L’UNICEM (Union Nationale des Industries de Carrières et Matériaux de construction) publie son Manifeste, une déclaration d’intention qui souligne le rôle stratégique de la filière minérale dans le fonctionnement quotidien des territoires.
Au-delà de l’organisation professionnelle, ce document met en lumière les femmes, les hommes et les entreprises qui produisent localement des matériaux essentiels, dans un cadre réglementaire strict et sous le contrôle constant des services de l’État.
L’UNICEM affirme sa priorité : assurer la disponibilité continue des matériaux de construction au plus proche des chantiers, afin de répondre aux besoins structurants des collectivités, qu’il s’agisse de logements, d’équipements publics ou d’infrastructures. Le Manifeste rappelle quelques repères : chaque année, 400 millions de tonnes de granulats sont consommées en France, dont 100 millions issues du recyclage, et 32 millions de m3 de béton prêt à l’emploi sont produits pour un usage de proximité, à moins de 50 km des carrières et 30 km des centrales BPE.
Dans ce cadre, l’UNICEM appelle à renforcer la coopération avec les collectivités et à instaurer un dialogue transparent et structuré, intégrant :
– la prise en compte de la filière minérale dans les documents d’urbanisme ;
– La protection comme la sécurisation des gisements et fonciers ;
– L’organisation concertée des flux et des conditions de circulation pour les chantiers, notamment pour le transport du béton prêt à l’emploi ;
– Et, enfin, la mise en place d’actions de sensibilisation et de transparence, comme des visites de sites et des journées portes ouvertes.
Ces mesures visent à consolider la résilience territoriale et à garantir un approvisionnement stable, difficilement remplaçable par des importations, dont l’impact environnemental, social et économique serait lourd.
L’UNICEM rappelle que l’activité minérale est souvent la dernière industrie en milieu rural et constitue un véritable moteur économique : elle maintient des emplois durables, structure le tissu local et, en fin de carrière, les sites peuvent générer de nouvelles opportunités pour les territoires, qu’il s’agisse d’espaces naturels, de loisirs ou de projets photovoltaïques.
La filière s’engage également dans la transition environnementale. La valorisation des matériaux inertes atteint 92 %, et le béton est intégralement recyclable. Ces engagements sont encadrés par le Label RSE Industries minérales, outil de progrès et de suivi pour l’ensemble des entreprises du secteur.
Le Manifeste met en avant trois axes majeurs de l’action collective de la filière : garantir un approvisionnement local durable et sécurisé, soutenir l’emploi et l’économie de proximité, et contribuer concrètement à la transition environnementale.

"Sans granulats, sans béton, sans roches ornementales, il n’y a ni routes, ni écoles, ni hôpitaux, ni réseaux, ni ouvrages structurants", rappelle l’UNICEM, qui appelle à considérer ces matériaux comme essentiels à la vie collective. © UNICEM
Le document insiste sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’UNICEM, ses délégations régionales et les collectivités locales.
Sur le terrain, le dialogue est déjà effectif : en Nouvelle-Aquitaine, 85 % des maires accueillant une carrière considèrent cette activité comme une chance pour leur commune (sondage COHDA 2024), et ce d'autant plus que l’UNICEM propose un modèle de partenariat gagnant-gagnant, dans lequel les territoires bénéficient d’un approvisionnement fiable et durable tandis que la filière voit son rôle reconnu et soutenu, au service de l’intérêt général.