JO-2024 : retombées économiques revues à la hausse, en particulier pour la construction

Affiche officielle des JO 2024, dessinée par Ugo Gattoni. © Ugo Gattoni

Les JO-2024 devraient générer des retombées économiques comprises entre 6,7 et 11,1 milliards d'euros pour Paris et sa région, selon une étude commandée par le CIO, dont 2,1 milliards pour la construction.




Les Jeux olympiques (26 juillet-11 août) et paralympiques (28 août-8 septembre) devraient générer des retombées économiques comprises entre 6,7 et 11,1 milliards d'euros pour Paris et sa région, selon une étude commandée par le CIO (Comité International Olympique) et le comité d'organisation Paris-2024.

 

 

 

Les trois scénarios du CDES

Le CDES (Centre de Droit et d'Économie du Sport), qui a actualisé mardi 14 mai les chiffres d'une précédente étude réalisée en 2016, a revu à la hausse ses prévisions de retombées économiques, alors graduées entre 5,3 à 10,7 milliards d'euros pour l'Île-de-France, qui concentre "une très large majorité des sites de compétition ainsi que la plupart des épreuves sportives", précise le CDES.

Trois scénarios sont ainsi envisagés, pour des estimations mesurant "le surcroît d'activité par rapport à une situation où l'événement" n'aurait pas été organisé, plutôt que la "rentabilité" des Jeux, qui sera évaluée dans une étude distincte, comme souhaite le préciser Chrisophe Lepetit, le responsable des études économiques au CDES.

 

 

Le "scénario bas"

Le "scénario bas" du CDES prévoit des retombées de 6,707 milliards d'euros entre 2018 et 2034, réparties entre trois grands secteurs, dont :

– l'organisation (3,2 milliards),

– la construction (2,1 milliards),

– et le tourisme (1,4 milliard).

 

 

Le "scénario central"

Le "scénario central" mise sur un impact économique de 8,99 milliards d'euros dégroupés ainsi : 3,8 milliards d'euros liés à l'organisation, 2,5 milliards à la construction et, enfin, 2,7 milliards découlant du tourisme.

 

 

Le "scénario haut"

Enfin, le "scénario haut" mise sur des retombées de 11,145 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour l'organisation, 3 milliards pour la construction et 3,6 milliards pour le tourisme.

 

 

Ces chiffres sont des estimations en euros courants, autrement dit ils prennent en compte l'inflation survenue depuis la dernière étude du CDES. Sans prise en compte de l'inflation, l'impact économique des Jeux pour l'Île-de-France oscille entre 5,7 et 9,5 milliards d'euros, soit une estimation comparable à celle de 2016 et même inférieure pour le "scénario central" et le "scénario haut". Les études disponibles sur les retombées économiques des Jeux anticipent un impact limité sur l'économie française : "hausse de recettes fiscales et sociales de 5,3 milliards d'euros", selon le cabinet Asterès, tandis que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a lui jugé en mars que le bénéfice éventuel des Jeux serait davantage "psychologique" qu'économique.

 

 

 

90 % de fournisseurs français

Olivier Debargue, le directeur délégué aux achats du comité, a affirmé lors d'une conférence de presse à Saint-Denis que, sur les 2,7 milliards d'euros d'achats du comité d'organisation Paris-2024, près de "90 % de nos fournisseurs sont français" : sur les 2 400 primo-fournisseurs de Paris-2024, 2 075 sont implantés en France (pour les 600 sous-traitants, la nationalité n'a pas été précisée). Les deux tiers des TPE/PME lauréates de marchés publics lancés par Paris-2024 sont implantées dans la région capitale.

Parmi les fournisseurs français, Paris-2024 recense "79 % de TPE-PME et plus de 300 structures de l'ESS (Économie Sociale et Solidaire)". Et 14 % des sociétés attributaires des marchés remportés par des fournisseurs français sont des entreprises de taille intermédiaire, est-il encore détaillé.

Du côté de la Solideo, "25 % des marchés devaient être réservés aux TPE, PME et structures de l'ESS", a rappelé Antoine du Souich, son directeur de la stratégie et de l'innovation. Pari tenu, puisque 801 millions d'euros de marchés publics, soit 36 % du total, ont été passés auprès de ces entreprises, soit bien en-deça de l'objectif des 25 % (atteint dès janvier 2023).

 

"Fin 2025, il n’y aura plus de salariés Solidéo, on s’adossera alors à Grand Paris Aménagement pour finir", avait expliqué en début d'année Nicolas Ferrand, le directeur général exécutif de la Solideo. © Fanck Fife / AFP

 

 

En conclusion, Tony Estanguet, le président du comité d'organisation, rappelle que "la vraie raison d'être [des Jeux] de Paris-2024, c'est d'abord de mettre à l'honneur le sport et les valeurs olympiques et paralympiques. Mais c'est aussi d'utiliser les Jeux pour réussir à créer un impact dans notre pays d'un point de vue économique".

 



Source : batirama.com / AFP / Laure Pophillat

L'auteur de cet article

photo auteur Laure Pophillat
Laure Pophillat est rédactrice web polyvalente depuis plusieurs années. Curieuse, éclectique et investigatrice, tous les thèmes pertinents (et donc passionnants) l’intéressent ! Pour Bâtirama, elle rédige avec bonheur sur un large spectre de sujets couvrant l’entièreté de la filière BTP (actualités, conjoncture, réformes, innovations, etc.). Elle apprécie notamment réaliser des portraits de femmes et d’hommes engagés, inspirés et inspirants, dans un environnement, celui du BTP, toujours en mouvement.
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