7 start-up pour la première session de l’accélérateur Santé Prévention

7 start-up pour la première session de l’accélérateur Santé Prévention

Le 1ere session du projet de l’accélérateur Santé-Prévention s’est déroulée avec 7 start-up issues de l’écosystème du BTP. Quentin Martin-Laval, directeur de l’innovation chez PRO BTP en explique les enjeux.



Selon le jeune directeur de l’innovation de PRO BTP, Quentin Martin-Laval, 30 ans (en photo), l’innovation est en train de changer de main. Après les TPE et les start-up, les groupes et grosses entreprises sont en effet en train de comprendre l’intérêt d’intégrer l’innovation au sein de leurs structures. Et ce mouvement s’opère rapidement aujourd’hui via notamment le rachat de start-up…

 

Embauché depuis un an dans le groupe de protection sociale du BTP, après avoir créé son entreprise dans le secteur (1), le responsable s’est vu confier une mission captivante.  « Il s’agit de pointer de nouvelles solutions intéressant les métiers du groupe… mais aussi de les faire acculturer par PRO BTP » explique-t-il.

 

En clair, il s’agit d’explorer et d’absorber ces innovations de manière à proposer de nouveaux produits et services et améliorer les expériences clients. « Cela doit aussi nous permettre d’améliorer nos process internes » complète Quentin Martin-Laval. Une démarche exploratrice illustrée par le lancement de l’Accélérateur Santé prévention (via Impulse Partners*), évoqué dans un précédent article.

 

Séduire et attirer les start-up pour intégrer leurs innovations

 

« L’objectif du projet - soutenu par 4 partenaires institutionnels du BTP (2) - est d’intéresser et d’attirer les start-up dont les innovations contribuent à améliorer la Santé et la Prévention dans le BTP » résume le directeur de l’innovation.

 

La première session du projet a ainsi permis à 85 personnes (dont des entreprises et donneurs d’ordre du BTP) de venir écouter, lors de sessions pitch, 7 start-up innovantes. Celles-ci ont pu être évaluées et jugées en fonction des technologies proposées mais aussi de la pertinence et de la disponibilité immédiate de la solution.

 

Pour sa part, Quentin Martin-Laval indique avoir été très intéressé par le discours de la start-up RB3D (Robotique 3 Dimensions) qui a réalisé l’exosquelette pour le groupe Colas (voir notre précédent article).

 

Exosquelette, formation aux massages cardiaques

 

« L’entreprise nous a expliqué comment elle avait travaillé avec un ergonome et pourquoi elle avait réalisé un exosquelette actif et non passif. L’intégration d’un moteur permet de réduire l’encombrement de la machine et de reporter le couple sur le sol. La force de levage est ainsi transformée en force de rotation » résume le directeur de l’innovation, séduit et convaincu par la démonstration.

 

La start-up a d’ailleurs évoqué un autre projet qui devrait intéresser les métiers du second oeuvre, et qui concernera le port de charges lourdes (outillage) en bout de bras.

 

Autre démonstration intéressante selon Quentin Martin-Laval, celle d’une start-up spécialisée dans la formation aux massages cardiaques et aux gestes qui sauvent des vies baptisée "D’un seul geste" .

 

« En France, on a nettement moins de chances de survie en cas d’arrêt cardiaque que dans les pays nordiques. Une formation aux gestes qui sauvent, grâce à un casque de réalité virtuelle, permet d’apprendre et de mieux mémoriser les gestes « appris dans l’action ».

 

 

La start-up RB3D (Robotique 3 Dimensions) a expliqué le fonctionnement de l'exosquelette actuellement utilisé par Colas pour faciliter le travail des opérateurs lors de la mise en oeuvre des enrobés bitumineux. Un projet est en cours de développement concernant les métiers du second oeuvre, confrontés au port de charges lourdes à bout de bras.

 

Une démarche gratuite pour les entreprises et donneurs d’ordre

 

Cet accélérateur Santé Prévention demeure en tout cas une opportunité unique pour les start-up de venir séduire les entreprises et donneurs d’ordre du BTP, selon le directeur de l’innovation. « Il est plus facile de partager ce type de sujets que l’on traite en partenariat d’autant plus que le phénomène de sous-traitance implique de multiples acteurs sur les chantiers ».

 

La gratuité de la démarche avec une invitation à participer au 4 pitchs annuels à Paris, (ou au webinar afin de suivre en direct sur internet les pitch des start-up lorsque l’on est en région) permet à un grand nombre d’acteurs de participer à la réflexion collective et de l’enrichir.

 

Pourquoi les entreprises doivent s’intéresser à ce projet

 

Cette démarche procure deux avantages principaux aux entreprises du BTP, selon Quentin Martin-Laval : « On fait tout d’abord de l’acculturation en découvrant 7 pitch et 7 start-up ». Le public, c’est à dire les acteurs du BTP, peut alors se demander en quoi ces innovations pourront à terme changer leurs métiers, leurs pratiques et process.

