Rénovation acoustique des sols : un panorama technique plus large

Rénovation acoustique des sols : un panorama technique plus large

Si ce marché est relativement marginal, il est très disputé techniquement.

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L'offre relativement large aujourd'hui d'isolants acoustique permet de répondre au nombreux cas de figure de la rénovation. Photo © FoxiGraph

 

 

Si le traitement acoustique des sols concerne une surface annuelle de chantier faible, il demande une technicité et une offre globale de produits très techniques que peu d’industriels sont en mesure de présenter sur le marché. Globalement, les kits rassemblent le résiliant, en rouleau ou en dalles, la colle de fixation et tous les produits pour assurer la pose du revêtement : grille d’armature, colles, joints spécifiques pour les carrelages. Depuis l’application de la Réglementation acoustique 2000 (NRA 2000), les enjeux des différents fournisseurs – PRB, Weber, Forbo… – sont connus : apporter des produits efficaces, d’un abattement au bruit d’impact (de 19 à 21 dB) et répondre de manière simple aux cas de figures qui se présentent.

 

 

Répondre à la rénovation lourde

 

 

Car ce marché concerne très majoritairement la rénovation et demande de répondre à la spécificité des situations. Quelles sont-elles ? Il peut s’agir d’immeubles en copropriétés où les occupants modifient les pièces et retirent les moquettes très absorbantes, de réhabilitations lourdes de logements collectifs, de transformation de bureaux en logements…

 

S’il existe des produits absorbants épais, la tendance dans ce domaine est de proposer des isolants très minces, de quelques millimètres. Ces solutions présentent de nombreux intérêts. Adaptés aux sols qui ne demandent pas de ragréage, ils contribuent à réduire les délais de chantier : avec sa référence Planiphone Confort, PRB parvient à diviser le délai de chantier par deux : 36 à 48 heures au lieu de 84 à 96 heures.

 

 

Accepter les grands carrelages

 

 

En outre, toute la recherche et développement des fournisseurs consiste à développer des complexes de plus en plus performants en termes de trafic. L’idée principale est de pouvoir utiliser du carrelage plutôt que des sols souples (vinyl, lames de parquets composites…). La plupart des systèmes sont couverts par des avis techniques autorisant un niveau de poinçonnement P2 ou P2 s. Mais l’ambition est de parvenir à un niveau de circulation plus exigeant, de type P3, un niveau habituellement demandé en tertiaire. Le fin du fin étant de pouvoir poser des carrelages de très grands formats, jusqu’à 60 × 60 cm. Une gageure pour un matériau absorbant mince auquel sera demandé un compromis de rigidité et de souplesse. Aucun système ne dispose d’avis technique couvrant ces usages, mais des fournisseurs proposent aux concepteurs de leur rédiger un dossier technique, avec une garantie à la clé.

 

Autre point dur sur lequel se penchent les bureaux de R&D : concilier le traitement acoustique et l’utilisation dans les pièces humides qui comportent des siphons de sol. Actuellement, le cas de la douche à l’italienne est traité avec une surépaisseur de quelques centimètres. Pour être affleure, des solutions sont formulées, améliorant la résistance à la flexion des sols isolés à l’aide de treillis à mailles fines – 4 × 4 mm – et d’une protection contre les infiltrations autour des siphons par de larges platines en inox de 10 à 12 cm de diamètre… Ce concept devrait encore évoluer.

 

 

L’isolation acoustique des sols : un petit marché très disputé

 

 

Au total, les ventes de produits spécifiquement destinés à l’isolation des sols aux bruits de chocs se résumeraient à un volume de 600 000 m² selon le SNMI, syndicat des fournisseurs de mortiers et colles. Ce qui, rapporté aux surfaces de chantier, se traduit par un relativement faible nombre d’opérations.

 

Ces chantiers se déroulent quasi uniquement en rénovation, qu’il s’agisse de rattraper les défauts inhérents aux structures anciennes ou d’intervenir de manière efficace après le retrait de moquettes. Selon les fournisseurs, l’élan donné à la rénovation dope ce marché. Il est aussi possible qu’il trouve ses marques dans le neuf où les produits permettent de répondre aux difficultés liées aux structures légères.

 

 

 

30 ans de réglementation… Et une prise en compte dans les normes volontaires de construction

 

 

La loi de prévention contre le bruit dans les logements fêtera ses 30 ans ce 31 décembre, et il paraît évident que ce texte a beaucoup fait évoluer la construction neuve comme la rénovation. D’une part, les limites fixées font aujourd’hui consensus : au maximum 58 dB de pression acoustique transmise et une tolérance de 3 dB en logement ; un seuil de 60 dB en locaux de santé et hôteliers. Soit la limite de ce qui est nommé "bruit ambiant". Ces mesures ont été durcies le 1er janvier 2013 par l’application du décret du 27 novembre 2012 qui demande aux maîtres d’ouvrage neufs d’attester la prise en compte des règles acoustiques à l’achèvement des travaux et de les joindre au permis de construire. D’autres part, les offres industrielles techniquement les plus développées permettent de produire des abattements importants avec des kits de produits (matériaux absorbants, colles, mortiers…) pour répondre aux difficultés désormais connues des architectes, bureaux d’études acoustiques et entreprises de pose.

 

Signe de la maîtrise de ce sujet depuis nombre d’années, il est parfaitement intégré dans les normes de qualité de construction, notamment les normes NF et HQE. Cependant, le changement de paradigme dicté par la réglementation environnementale 2020 (RE 2020) pourra marginalement bouleverser l’équilibre construit depuis ces années. En effet, ce texte soutient implicitement les procédés de construction tels que la structure bois, connue pour ses défauts en matière de transmission de bruits. Les concepteurs savent appliquer sur leurs plans les principes de rupture acoustique et de protection entre niveaux. Mais ce point figure parmi les plus délicats et générateurs d’inconfort.

 



Source : batirama.com/ Bernard Reinteau

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