Remplacement de chaudières gaz : la réplique de Facilipass

Remplacement de chaudières gaz : la réplique de Facilipass

Trois industriels du chauffage associés à la Capeb proposent une solution de mensualisation de la rénovation à la fois claire, modulable et qui préserve le devoir de conseil des installateurs.



Six mois après l’annonce de l’offre « chaudière à 1 €», le fournisseur d’énergie Butagaz, avec la Capeb et trois industriels du chauffage au gaz – Atlantic, le groupe BDR Therméa et Viessmann – ripostent ce 15 avril avec le « Pack chaudière Facilipass ».

 

À la différence de l’option pionnière qui contourne la filière traditionnelle des installateurs de chauffage, cette offre de financement se veut « à la portée de tous les artisans », revendique Patrick Liébus, président de la Capeb.

 

Une offre plus claire

 

Testée sur le grand sud-est fin 2018 et début 2019, Facilipass repose, pour chaque marque participante, sur une offre à un tarif préférentiel de solutions globales performantes (chaudière d’un rendement réglementaire d’au moins 92 % d’une valeur de quelque 1 500 à 4 000 €), une proposition d’accessoires et de périphériques incontournables (ventouse, thermostat…), la pose du matériel, une offre d’entretien annuel.

 

La proposition de rénovation est basée sur le soutien financier d’un certificat d’économie d’énergie (la fiche BAR-TH-106 relative au remplacement d’une chaudière gaz) et son éligibilité au crédit d’impôt. Pour simplifier le paiement, Facilipass propose un règlement mensualisé du solde de la facture. Les prix d’entrée affichés sont de 36 € et 56 € par mois selon le fournisseur de chaudière, dont 12 € par mois pour l’entretien annuel.

 

Pour Bruno Gal, président de l’Union nationale des artisans du chauffage, de la plomberie et de la couverture (UNA-CPC), « cette offre préserve le devoir de conseil des professionnels », qui, souligne-t-il « seront certifiés Professionnel du gaz – Installation et RGE. »

 

Butagaz pilote l'initiative

 

Le service client de l’énergéticien Butagaz pilote cette initiative. Il gère les adhésions des installateurs sur la base de justificatifs classiques : extrait de K-bis de moins de trois mois, identité de l’installateur, RIB de société et certificats PG et RGE. En échange, ils obtiennent les outils commerciaux spécifiques : formulaire de rédaction de devis, accès à la base d’envoi…

 

En outre, ce service comprend une option de fourniture de l’énergie gaz par Butagaz. La signature d’une convention de partenariat entre la Capeb et Butagaz garantira une large communication de cette offre.

 

Simplifier la démarche commerciale

 

Pour sa part, Butagaz effectue les deux principales démarches administratives : d’une part, la constitution du dossier d’obtention de la prime liée au certificat d’économie d’énergie de 600 ou 1 239 € ; et d’autre part, le dossier de financement mensualisé auprès d’un organisme financier (Franfinance, du groupe Société Générale). L’artisan reste cependant l’unique interlocuteur du client (voir la figure).

 

Après exécution des travaux et vérification du chantier par Butagaz, l’installateur est rémunéré par l’organisme financier ; le client entame le versement des échéances sur 60 mois auprès de l’organisme bancaire. En cas de déménagement dans les cinq ans, il s’acquittera du solde.

 

Quatre solutions d'installations et des tarifs adaptés

 

Les trois groupes industriels qui accompagnent cette offre de rénovation thermique – Atlantic, BDR Thermea avec ses marques Chappée, De Dietrich et Oertli, et Viessmann – proposent chacun quatre solutions d’installation. Les options ont été définies selon le type de logement, la taille du ménage et le confort – notamment pour la production d’eau chaude sanitaire, micro-accumulée ou avec ballon.

 

Comparable de marques à marques, les offres s’échelonnent de 36 à 89 € par mois. Pour s’adapter aux cas particuliers rencontrés, des suppléments pour des travaux supplémentaires (désembouage, carottage de parois, pose de rallonge de ventouse…) ont aussi été définis pour des montants d’environ 2 € à 17 € par mois, toujours sur 60 mois.

 

Un marketing étudié

 

Pour Emmanuel Trivin, président de Butagaz, ces options ont pour vocation « de réconcilier les ménages avec la transition énergétique ». L’initiative devrait par ailleurs évoluer pour élargir la clientèle. Butagaz et la Capeb se sont rapprochés de l’Anah, l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat, pour permettre aux ménages les plus modestes de s’équiper en promettant un reste à charge minimal (jusqu’à 1 €).

 

Les industriels impliqués dans cette opération voient la démarche d’un bon œil. Pour Nathalie Paya-Charron, directrice marketing opérationnel d’Atlantic, cette offre « simplifie le travail de l’artisan et est en mesure de lever les résistances à l’achat. » Pour Nicolas Barros, directeur général de Chappée, Butagaz adresse aux installateurs « une solution alternative aux pure-players et met en avant le savoir-faire de la filière. » Yves Carl, directeur marketing de Viessmann France, retient que « cette offre globale permet aux artisans de rester maîtres du jeu, et aux clients de disposer d’offres d’amélioration de performance et de confort. »

 

Bientôt les Pompes à chaleur et les chaudières bois

 

Promis, ce lancement de printemps sera suivi d’une initiative du même type, à partir du 1er juin, pour l’installation de pompes à chaleur. La Capeb avoue prendre sont temps sur ce dossier afin d’éviter toute contre-performance.

 

« Les pompes à chaleur demandent de sécuriser l’installation, notamment en termes de dimensionnement et d’entretien », fait remarquer Bruno Gal. Et, fin de cette année, début 2020, le dispositif Facilipass pourrait aussi être étendu aux chaudières à granulés bois et aux installations à énergie renouvelable.

 

 

Photos  : Les partenaires de l’opération Facilipass (de gauche à droite) : Nicolas Barros, directeur général de Chappée (groupe BDR Thermea) ; Nathalie Paya-Charron, directrice marketing d’Atlantic ; Patrick Liébus, président de la Capeb ; Bruno Gal, président de l’UNA-CPC (chauffage, plomberie, couverture) ; Emmanuel Trivin, président de Butagaz ; Yves Carl, directeur marketing de Viessmann France.


 

Source : batirama.com / Bernard Reinteau

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