13 candidats MOF aux épreuves qualificatives de la 27e édition du concours

13 candidats MOF aux épreuves qualificatives de la 27e édition du concours

Après un an de retard, lié au Covid, les épreuves qualificatives du concours diplômant « Un des meilleurs ouvriers de France » ont réuni 13 candidats couvreurs à Bourges.





Prévues en 2020, puis reportées en 2021 à deux reprises, les épreuves qualificatives du concours « Un des meilleurs ouvriers de France » ont pu se dérouler au lycée professionnel Jean de Berry à Bourges.

 

Malgré le désistement de certains couvreurs inscrits au concours dès 2020 (21 inscrits), les épreuves qualificatives ont réuni 13 candidats répartis en deux groupes les 16 et 17 novembre dernier. En revanche, l’option 2 de l’épreuve (Ornemaniste métallique) demeure sans candidat pour cette 27e édition.

 

Pourquoi de telles épreuves qualificatives ? Elles servent avant tout à vérifier les aptitudes professionnelles des futurs diplômés MOF. On ne se lance pas en effet dans une telle aventure sans préparation ni un solide bagage.

 

 

La première épreuve a consisté à réaliser une noue à fendis à deux tranchis en ardoise naturelle. Photos©F. Leroy

 

13 candidats MOF couvreurs âgés de 25 à 58 ans

 

Comme lors de la précédente édition, les candidats accueillis dès 8 h 00 par le jury ont dû réaliser deux ouvrages dans la journée. Agés de 25 à 58 ans, ils sont venus de tout l’hexagone (dont un de la Belgique), avec leur caisse à outil et tout l’outillage indispensable pour travailler le plomb, notamment les battes, bananes, bourseaux, maillet.

 

Le premier ouvrage réalisé en matinée (3 h) est une noue à fendis à deux tranchis en ardoise naturelle avec un pied en fer à cheval. Second ouvrage réalisé l’après-midi pendant 3 heures également : une boîte à eau et son trop-plein en plomb d’une épaisseur de 3 mm prise dans une table de 500/500 mm. Une épreuve physique pour les candidats qui ont dû chauffer, battre, plier et repousser la feuille de plomb afin qu’elle ne se transforme en boîte à eau en respectant les dimensions.

 

Le jury composé de 12 professionnels du secteur dont 2 femmes couvreurs, a examiné notamment les cotes de l’ouvrage et les épaisseurs du plomb qui ne doit pas être trop « tiré » sur la naissance.

 

Le métal doit en effet garder un maximum d’épaisseur sur la base de la naissance, afin qu’il puisse bien vieillir avec le temps. A noter que lors de la restauration de la cathédrale Notre-Dame, les couvreurs artisans réaliseront de nouveaux chenaux en plomb comportant ce type de boîte à eau (en 4 mm).

 

 

Pour la seconde épreuve, les candidats ont réalisé une boite à eau en plomb qui commence par un traçage sur la feuille de plomb de 3 mm

 

 

Plusieurs outils sont nécessaires pour former la boîte à eau, dont les battes, bananes, bourseaux et maillets. A noter la combinaison portée par le candidat pour éviter les projections de matière sur ses vêtements.

 

Une épreuve orale avec le jury et la présentation du sujet final

 

Enfin, la journée de qualification des couvreurs comportait une épreuve orale de dossier d’une durée d’une heure. Il s’agit de présenter au jury son expérience professionnelle ainsi qu’une ou deux réalisations significatives personnelles.

 

C’est aussi l’occasion pour le jury de vérifier que le candidat ne s’aventure pas aveuglément dans une épreuve exigeante en termes de rigueur et de temps consacré, et qui durera une année complète.

