NF DTU 58.1 - Plafonds suspendus modulaires

NF DTU 58.1 - Plafonds suspendus modulaires

Cette nouvelle fiche du NF DTU 58.1 prend en compte les éléments de sa dernière révision, (juin 2019) y compris l’ajout de la mise en œuvre des plafonds rayonnants modulaires électriques.





Domaine d’application

Le NF DTU 58.1 « Plafonds suspendus modulaires » donne les spécifications de mise en œuvre des plafonds suspendus modulaires (éléments d’habillage et système de suspension) installés sous une structure porteuse de toute nature (bois, métal, béton, etc.), ainsi que les plafonds modulaires autoportants, à l’intérieur d’un bâtiment.

Il s’applique à tous les locaux qu’ils soient à usage public ou privé, dans une construction neuve ou en aménagement de locaux existants.

Le NF DTU 58.1 ne vise pas notamment :

  • les plénums de hauteur de suspension totale supérieure à 6 m ;
  • les locaux à ambiance négative (locaux frigorifiques) et les locaux où il y a un risque de projection d’eau liquide sur le plafond ;
  • les plafonds suspendus réalisés :
    • en terre cuite ;
    • en staff ;
    • en plaques de plâtre ou en complexes d’isolation thermique vissés sur une ossature ou tous autres éléments d’habillage vissés, agrafés ou collés ;
  • les plafonds chauffants par PRP ;
  • les plafonds en panneaux à base de bois fixés directement sur la charpente.

 

Le NF DTU 58.1 est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide.

La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle de juin 2019.

 

Matériaux visés

Les exigences que doivent respecter l’ensemble des composants nécessaires à la mise en œuvre des plafonds suspendus modulaires (éléments d’habillage, éléments de suspension, ossatures, isolation thermique, unités chauffantes, etc.) sont données dans la partie 1-2 « Critères généraux de choix des matériaux » du NF DTU 58.1.

 

Mise en œuvre : l’essentiel

Conception

La conception du plafond suspendu modulaire doit tenir compte de plusieurs critères, notamment :

  • les conditions d’exposition à l’humidité du local ;
  • le risque de soulèvement du plafond ;
  • la hauteur du plénum ;
  • la zone de sismicité du local ;
  • les performances de résistance au feu souhaitées ;
  • les performances acoustiques attendues.

 

Selon ces critères, les éléments constitutifs du plafond suspendu seront choisis en fonction :

  • de leur classe :
    • d’exposition ;
    • de déformation ;
    • de protection contre la corrosion ;
  • du type de charge appliqué ;
  • des caractéristiques des équipements et des accessoires prévus (luminaires, bouches de ventilation, détecteur de fumées).

 

Mise en œuvre

Avant toute mise en œuvre d’un plafond suspendu modulaire, les conditions ci-après doivent être satisfaites :

  • les enduits en plâtre ou de mortier de liants hydrauliques doivent être « secs à l'air » (humidité maximale de 5 % en masse d'eau rapportée à la masse de l'enduit sec) ;
  • les vitrages doivent être posés et les locaux mis à l'abri des intempéries ;
  • une réhumidification importante des locaux ne doit pas être à craindre ;
  • les canalisations d'eau chaude et d'eau froide incluses dans le plénum doivent être calorifugées ;
  • la fourchette d'humidité relative de l'air admissible pour la pose des matériaux doit être compatible avec la classe du local.

 

Les ouvrages servant de supports pour la mise en œuvre des plafonds suspendus modulaires doivent être conformes aux tolérances données dans leurs règles de l’Art respectives.

Concernant la fixation des plafonds suspendus modulaires, deux modes de fixation des éléments de suspension sont possibles :

  • sur une ossature unique suspendue directement aux structures porteuses ;
  • sur une ossature secondaire rendue solidaire d’une ossature primaire suspendue aux structures porteuses.

Le nombre de fixations, leur section et leur espacement seront fonction de la charge appliquée.

 

Au sujet des éléments principaux :

Les profilés utilisés ne sont pas forcément solidarisés à la paroi de départ. Dans ce cas, la première suspente doit être implantée à moins de 45 cm de la rive. Les profilés primaires sont raboutés mécaniquement ou éclissés (auquel cas des suspentes devront peut-être être ajoutées au droit des éclisses).

Les éléments d’habillage de type épais ou minces peuvent être fixés ou reposer sur une ossature apparente, semi-apparente ou cachée. Selon le mode choisi, leur pose permettra un démontage ultérieur ou pas.

Quant aux suspentes, leur nombre et leur disposition sont définis par le tableau des charges réparties admissibles communiqué par le fabricant de l’ossature. Leur mise en œuvre doit suivre le plan de calepinage préalablement établi.

Les porteurs sont, logiquement, disposés perpendiculairement à la structure porteuse et disposés, eux aussi, selon le plan de calepinage préalablement établi, avec une première rangée implantée à 70 cm, au plus, de la rive.

Les entretoises longues doivent être mises en œuvre perpendiculairement aux porteurs, selon le format de l’élément d’habillage.

 

Une attention particulière doit être portée sur le passage au droit des joints de dilatation :

  • les appuis des panneaux des plafonds suspendus modulaires sur ossature apparente ou semi-apparente doivent permettre le mouvement du gros œuvre sans risque de chute ;
  • les panneaux des plafonds suspendus modulaires sur ossature non apparente doivent être interrompus à l’aplomb de la ligne du joint de dilatation et l’espace vide ainsi créé doit être revêtu d’un couvre-joint fixé sur un seul des côtés.

 

Cas particulier des plafonds rayonnants modulaires électriques

Pour que l’installation soit conforme à la norme NF C15-100, l’unité chauffante doit notamment respecter les prescriptions de la norme NF EN 60335-2-96.

Ce type de plafonds doit bénéficier d’un circuit spécialisé d’alimentation dont la mise en œuvre doit être réalisée avant celle des modules rayonnants et celle des modules non chauffants.

Le fonctionnement des modules rayonnants est tel que la température de leur surface d’émission n’excède pas 55 °C.

Il est impératif que l’installateur appose, à la fin de la mise en œuvre, une plaque signalant la présence de ce type de plafond. L’inscription exacte à mentionner est précisée dans le 7.7.4 de la partie 1-1 du NF DTU 58.1.

 

Tolérances

Les principales tolérances que doivent respecter les plafonds suspendus modulaires sont les suivantes :

Caractéristiques

Tolérance à respecter

Désaffleurement maximal entre 2 éléments contigus de surface lisse

≤ 5/10e mm pour des éléments chanfreinés

≤ 3/10e mm pour des éléments non chanfreinés

Bâillement entre ossature apparente et appuis apparents des panneaux

≤ 1 mm

Planéité générale

(sous la règle de 2 m)

Ecart ≤ 2 mm/ml sans dépasser 5 mm sur une longueur de 5 m

 

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du NF DTU 58.1. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le NF DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB.

 

Article remis à jour en juillet 2021

 

Source : batirama.com

Articles qui devraient vous intéresser

Laissez votre commentaire

Saisissez votre Pseudo (votre commentaire sera publié sous ce nom)

Saisissez votre email (une alerte sera envoyée à cette adresse pour vous avertir de la publication de votre commentaire)

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après validation par nos modérateurs.

Newsletter


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
 
ARTIDEVIS Autopub

Produits



Dernière revue

BTR N° 496 - Avril / Mai 2021

   

Articles

Votre avis compte

La situation sanitaire mérite-t-elle des mesures radicales pour freiner le virus ? (793 votants)
Certainement, pour sauver de nombreuses vies
Non, cela risque de tuer l'économie et les artisans
 

Boutique