Amendement PTZ+: cri d’alarme de l’Union des maisons françaises

Amendement PTZ+: cri d’alarme de l’Union des maisons françaises

Dans le cadre du projet de lois de finances 2012, le gouvernement propose de supprimer le PTZ+ pour le neuf en zone C et B2. Un amendement qui alarme la profession.




 

L’union des maisons françaises (UMF) pousse un cri d’alarme. Selon l’organisation, supprimer le PTZ+ pour le neuf en zone C et B2, c’est remettre en cause, en année pleine, 44 000 constructions de maisons et plus de 100 000 emplois.

 

L’UMF estime que la concentration des aides sur les zones dites tendues, en excluant les communes de la zone C et B2, est un contresens économique et social. 

 

« Il faut aider l’accession elle est la plus importante et les aides sont les plus efficaces économiquement et socialement, c’est à dire en zone C (32 000 communes, 9% du territoire et 40% de la population) ».

 

Maisons neuves : forte demande en zone C

 

L’accession en maison neuve en secteur diffus est le mode le plus performant de ces 10 dernières années. Or cette accession se fait très largement en zone C.

 

Selon l’organisation professionnelle, cette décision du gouvernement qui vient sanctionner les aides en zone C ira lourdement pénaliser l’accession des ménages modestes et moyens.

 

« En termes d’activité économique bâtiment et d’emploi de proximité, la filière accession génère 2,5 emplois par maison. Or 67% des permis de construire en maison sont délivrés en zone C », rappelle l’UMF

 

PTZ+ : des montants de travaux très bas en zones tendues

 

Et l’organisation de rappeler, que depuis la réforme du PTZ+ entrée en vigueur en 2011, 75% des PTZ+ vont à l’ancien et sur cette masse, 43% sont consommés en zones tendues A et B1 avec des montants de travaux ridiculement bas, oscillant entre 1020 et 1848 €. 

 

« Correllés au coût moyen de l’opération au m2 qui évolue entre 4 173 et 2 493 euros, ces chiffres montrent clairement que ces aides vont aux plus aisés, qui plus est sans retour sur la collectivité en l’absence de travaux » indique l’UMF.

 

Elle propose ainsi que les arbitrages à venir favorisent plutôt l’aide sur le neuf et l’ancien sous condition d’une forte proportion de travaux (54%  du prix d’achat comme exigé initialement en 1997 lors de l’ouverture du dispositif à l’ancien) et en supprimant tous les effets d’aubaine sur les zones tendues.

 

 

Source : batirama.com

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