 

Enfin, la journée s’est terminée par un échange avec les deux membres du jury de la commission chargée du choix de sujet. Un moment qui a permis de dévoiler le sujet imposé aux candidats MOF. « Vous pouvez poser toutes les questions sauf celles concernant la technicité du métier » a insisté le président de classe Laurent Calmanovici qui a précisé que l’on n’est pas à 1 ou 2 cm près pour la réalisation de cette maquette imposante »

 

 

L' équipe renouvelée du jury d'évaluation MOF comporte des enseignants, des salariés et des chefs d'entreprise de couverture dont deux femmes chefs d'entreprise.

 

 

Le jour des épreuves, les candidats sont informés et rassurés par un jury attentif.

 

Un comble à l’impérial couvert en tuiles plates avec tourelle, en 800 h

 

L’épreuve finale, bientôt en ligne sur le site du Coet-MOF, consiste en la réalisation d’un comble à l’impérial couvert en tuiles plates avec pénétration d’une tourelle circulaire avec une lucarne en capucine (3 versants), elle-même couverte en ardoises.

 

L’autre versant est un comble convexe trapézoïdal couvert en joint debout en feuille de cuivre avec une lucarne en demi-cintre (avec épaulette). La réalisation de la maquette fait  appel à tout le savoir-faire et les matériaux maîtrisés par un couvreur : traçage de la tourelle, tuile plate, ardoise, plomb, cuivre, zinc,… Les candidats auront 800 heures pour réaliser cette épreuve. Et la date supposée de la correction aura lieu en décembre 2022.

 

En fin de journée, le sujet a été communiqué aux candidats auxquels un dossier complet a été remis. Le sujet sera mis en ligne sur le site du coet-mof

            

    

27e édition du concours MOF : un soutien financier pour les candidats

 

Cette 27e édition du concours organisée par le Comité organisateur des expositions du travail MOF (Coet MOF) présente des changements par rapport aux éditions précédentes.

 

La nouvelle édition du concours a déjà bien démarré avec plusieurs épreuves qualificatives terminées chez les métalliers-serruriers, les plombiers, la fumisterie et encore la vitrerie-miroiterie, dans le domaine du Bâtiment. Précisons que le concours concerne 17 types de métiers, dont celui des métiers du bâtiment, des travaux publics, du patrimoine architectural. Et dans cette famille, on compte 18 classes*.

 

« Cette 27e édition continue son chemin sur l’égalité des chances et la déontologie, avec une singularité qui est l’évaluation d’un savoir-faire » explique Jean-Luc Chabanne, secrétaire général du COET MOF, le comité organisateur du concours. Concrètement, l’évaluation des candidats MOF se fait désormais sur des indicateurs de performances maîtrisées ou non, et non pas à partir d’une notation.

 

Autre changement à noter : un soutien financier sera apporté aux candidats, lors de la réalisation de l’épreuve finale, dans l’objectif de respecter le principe d’égalité des chances. Le COET a prévu en moyenne une somme de 1500 euros par candidat correspondant au déboursé de la matière première. Le COET cherche par ailleurs des solutions de mécénat dans le cadre de partenariats, les dons étant possibles, selon Jean-Luc Chabanne. A noter que l’Etat finance le concours à hauteur de 2 millions d’euros sur un budget total de 3 millions d’euros.

 

*peinture, couverture, métier du plâtre, menuiserie, métiers de la piscine, carrelage, métallerie-serrurerie), métiers de la pierre, mosaïque d’art, maçonnerie, génie climatique-chauffage, charpente-construction bois, plomberie, ferronnerie d’art, travaux marbriers, solier-solière, vitrerie-miroiterie, fumisterie du Bâtiment

 

 

Les représentants du COET MOF (dont Jean-Luc Chabanne à gauche de l'affiche et Bérengère Noël à droite) assistent au bon déroulement des épreuves qualificatives en cours pour la 27e édition, aux côtés du président de classe Laurent Calmonivici. A noter que l'entreprise Balas, sponsor conventionné, a mis à disposition des candidats des matériaux utilisés pendant les épreuves qualificatives. Deux autres fournisseurs, Fondeur et Express, ont également contribué à titre gratuit à l'évènement de Bourges.

  

 


Source : batirama.com/ Fabienne Leroy

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