Cure de jouvence pour le Tramway du Mont Blanc centenaire

Cure de jouvence pour le Tramway du Mont Blanc centenaire

Lla concession de service public a été octroyée pour 15 ans à la Compagnie du Mont Blanc (CMB) chargée de dépoussiérer cet attrait touristique ronronnant.






Le plus haut train à crémaillère de France, long de 12,5 km, connaît une fréquentation annuelle en baisse depuis 10 ans, avec environ 140.000 passages contre 180.000 dans les années 2000. Pour cette "pépite" datant de 1904, le conseil départemental de la Savoie a pris le temps d'un appel à concurrence pour "repenser le produit", a expliqué son président Christian Monteil.

 

La délibération, entérinant le choix de la CMB associée à la Caisse des Dépôts (CDC, pour 20%), a été votée à l'unanimité par l'assemblée... tenue en visioconférence en ce temps d'épidémie.

 

La CMB, qui opérait le Tramway depuis 40 ans, garde donc les rênes, mais avec un projet ambitieux, soutenu massivement par 80 millions d'euros de la Savoie: 65 millions d'investissement et 15 M EUR de subvention de fonctionnement lissés sur les 15 ans.

 

186 000 passages visés en 2026

 

Pour atteindre les 185.000 passages en 2026 et même 210.000 à l'horizon 2035, et surtout cesser d'être déficitaire, la CMB a repensé tout le voyage. Elle veut gagner d'autres clientèles et toucher aussi bien des retraités que des scolaires, des familles que des alpinistes à l'assaut du toit de l'Europe occidentale.

 

"Ce tramway est attachant, même s'il est difficile à exploiter", a confié Mathieu Dechavanne, PDG de la CMB. Une attention toute particulière sera portée à son terminus, le Nid d'Aigle (2.372 m), connu surtout pour son refuge, point de départ de la voie royale du Mont Blanc. Une nouvelle gare -- HQE comme tous les autres bâtiments rénovés - , intégrée au paysage, va y être construite, permettant une arrivée à plat pour des publics non aguerris.

 

Un circuit de randonnée d'une heure sera tracé pour permettre une boucle passant par une plateforme d'observation au-dessus du glacier du Bionnassay. Chacune des gares (Fayet en bas à 580 m d'altitude), Saint-Grevais, Col de Voza, Bellevue et Nid d'Aigle aura sa rénovation et un espace thématique (histoire du tramway, la montagne plaisir, la haute montagne).

 

Les 3 nouvelles motrices, commandées au Suisse Stadler, garderont les noms des anciennes Anne, Jeanne et Marie, les trois filles du concessionnaire qui avait repris l'exploitation en 1956. M. Dechavanne espère ouvrir "début juin", avec le déconfinement. Il présentera au préfet ses protocoles, validés par la médecine du travail et le CHSCT de la CMB (achats massifs de masques, caméras thermiques et gel hydroalcoolique).



Source : batirama.com

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