Planchers et chapes : Incorporation et pose maîtrisée vecteurs de croissance

Planchers et chapes : Incorporation et pose maîtrisée vecteurs de croissance

Contribuer à optimiser les chantiers avec des solutions sécurisées qui réduisent du même coup la pénibilité, les planchers et chapes se plient à ces exigences tout en apportant d’autres arguments.



Si le recours au vide sanitaire en plancher bas dépasse les 75 %, avec une prime pour l’insertion d’une couche isolante en panneaux ou rouleaux entre la dalle de compression et la chape flottante, d’autres solutions émergent.

 

À l’instar, des planchers chauffants avec dalle de compression. Outre la facilité de mise en oeuvre, et les délais réduits sur chantier, « l’argument est économique, indique Mohamed Djegabar, chef de produit logement chez Rector. Au lieu d’une double prestation, le chauffage est directement intégré dans le gros oeuvre ».

 

Avec l’atout de pouvoir proposer des solutions réversibles. Certes, ces systèmes restent l’apanage du neuf, et encore tributaire « de freins psychologiques notamment du côté des Cmistes régionaux. Mais, techniquement, ces systèmes de planchers chauffants intégrés sont totalement aboutis », précise le chef produit logement de Rector.

 

Hors plancher chauffant

 

Du côté des chapes fluides, « le plancher chauffant en maison individuelle représente notre plus gros marché », indique Estelle Rodot-Chazal, cheffe de marché sols chez Béton Vicat. D’où des développements pour apporter toujours plus de polyvalence et faciliter les conditions de mise en oeuvre.

 

« Néanmoins, depuis quelques années nous avons sorti une chape fluide HPC (hors plancher chauffant) spécifique pour le collectif et le tertiaire », ajoute la cheffe de marché sols chez Béton Vicat. Une destination qui attire les faveurs des industriels qui capitalisent « ce segment de marché en faveur de chapes flottantes et de remise à niveau qui est un vecteur de croissance », précise Benjamin Dullin, responsable de gamme Agilia Chape chez LafargeHolcim.

 

Également dans le résidentiel où d’autres solutions ouvrent la voie « spécifiquement à des applications d’allégements de structure avec des chapes allégées autonivelantes qui répondent en faible épaisseur à des problèmes de réservation, de plancher avec flash, de rattrapage de niveau… », conclut Franck Pied, responsable marketing et technique d’Edilteco France qui a lancé en septembre dernier une micro-chape allégée. Une micro-alternative aux chapes fluides qui devraient aussi venir batailler sur le créneau hors plancher chauffant, en rénovation seulement.

 

Sur le marché des planchers bas sur vides sanitaires, il est désormais possible de mettre en oeuvre des planchers poutrelles hourdis associés à des entrevous non isolants dont la performance thermique dépend de l’épaisseur et de la nature de l’isolant en sous-face de la dalle flottante. Mais également des planchers qui en plus d’être structurels sont aussi isolants et chauffants.

 

Ce créneau investi par Rector avec Rehau ou encore Seac et KP1 demeure à l’état de niche. Moins de 3 000 systèmes sont installés par an pour l’instant. Mais il présente un intérêt certain tel que celui de s’affranchir de la chape flottante. Preuve de l’engouement pour cette innovation de rupture portée par la RT 2012 : « depuis le lancement de notre solution il y a trois ans, notre croissance est de 10 % chaque année », dévoile Mohamed Djegabar, chef de produit logement chez Rector.

 

Mise en oeuvre maîtrisée pour croissance assurée

 

Le segment de la chape fluide, que se partagent notamment Anhydritec, Sika, LafargeHolcim, Bétons Vicat, CemFluid, Chryso, etc., est de plus en plus bataillé. Et difficile à quantifier aussi bien d’un point de vue du chiffre d’affaires, que de sa croissance.

 

Néanmoins, si ces solutions affichent encore un léger surcoût par rapport aux chapes traditionnelles, « elles continuent d’être portées pour leurs capacités thermiques ou acoustiques dans le résidentiel comme dans le tertiaire », note Benjamin Dullin, responsable de gamme AgiliaChape chez LafargeHolcim. Avec l’avantage d’une mise en oeuvre maîtrisée par rapport à une chape réalisée à la main laissant encore augurer un niveau de croissance soutenu, au regard des évolutions du contexte normatif.

 

Et bien sûr, le plancher chauffant continuant d’afficher une bonne santé – une maison neuve sur deux en est équipée selon Cochebat, le syndicat national des fabricants de composants et de systèmes intégrés de chauffage, rafraîchissement et sanitaire – ces chapes fluides vont continuer de couler de beaux jours sur les chantiers.

 

L’interview de l’expert

 

 

Benjamin Dullin, responsable de gamme Agilia Chape chez LafargeHolcim « Le marché de la chape fluide reste en forte croissance »

 

Depuis quatre ans, le nombre d’acteurs se multiplie sur le marché de la chape fluide, preuve qu’il reste porteur. Son leader LafargeHolcim capitalise aussi sur les applications hors planchers chauffants. Explications.

 

Quelle est votre vision du marché de la chape fluide ?

 

Benjamin Dullin : Il reste en forte croissance parce qu’il réduit la pénibilité sur les chantiers et améliore la productivité. De plus, le contexte normatif va plutôt dans le sens de la chape fluide.

 

Quels sont ces vecteurs de croissance ?

 

B.D. : Initialement, les chapes fluides ont été créées pour enrober les planchers chauffants. Comme le marché de ces émetteurs reste en croissance, il bénéficie de fait aux chapes fluides. Mais, la partie hors plancher chauffant, d’ailleurs bien plus importante, va continuer de croître. D’une part, à partir de 2023 la certification chapes fluides va faire entrer ces produits dans le domaine de la traditionnalité, une étape qui pourrait déboucher sur un NF DTU dédié.

 

D’autre part, le NF DTU 52.1 qui vise la pose de carrelage scellé a été révisé en juillet 2019. Désormais, les planchers intermédiaires des bâtiments collectifs d’habitation devront être réalisés en pose collée en cas de présence d’une sous-couche acoustique, favorisant du coup l’application de chape fluide, très avantageuse dans ce contexte. Enfin, les entreprises et les artisans sont en attente de solutions faciles à mettre en oeuvre sur les chantiers.

 

Quelles compétences doivent avoir les entreprises pour développer leur chiffre d’affaires ?

 

B.D. : Une bonne maîtrise technique reste essentielle. Néanmoins, au regard du nombre de réseaux d’applicateurs agréés qui se développent via les différents industriels, la concurrence est forte également pour les chapistes. Afin de pouvoir se démarquer dans ce contexte, les entreprises doivent aussi faire valoir une véritable démarche commerciale.

 

Sur quels produits et systèmes du futur travaillez-vous ?

 

B.D. : À l’image de la nouvelle formulation d’Agilia Chape Thermic C-3000 qui a su séduire nos clients en supprimant les étapes de cure et de ponçage, nous continuons de développer des chapes dont l’application va être simplifiée pour offrir un maximum de productivité sur le chantier en facilitant la mise en oeuvre.

 

 


Source : batirama.com / S.L.H

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