Higher Roch, une nouvelle tour iconique au centre de Montpellier

Higher Roch, une nouvelle tour iconique au centre de Montpellier

Après 5 ans de travail, Higher Roch, une tour résidentielle de 16 étages, a été inaugurée officiellement le 19 mai 2022, un mois avant d'accueillir ses habitants.



Initié en 2017 par Vinci Immobilier et Sogeprom-Pragma, Higher Roch est la figure de proue du projet immobilier City Rock, totalisant trois bâtiments sur une surface de 12 500 m². Higher Roch, tour en R+16, compte 76 logements, du studio à la penthouse. Tous ont accès à un balcon ou une terrasse, entre 15 m² pour les plus petites jusqu'à 110 m² pour la luxueuse penthouse de l'étage supérieur (vendue à 2,5M d'euros!).

 

High Roch est posée sur l'ensemble commercial "Roch n'Store", avec une surface disponible de 1800 m² de commerces, et à côté de deux autres bâtiments : Roch Office (R+6, avec 3 200 m² de bureaux) et So Roch, comptant 26 logements abordables. Situé sur une ancienne friche ferroviaire, ces bâtiments ont pour vocation la réhabilitation du centre-ville de Montpellier et du quartier gare. Cet ensemble immobilier a obtenu le prix Pyramide d'argent 2019 FPI Occitanie-Méditerranée. 

 

 

Une architecture inspirée par les robes des danseuses de flamenco

 

 

Des danseuses de flamenco étaient présentes lors de l'inauguration de la tour le 19 mai 2022. Photo © Emilie Wood

 

 

Xavier Gonzalez, l'un des architectes fondateurs de l'atelier Brenac & Gonzalez & Associés, raconte comment lui est venue l'image du bâtiment. "Nous cherchions une idée pour un bâtiment qui ne soit pas figé, qui donne l'idée de mouvement, de fluidité, et qui soit profondément méditerranéen. Je cherchais, je cherchais... j'avais du mal à trouver. C'est alors qu'un dimanche, alors que j'étais en famille - mes parents sont d'origine espagnole, alors le dimanche, c'est paëlla - je tombe sur la pochette d'un 33 tour qui illustrait une danseuse de flamenco, sa robe en pleine lévitation, tournant à l'horizontal... et formant ces mouvements sensuels. Ça m'a donné l'inspiration. Alors le lundi, on était tous à travailler sur cette image."

 

 

L'architecte Xavier Gongalez au seizième étage de son oeuvre. Photo © Emilie Wood

 

 

Béton blanc, bois et végétal

 

 

En levant les yeux au ciel, c'est le bois que l'on remarque le plus - bien qu'il ne soit pas un élément structurant. La silhouette du bâtiment peut aussi évoquer celle d'un bateau... Photo © Emilie Wood

 

 

Le cabinet Brenac & Gonzalez & Associés a fait le choix de matériaux sobres, n'imposant aucune autre couleur que celle de la matière brute. Ainsi, pour le socle, le béton blanc a été retenu, puis lorsque le socle disparait, il est remplacé par un béton lasuré.

 

"Le béton est un matériaux fabuleux" indique Jean-Pierre Lévêque, architecte associé à Brenac & Gonzalez & Associés. "Malgré la RE2020 et les évolutions de réglementation, on ne va pas tirer un trait sur 150 ans d'histoire de la construction. Je crois vraiment que dans les années à venir, c'est dans ce secteur que le plus de progrès va avoir lieu. Ce travail va reposer sur des recherches et développements intensifs qui ont déjà commencés, par exemple le béton bas carbone à base d'argile. En attendant, il faut faire preuve d'optimisme... et se creuser la tête. Chaque projet est un prototype."

 

Les sous-faces des balcons sous recouverts de bois, "Il vient générer une forme d'écho entre la sensualité, la forme et le côté organique" indique Xavier Gonzalèz. Le côté végétal est suggéré aux occupants, qui disposent de quelques arbustes et jardinières lors de leur installation, afin de leur donner envie de végétaliser leur terrasse ou balcon."

