Ventilation et qualité de l’air intérieur : une association de filière est née

Ventilation et qualité de l’air intérieur : une association de filière est née

Installations mal mises en œuvre, mal entretenues … Face à l'absence de qualité globale des installations de ventilation, les pros de la ventilation ont décidé de se réunir pour agir ensemble.





Présentée à la presse et au monde professionnel depuis les locaux de la FFB, le 27 janvier, la toute nouvelle Association Française de la Ventilation annonce des objectifs ambitieux.

 

Une bonne partie des acteurs du domaine est représentée au travers des 7 membres fondateurs, qui sont les principales organisations professionnelles : Capeb, Fedene, FNAS, SNEFCCA, Synasav, UMGCCP-FFB et Uniclima* (soit environ150 000 entreprises, 400 000 emplois en France, 2 200 points de distribution et 75 usines).

 

« Nous avions le Club de la Ventilation, mais pas de vraie association de filière », pointe Jean-Paul Ouin (Uniclima), qui précise : « Nous allons ouvrir l’association aux industriels qui souhaitent nous rejoindre, et au-delà, associer de nouveaux membres à nos travaux. »

 

Des actions coordonnées

 

Installations mal mises en œuvre, mal entretenues …  la qualité des installations de ventilation laisse largement à désirer globalement et les pros de la ventilation ont décidé de se réunir pour agir ensemble, dans la même direction.

 

Le président de l’AF Ventilation, Pascal Housset (UMGCCP-FFB) précise : « Nous voulons mettre en place des actions pour aider à développer la ventilation et la qualité de l’air dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, dans le neuf comme dans la rénovation. » L’association veut renforcer et coordonner les actions des acteurs de la ventilation et de la qualité de l’air intérieur.

 

 

Ghislain Eschasseriaux (FEDENE), Jean-Claude Rancurel  (CAPEB), Jean-Paul Ouin (UNICLIMA), Pascal Housset (UMGCCP-FFB), Roland Bouquet (SYNASAV), Jean-Pascal Chirat (FNAS), Fernando Ramos et Tugdual Papillon (SNEFCCA).

 

Améliorer la QAI, une nécessité

 

La mauvaise qualité de l’air intérieur engendre de nombreuses pathologies qui ont un coût sanitaire important. Roland Bouquet, président du SYNASAV, brosse un tableau impitoyable de la situation, notamment dans le logement : Humidité, condensation, moisissures, réseaux encrassés voire bouchés, poses non conformes ou inadaptées, … « Les techniciens de maintenance interviennent 14 millions de fois par an pour essayer de résoudre ces désordres. »

 

Si l’importance de la qualité de l’air intérieur et de la ventilation est reconnue par les Pouvoirs publics et une bonne partie de l’opinion, les bonnes pratiques sont encore loin d’être acquises. « Il nous faut apporter des outils pour aboutir à des installations efficaces et pérennes ; en commençant par l’information du client et de l’artisan», insiste le Président de l’UNA CPC-Capeb Jean-Claude Rancurel.

 

Un beau potentiel marché

 

« Plan climat, Plan de rénovation énergétique des bâtiments, loi Elan, Décret tertiaire, directives européennes et Plan de relance post Covid favorisent la mise à niveau des équipements de ventilation et la recherche de performance pour répondre aux objectifs », note Jean-Pascal Chirat (FNAS), qui évoque les enjeux économiques liés au développement de la ventilation, dans un contexte réglementaire favorable.

 

Dans le résidentiel individuel, un tiers seulement des quelque 10 millions de VMC existantes est entretenu régulièrement. « Notre objectif est de développer l’entretien et favoriser la rénovation du parc pour faire évoluer le taux de remplacement des équipements actuellement de 5 à 7 % vers 8 à 9 %. » Cela correspond à une croissance de marché de 150 à 200 000 unités par an (+20 %).

 

« Dans l’habitat Collectif et le tertiaire, il faudrait systématiser l’entretien et favoriser la rénovation du parc. » Augmenter le taux de remplacement des équipements dans les mêmes proportions qu’en logement individuel reviendrait à installer + 10 000 unités par an (+ 10 %).

 

 

Mettre en place des solutions simples, efficaces et peu coûteuses, pour que la santé et le bien-être des occupants des bâtiments soient mieux pris en compte, sans aller à l’encontre de l’efficacité énergétique des systèmes : tout un programme, que l’AF Ventilation va prendre à bras le corps.

 

Des pros à former

 

Pour soutenir le marché, tous les niveaux de la chaîne doivent être améliorés : la qualité de fabrication des produits, le contrôle technique des installations, une maintenance plus spécialisée et régulière.

 

L’évolution des qualifications est indispensable pour une montée en compétence des professionnels. « Il ne s’agit pas de réinventer les qualifications mais de mieux former nos jeunes sur la compréhension de la QAI, la mise en œuvre des équipements et en particulier, les former en maintenance », remarque Pascal Housset.

 

Le ventiliste exerce dans le tertiaire depuis 30 ans, « Il ne s’agit pas de créer un métier ; c’est aux artisans qui font acte de mettre en œuvre de la ventilation dans une maison neuve auxquels nous nous intéressons », insiste-t-il.

 

La ventilation est l’affaire des plombiers, menuisiers, électriciens, plaquistes, … L’important est de gérer l’interface métiers.

 

 

Pascal Housset, président de la nouvelle association AF Ventilation

 

Trois députés en soutien

 

L’un des credos de l’AF Ventilation est de participer, par ses travaux, à faire évoluer une législation qui date (décret de 1982). Dans le logement, notamment, l’idée est de rendre obligatoire l’entretien annuel des installations par un professionnel qualifié.

 

Les députés Marjolaine Meynier, Claire Pittolat et Luc Fugit, impliqués à divers degrés sur les questions de ventilation et de qualité de l’air intérieur, ont applaudi la création de l’AF Ventilation et ont assuré ses membres de leur soutien enthousiaste.

 

 

*Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment ; Fédération des services énergie environnement ; Fédération française des négociants en appareils sanitaires, chauffage, climatisation et canalisations ; Syndicat national des entreprises du froid, des équipements de cuisines professionnelles et du conditionnement de l’air ; Syndicat national de la maintenance et des services en efficacité énergétique ; Union des métiers du génie climatique, de la couverture et de la plomberie (affiliée à la Fédération française du bâtiment) et Uniclima, le syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques.



Source : batirama.com/ Emmanuelle Jeanson

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