Un nouvel écrin parisien pour le carrelage italien Marazzi

Un nouvel écrin parisien pour le carrelage italien Marazzi

Le leader historique du carrelage italien inaugure un show-room parisien, à un moment où le groupe émerge conforté de la phase d’intégration au leader mondial Mohawk industries.





Légende: Le nouveau show-room parisien, au 63 boulevard St Germain, occupe trois niveaux.

 

L’épicentre du carrelage italien, c’est la ville de Sassuolo en Emilie-Romagne. La famille Marazzi y est pour quelque chose. En 1935, Filippo Marazzi construit une première usine de bric et de broc, en appui comme on raconte sur deux rangées de peupliers.

 

C’est ainsi que démarre en Italie le passage de la céramique à l’âge industriel. Il est émaillé par les innovations brevetées qui se succèdent chez Marazzi, au premier rang desquelles se trouve la monocuisson, il y a une quarantaine d’années.

 

Suite au décès du fondateur, la famille Marazzi a cédé le groupe début 2013 à Mohawk industries pour environ un milliard de dollars. Trois générations ont consolidé le leadership international de la marque, synonyme du leadership du carrelage italien tout court.

 

Le chiffre d’affaires dépasse les 830 millions d’euros et aujourd’hui, le groupe Marazzi fabrique quelque 40 millions de m2 de carreaux par an en Italie et en Espagne, à quoi s’ajoutent des marques complémentaires en Bulgarie notamment.

 

Ce n’est qu’une part de l’activité carrelage de Mohawk, très présent notamment aux USA, et chez qui le revêtement céramique pèse un tiers des 9 milliards de chiffre d’affaires facturés dans les revêtements durs ou souples. A titre indicatif, Mohawk industries, c’est aussi Pergo et Quick-Step…

 

Made in Italy

 

La cession de Marazzi à Mohawk a suscité une certaine inquiétude, mais désormais, plusieurs gestes forts sont venus indiquer que l’ancrage italien de l’activité industriel serait conservé.

 

Premièrement, le siège du groupe, transféré à Modène lors de la montée en bourse, est retourné sur le site historique de Sassuolo, où Marazzi dispose d’une surface de 400 000 m2, qui a eu la chance de ne pas avoir été détruit par le dernier tremblement de terre.

 

50 000 m2 vont être remaniés avec une extension de 8000 m2, correspondant à des investissements industriels de 40 millions d’euros annoncés en début d’année.

 

Second signe marquant, le groupe Marazzi reprend l’intégralité de la marque historique Emilceramica de la localité proche de Fiorano, 150 millions de chiffre d’affaires réalisés à 90% à l’étranger (marques Emilceramica, Provenza, Viva, Ergon). Faites l’addition, MarazziGroup devrait franchir la barre symbolique du milliard d’euros de chiffres d’affaires sous peu.

 

 

Gamme Allmarble, les classiques revisités

 

Une équipe de 20 salariés en France

 

Pierpaolo Galli, directeur commercial France, dirige de Sassuolo une équipe de 20 salariés dédiés, dont des attachés commerciaux chargés du négoce spécialisé, de cinq attachés de prescription et du personnel de trois show-rooms, à Lyon, au Canet et désormais de nouveau à Paris.

 

Parmi les industriels qui commercialisent le carrelage via la distribution spécialisée, la marque italienne aligne plus que jamais l’équipe la plus forte et la plus diversifiée. Marazzi s’était installé très tôt avenue de la Grande Armée, à vrai dire dans un environnement de boutiques de motards.

 

En 1997, le groupe troque cet emplacement contre un show-room avenue Bosquet, dans le 7e arrondissement, finalement cédé à l’un de ses clients, Ceramica. « Cela faisait deux ans et demi que nous ne disposions plus d’un show-room à Paris, et cela nous manquait à cause de notre fort positionnement historique sur le segment de la prescription », explique Pierpaolo Galli.

 

La France, second marché après l’Allemagne

 

Le marché français arrive pour l’heure en seconde position des destinations européennes de la marque, après l’Allemagne qui a beaucoup progressé. Il en va de même pour le carrelage italien en général.

 

En ce qui concerne la politique de distribution, rien ne change fondamentalement : « Nous vendons par l’intermédiaire d’un réseau d’enseignes spécialisées », explique Pierpaolo Galli. Les show-rooms ne sont pas des centres de facturation. Le nouveau show-room dispose à l’étage de plusieurs pièces permettant de travailler dans les meilleures conditions avec les prescripteurs.

 

L’équipe d’architectes a eu le goût et le tact de conserver autant que possible le cachet hausmannien de l’endroit, ainsi que ses vieux parquets en points de Hongrie, d’un look que peinent encore à imiter les échantillons adossés aux murs. Quant à parvenir à restituer le grincement et la souplesse…

 

 

Collection Essentiale ou la disparition du joint par la structure ©JT

 

A la veille du Cersaie

 

L’inauguration du show-room s’inscrit dans la semaine parisienne de design, mais intervient surtout à quelques semaines du salon Cersaie, qui reste l’événement de référence mondiale. La grande nouveauté de Marazzi sera … une gamme en format 120 x 240 cm en 6 mm. Le très grand format en 6 mm est également présent en faïences.

 

Mais à mesure que s’estompe ainsi le joint périphérique, la surface se structure de plus en plus, répondant à une tendance lourde de la décoration des surfaces en général. Adieu listels et décors !

 

Cependant, les effets de matière perdurent : fort attrait des imitations béton en France, tandis que l’effet bois est le plus vendu en général, avec un retour marqué de l’effet pierre et même marbre.

 

Le show-room exhibe des références qui n’ont rien à envier à celles de Carrelages du Sud, un peu plus bas sur la même avenue, Alain Vagh rue des fossés St Bernard ou Bisazza rue Madame dans le 6e. A l’heure où le quartier traditionnel des libraires est à la peine, l’arrivée de Marazzi est une opportunité pour conforter à nouveau un pôle décoration haut de gamme affaibli par le départ récent de La Maison du Granite.  

 

 

Gamme fresco ou la structure en majesté © Andrea Ferrari

 

 

 

L’imitation grand format du béton est prisée en France ©Andrea Ferrari

 

 

 

Gamme Materika, une autre façon de gommer le joint du carrelage par la structure.© Andrea Ferrari



Source : batirama.com / Jonas Tophoven

Articles qui devraient vous intéresser

Laissez votre commentaire

Saisissez votre Pseudo (votre commentaire sera publié sous ce nom)

Saisissez votre email (une alerte sera envoyée à cette adresse pour vous avertir de la publication de votre commentaire)

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après validation par nos modérateurs.

Newsletter


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
 
ARTIDEVIS Autopub

Produits



Dernière revue

BTR N° 498 - Aout / Septembre 2021

   

Articles

Votre avis compte

La situation sanitaire mérite-t-elle des mesures radicales pour freiner le virus ? (901 votants)
Certainement, pour sauver de nombreuses vies
Non, cela risque de tuer l'économie et les artisans
 

Boutique

Installations électriques et de communication des bâtiments d’habitation


Les couvertures en tuiles