VW ID. Buzz Cargo, réussi mais cher

VW ID. Buzz Cargo, réussi mais cher

Premier utilitaire spécifiquement électrique de Volkswagen, l’ID. Buzz Cargo a bien des qualités. Il est notamment très confortable et largement plus stylé que ses concurrents. Mais, il fait payer ses atouts un peu cher.




En général, les VUL sont rarement des gravures de mode. Dans l’ensemble, ils ressemblent plus à des pavés à roulettes qu’à des Ferrari. Ils sont conçus et dessinés avant tout pour être efficaces. L’ID. Buzz Cargo, qui devrait représenter 1/3 de la production totale d’ID. Buzz, cherche à réconcilier utilitaire et glamour. VW a particulièrement soigné le look de son premier VUL conçu dès l’origine pour l’électricité. Le véhicule qui s’inscrit dans la continuité de la famille du fameux Combi a de qui tenir. Cet utilitaire, née en 1950, est devenue une icône de style. Il fut dans les années 70 la coqueluche des hippies puis celle des surfeurs, plus récemment. Pour VW, l’exercice consistait donc à rappeler l’ancêtre sans tomber dans la nostalgie.

 

 

Sympathique et stylé…

 

 

Esthétiquement, le nouvel ID. Buzz est assez réussi avec un charmant petit côté ”jouet”. Il reprend du Combi historique, la face avant verticale, abrupte, le capot moteur peu marqué, les roues aux quatre coins et l’arrière vertical. Pour bien faire, peut-être aurait-il fallu lui donner des optiques rondes plus expressives ?

 

Quoi qu’il en soit, l’ID est l’un des rares utilitaires sur lesquels les passants se retournent. Cela peut être un atout pour une entreprise qui cherche à se faire remarquer. Un atout aussi pour un artisan qui ne veut pas rouler dans un VUL diesel blanc, sans charme.  

 

Dans ce cas, la peinture deux tons est recommandée. Comme son aïeul en effet, L’ID. Buzz peut recevoir une peinture bicolore facturée 1520 euros. La version utilitaire Cargo n’a droit qu’à une seule combinaison, le bleu à toit blanc, qui lui va comme un gant. Cette configuration allège la ligne d’un véhicule qui mine de rien, est plutôt costaud.

 

 

Mimi mais costaud…

 

 

Le Cargo propose des dimensions classiques pour un VUL moyen, avec 4,71 m de long et un bel empattement de 3 m. Il propose près de 4 m³ de volume utile et accueille deux euros-palettes comme il se doit.

 

C’est surtout en largeur que le nouvel utilitaire se laisse un peu aller (trop ?). Il mesure en effet, près de 2 m de large (2,21 m avec les rétroviseurs). De ce point de vue, il se place un cran au-dessus du Transporter, le VUL moyen thermique équivalent de VW. Gare donc en ville où cette solide constitution rend les petites rues un peu étroites. Le Cargo reçoit une porte coulissante latérale, la seconde est en option contre 460 euros. A l’arrière, les deux portes battantes de série peuvent être remplacées en option par un gigantesque hayon électrique pas toujours pratique en ville.

 

                                                                                                           

Exclusivement électrique

 

 

 

L’ID. Buzz Cargo est l’un des seuls fourgons actuels développés spécifiquement pour l’électrique. Ses concurrents sont le plus souvent des thermiques électrifiés. Ce fourgon moyen reprend la plate-forme MEB du groupe VW, dédiée aux électriques. Les batteries sont donc très bien intégrées dès la conception, dans le soubassement.

 

Elles ne pénalisent que fort peu le volume utile. En revanche, elles représentent 493 kg supplémentaires qui se font sentir. En l’occurrence, l’ID. Buzz Cargo pèse 2.350 kg pour un poids total autorisé de 3 tonnes. Pas la peine d’être un éminent mathématicien pour déduire que la charge utile s’établit à 632 kg seulement, à comparer aux 867 kg que peut engloutir un VW T6.1 thermique équivalent. Le Cargo risque donc de se retrouver rapidement à rouler en surpoids et donc en infraction.

 

 

Au volant…

 

 

Au volant de l’ID. Buzz Cargo, on est assis haut. On se sent un peu comme dans un Range Rover. Les batteries logées dans la plate-forme expliquent cette position de conduite haut-perché. Le conducteur a l’agréable sensation de dominer la circulation.

