construction neuve comme en rénovation, depuis les fondations jusqu’à la couverture, avec une prédilection pour les technologies de chauffage, de ventilation, de climatisation, les façades et les ouvrants, les protocoles de communication utilisés dans le bâtiment pour le pilotage des équipements – les nouveaux Matter et Thread, par exemple – et pour la production d’électricité photovoltaïque sur site.
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