 

« C’est un temps de découverte où l’on sort de son quotidien. Il suffit de poser des questions à la start-up pour l’évaluer et lui permettre d’intégrer l’accélérateur, à l’issue d’un vote. D’ailleurs, la totalité des start-up qui ont présenté leurs projets ont été intégrées dans l’accélérateur » précise le responsable

 

Autre avantage de la démarche, cette acculturation permettra de générer une cartographie des entreprises qualifiées par l’accélérateur, en fonction de différentes problématiques qui seront listées.

 

Une cartographie bien utile pour les entreprises

 

"Cette cartographie s’avère très utile pour structurer une démarche d’entreprise, de l’avis de Quentin Martin-Laval. Les start-up sélectionnées sont classés par thématiques. Il pourra s'agir par exemple des objets connectés pour assurer la sécurité sur le chantier ou aussi des solutions de coaching santé des personnes".

 

« En définitive, on rend un service à la profession en permettant aux responsables des ressources humaines par exemple de repérer en quelques minutes les solutions innovantes qui les intéressent sur une problématique donnée. C’est un gain de temps très précieux lorsque l’on veut sourcer des start-ups » termine le directeur de l’innovation.

 

L’intérêt de la démarche pour PRO BTP

 

PRO BTP est clairement identifié comme l’un des partenaires incontournables sur les sujets de la santé dans le BTP : « Nous sommes souvent sollicités par nos clients, notamment les grandes entreprises qui nous posent des questions sur la santé. Nous avons par exemple développé récemment le téléconsultation auprès de nos adhérents via une application mobile » explique le directeur de l’innovation.

 

« Il s’agit souvent de consultations de dermatologie ou de maux mineurs qui se soldent par un avis à consulter ou une ordonnance. Mais l’avantage est que l’adhérent est satisfait et que cela évite l’engorgement des cabinets médicaux ».

 

Inclure tout l’écosystème et tous les tailles d’entreprises du BTP

 

« Notre volonté en ce qui concerne l’Accélérateur de Santé est d’inclure toutes les tailles d’entreprises au projet, et pas seulement les grands groupes, et c’est la raison pour laquelle les présentations sont retransmises dans toute la France en Webinar.

 

De même, l’accès à la cartographie bénéficie à tout l’écosystème, c’est à dire toutes les entreprises qui travaillent dans l’univers de la construction, du fabricant au distributeur de fournitures, en passant par les professionnels de l’immobilier.

 

Des campagnes de communication seront par ailleurs lancées pour convaincre les entreprises de l’intérêt de s’associer à une démarche gratuite et source de valeur ajoutée (pas de service payant) pour elles… En attendant, la prochaine session de sélection des Start-up se déroulera au mois d’octobre.

 

Les 7 start-up intégrées

 

  • Proxipi, propose des solutions de détection interactive 4.0 engin-piétons puis engin- engin à destination des travailleurs agissant en coactivité avec des machines mobiles. Coup de coeur du jury.

 

  • XP-digit, propose un système 100 % nomade pour sécuriser les chantiers grâce à la géolocalisation des zones de danger potentiel ou non-autorisées. Coup de coeur du jury.

 

  • Captivor, met au point des systèmes mécanisées et automatisées permettant d’éloigner les opérateurs du point d’émission de fibres d’amiante et d’épurer l’air et l’eau aspirés à la source lors du retrait sans colmater les filtres d’aspirateurs.

 

  • Cikaba, permet de former efficacement les nouveaux arrivants et de rappeler les règles de sécurité aux personnels déjà en poste, grâce à une solution digitale clé en main et sur-mesure.

 

  • D’un seul geste, propose des formations aux gestes de premier secours en réalité virtuelle via une expérience immersive et gamifiée.

 

  • RB3D (Robotique 3 Dimensions), travaille sur des solutions de type exosquelette motorisé permettant aux utilisateurs de réaliser des tâches pénibles ou difficiles sans effort, en amplifiant la force humaine.

 

  • Stimul, entreprise de l’ESS, crée des parcours d’éducation à la santé innovants pour les salariés et les populations fragilisées souffrant de douleurs ou maladies chroniques et de troubles musculo-squelettiques.

 

*Impulse Partners, société de conseil en stratégie

 

  1. Echy, spécialisée dans l’éclairage naturelle par fibre optique

 

  1. . CCCA-BTP, Comité de concertation et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics,
    . OPPBTP, Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics
    . PRO BTP, Groupe de protection sociale du Bâtiment et des Travaux publics,
    . Excellence SMA, fondation d’entreprise dédiée à la Qualité et la prévention des risques au sein du groupe d’assurances SMA

 


Source : batirama.com / Fabienne Leroy

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