 

A l’avant, les trois places sont proposées de série. Elles se répartissent ainsi : un fauteuil individuel pour le conducteur et une banquette pour les deux autres passagers. Une option à seulement deux sièges est aussi proposée. A noter qu’une version Flex Cab à cabine approfondie est actuellement en développement. Elle est prévue pour début 2024. Bien pratique, pour convoyer des ouvriers sur un chantier.

 

 

Propulsion

 

 

 

 

L’unique moteur de 150 kW disponible, soit 204 ch, est placé sur l’essieu arrière. L’ID. Buzz est donc une propulsion, contrairement aux VUL thermiques modernes, en majorité tractions. Le centre de gravité placé très bas procure un comportement routier impérial. L’utilitaire allemand est collé au sol. Electrique oblige, les démarrages sont vifs. Les reprises un peu moins, par la faute du poids qui modère les ardeurs du Cargo. Mais rien de catastrophique. Le véhicule file à 145 km/h en pointe, ce qui est suffisant… pour perdre des points. Le Cargo se révèle maniable et notamment en ville, ce qui est une petite surprise vu sa corpulence. Il jouit notamment d’un rayon de braquage modéré de 11 m.

 

En matière d’électrique, l’autonomie est en général, le point faible sur les utilitaires. De ce point de vue, l’ID avec 416 km théoriques, pour une batterie de 77 kWh, s’installe d’emblée devant tous ses concurrents. Le VUL moyen de Stellantis, son plus dangereux rival, plafonne à 330 km avec la “grosse” batterie de 75 kWh, soit presque 100 km de moins.

 

La recharge intégrale du Cargo s’effectue en 7 heures, sur une prise classique de type borne publique (11 kW). Sur un chargeur rapide en courant continu (jusqu’à 170 kW), on récupère théoriquement, 80 % d’autonomie en une demi-heure.

 

 

Equipements… en option

 

 

L’ID. Buzz Cargo se révèle particulièrement confortable. Fauteuils moelleux, suspensions très douces et silence admirable se conjuguent pour atteindre un niveau très rarement atteint sur un VUL. Au volant, on se croit dans une berline moderne. Les longs trajets ont moins de prise sur le conducteur qui arrive frais et dispos. La conduite est simple mais l’instrumentation regroupée sur la dalle centrale, n’apparait en revanche, pas très pratique et pas assez instinctive.  

 

En matière d’équipements, les options sont légions. Ça commence par la console centrale avec rangement à 155 euros, ça continue avec la clim à 300 euros et ça finit avec la cloison de séparation avec trappe pour objet long facturée 270 euros. Vendu à 57.500 euros en prix de base, un Cargo bien équipé s’achemine mine de rien, vers les 60.000 euros. Et c’est bien là que le bas blesse. Le VUL électrique de VW est beaucoup plus cher que ses équivalents de Stellantis. Et même le Mercedes e-Vito (sous-motorisé) débute juste sous les 50.000 euros. L’ID. Buzz Cargo s’avère bien plus cher qu’un modèle diesel, mais peut circuler au sein des ZFE. Il bénéficie en outre, du stationnement gratuit dans de nombreuses grandes villes. Autant d’atouts qui peuvent influencer l’artisan au moment du choix.

 

 

 

 

Principales données techniques du Volkswagen ID.Buzz Cargo

  • Moteur : électrique
  • Puissance : 204 ch
  • Batterie : 77 kW
  • Autonomie : 416 km
  • Transmission : propulsion
  • Boîte de vitesse : automatique
  • Longueur : 4,71 m
  • Largeur : 1,98 m
  • Empattement : 2,98 m
  • Hauteur : 1,93 m
  • Volume de chargement : 3,9 m3
  • Charges utiles : 632 kg
  • Poids : 2368 kg
  • PTAC : 3000 kg
  • Vitesse limitée : 145 km/h
  • Prix de base : 56 990 euros


Source : batirama.com/Nicolas Dembreville

L'auteur de cet article

photo auteur Nicolas DEMBREVILLE
« Depuis tout petit, j’aime l’automobile et sous toutes ses formes. » Les utilitaires, par leur côté pragmatique et fonctionnel, intéressent vivement Nicolas Dembreville, journaliste parisien de 52 ans. Décrypter l’actuel “passage à l’électrique” plus ou moins contraint par la législation de ce secteur, le passionne. Il cherche à informer, renseigner, accompagner les artisans le mieux possible dans cette révolution automobile. En parallèle, Nicolas écrit également sur l’horlogerie, le design ou les phénomènes de société.
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