 

 

Des coursives métalliques blanches parcourent les balcons et soutiennent des toiles microperforées (blanches également) qui permettent d'ombrager les terrasses. ©EW

 

 

 

Une vue à couper le souffle. ©EW

 

 

Un bâtiment connecté

 

Les performances énergétiques du bâtiment vont au-delà des exigences de la RT2012 avec un objectif de 42,5 WhEP/m², un niveau équivalent au label E+C- avec classification E1, c'est à dire 15% plus performant que ne le demande la RT2012. Les appartements disposent d'un chauffage collectif via une chaufferie et de climatisation, "une nécessité dans le sud" indiquent les associés. 

 

Afin d'inciter les habitants à un minimum de gaspillage d'énergie, de nombreux systèmes sont connectés et automatisés : une application, "Smart Bulding", créé par la start-up Lono, permet aux habitants d'automatiser l'ouverture et la fermeture des volets roulants en fonction de l'heure, de la météo... assurant ainsi suffisamment de lumière en cas de vacances prolongée pour la survie des plantes vertes mais aussi d'éviter une surchauffe surtout en périodes de grandes chaleurs. De même, le chauffage sera ajusté en fonction de la météo, et de la présence ou l'absence des habitants.

 

L'application peut également servir de réseau social spécialement dédié aux habitants de l'immeuble qui peuvent ainsi se passer des informations utiles : fêtes des voisins, recherche d'une nounou, d'une perceuse... Enfin l'application "A ma place" donne la possibilité aux habitants de se connecter avec les services de l'immeuble : cordonnerie, pressing...

 

Le service a été prépayé pour les trois premières années, et représentera un abonnement de "quelques euros" par mois pour les habitants (tarif variable en fonction de la taille de leur habitat).

 

 

Zoom sur le travail de l'acier assuré par l'entreprises gardoise SPCM

 

 


M. Gilles à son bureau. © SPCM

 

L'entreprise gardoise SPCM, spécialisée pour les projets de métallerie atypiques, a été fondée en 1984 par Bernard Gilles, petit-fils de forgeron passionné par l'acier, alors qu'il était âgé de 24 ans. Fort de ses 38 ans d'expérience et des challenges déjà relevés - notamment l'Arbre Blanc à Montpellier, livré en 2019 ("le projet le plus compliqué techniquement de toute ma carrière" indique le chef d'entreprise), c'est à SPCM qu'on a fait appel pour réaliser l'habillage de l'immeuble. Deux ans d'études ont été nécessaires. "J'ai longtemps réfléchi à comment on allait s'y prendre, et puis j'ai eu l'idée de leur proposer la solution du PRS [Profilés reconstitués soudés, NDLR] - C'est à dire qu'on reconstitue un U pour faire le coffrage et comme ça on fait aussi l'habillage en une seule opération. L'idée a plu, elle a muri... et après ça n'était pas trop difficile à mettre en oeuvre. Ce qu'il fallait, c'était la bonne idée au début."

 

Interrogé sur la conjoncture actuelle de hausse des prix des matériaux, Bernard Gilles confirme : "C'est très tendu. On n'a pas un dossier qui se déroule normalement. Pour vous donner une idée, les taules étaient à environ 800€ la tonne fin 2019, elles sont à 2200€ la tonne aujourd'hui. C'est trois fois plus." Comme les dossiers sont signés un an avant la réalisation, les prix ne correspondent plus. "Nos clients sont fidèles, on essaye de trouver des solutions ensemble. Il n'y a pas de règles. C'est au cas par cas."

 

L'habillage de l'Arbre Blanc, bâtiment également situé à Montpellier, a également été réalisé par l'entreprise SPCM. Photo © Emilie Wood

 

 

 

 

 


Source : batirama.com / Emilie Wood

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