Domaine d’application
Le DTU 43.1 « Étanchéité des toitures terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de plaine » donne les prescriptions de mise en œuvre d’étanchéité :
réalisées sur des éléments porteurs en maçonnerie conformes au DTU 20.12.
Le DTU 43.1 est applicable :
La version en vigueur de ce DTU, à la publication de cette fiche, est celle de novembre 2004.
Matériaux visés
Les exigences que doivent respecter les matériaux nécessaires à la mise en œuvre d’une étanchéité des toitures terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de plaine (matériaux pour : pare-vapeur, isolation thermique, revêtement d’étanchéité, couches d’indépendance, protection d’étanchéité, ouvrages annexes, etc.) sont données dans la partie 1-2 « Critères généraux de choix des matériaux » du DTU 43.1.
Mise en œuvre : l’essentiel
Dispositions générales
Les pentes doivent être indiquées sur les plans et exécutées par l’entreprise de gros œuvre, soit directement sur l’élément porteur, soit par une forme de pente rapportée. La valeur de la pente admise dépendra de la destination de la toiture. En règle générale, elle sera :
Avant la mise en œuvre d’un ouvrage d’étanchéité, la conception doit prendre en compte l’ensemble des charges permanentes :
En parallèle, une hauteur suffisante, entre le bas des équipements techniques solidaires des éléments porteurs et la protection du revêtement d’étanchéité en partie courante, doit être prévue pour assurer les opérations d’entretien et de réfection. Cette hauteur dépendra de la longueur d’encombrement horizontal en cas d’équipements fixes.
Prescriptions en partie courante, y compris noues
L’une des conditions indispensables à la mise en œuvre des ouvrages d’étanchéité est l’achèvement préalable de toute la partie « gros œuvre », y compris ouvrages particuliers. Les surfaces doivent être propres et sèches, finalisées (depuis 8 jours à 3 semaines selon la saison) et à une température supérieure à +2°C avant l’arrivée de l’entreprise d’étanchéité.
Dans les cas où un isolant doit être placé sous le revêtement d’étanchéité, un dispositif pare-vapeur doit être prévu au moment de la conception. La constitution de ce dernier sera notamment fonction de l’hygrométrie et du chauffage des locaux considérés.
Quant à l’isolant thermique, le domaine d’emploi est défini dans le Document Technique d’Application dédié. Son épaisseur dépendra de la résistance thermique souhaitée et de sa nature. L’isolation pourra se faire par le biais :
Le revêtement d’étanchéité admis dans le DTU 43.1 peut être en asphalte ou un système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS selon la destination de la toiture. La liaison à son support pourra être adhérente, indépendante ou semi-indépendante en fonction :
Le choix de la protection d’étanchéité est fonction de la destination de la toiture et de la nature du revêtement d’étanchéité. Il peut s’agir de dalles sur plots, d’un dallage en béton armé, d’une autoprotection, etc. On la retrouve le plus couramment dans le cas d’une toiture sans isolation inversée.
Ouvrages particuliers
Parmi les ouvrages particuliers, on entend notamment :
Dispositions spécifiques
Le DTU 43.1 traite des dispositions spécifiques à mettre en œuvre dans certaines conditions. Il sera traité notamment les éléments ci-dessous :
Les liaisons des équipements lourds permanents avec la toiture-terrasse doivent permettre d’assurer à tout moment l’entretien et la réfection des ouvrages d’étanchéité. A cet effet :
Concernant les toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques :
Pour la conception des toitures terrasses-jardins, l’aménagement paysager ultérieur doit être pris en compte. Les parties courantes doivent comporter, à partir de l’autoprotection du revêtement d’étanchéité :
A la fin des travaux d’étanchéité, divers contrôles pourront être mis en place, selon les prescriptions des Documents Particuliers du Marché :
N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du DTU 43.1. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB.
Source : batirama.com

Bonjour, Un "artisan" couvreur a refait le toit d'une amie. Il y a des choses qui ne vont pas; une isolation indiquée sur le devis, et payée, qui n'a pas été posée, et d'autres petites choses... Ce pourquoi je viens; une bande solin avec une bavette a été placée le long du mur d'un pavillon fait de moellons, afin de faire l'étanchéité entre le mur et les tuiles. Le hic, d'après moi, est que l'étanchéité n'a pas été faite dans les normes. Celle-ci a été faite avec un joint silicone transparent déposé en plusieurs couches de filaments posés sur le mur en moellons. Je pense que l'"artisan" aurait dû faire un joint en ciment batard pour assurer cette étanchéité. Je n'ai vu nul part, dans le DTU, que l'étanchéité pouvait être faite avec du silicone... Qu'en pensez vous? Merci et bonne journée. G.M

Bonjour, Je dispose du DTU 43.1 dans la version d'un abonnement au CD-Reef du CSTB souscrit en 2004. Je souhaite trouver une mise à jour de ce DTU 43.1 sans devoir souscrire à un nouvel abonnement. Merci Liram
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Bonjour, Une entreprise a fait une étanchéité sur un toit-terrasse, ça fait 8 ans, ça fait trois que les problèmes ont commencé, infiltration de partout. Il a posé un pare-vapeur et une membrane Sika 1.5 plus un pare-vapeur et des dalles Granuflex 50 x 50 dalles pour les aires de jeux. Il y a des joints non recouverts et les remontées sont faibles. Pouvez-vous me conseiller ? Merci.