Trois à cinq ans de prison pour du racket d'entreprises à Marseille

Trois à cinq ans de prison pour du racket d'entreprises à Marseille

Quatre "gros bras" des quartiers Nord de Marseille ont été condamnés à 3 à 5 ans de prison pour avoir racketté des entreprises sur des chantiers de BTP, dont Bouygues.





Les quatre hommes, condamnés par le tribunal correctionnel de Marseille pour l'extorsion d'emplois et de contrats au profit de leur société de sécurité véreuse, devront également verser un total de 160.000 euros d'amende.

 

Ils avaient notamment ciblé le chantier de la décennie à Marseille, celui de la rocade autoroutière L2 qui traverse les quartiers Nord. L'incendie criminel d'une grue à 2 millions d'euros, appartenant à Bouygues, avait lancé l'enquête.

 

Cinq autres prévenus étaient jugés dans ce procès vitrine de la lutte contre ce type de racket généralement subi en silence par les chefs de chantiers. Quatre ont écopé de peines allant de 8 mois de prison avec sursis à 18 mois de prison ferme, pour des d'infractions annexes: abus de biens sociaux, travail dissimulé ou exercice d'un métier de la sécurité sans autorisation.

 

Peines inférieures à celles demandées par le procureur

 

Les peines prononcées sont inférieures à celles requises par la procureure Sophie Mercier, qui avait demandé jusqu'à sept ans de prison dont deux avec sursis pour mettre fin à un système de racket qui "gangrène" le milieu du BTP.

 

"La paix sociale ne s'achète pas, (...) elle se construit en sanctionnant fortement les actes qui lui portent atteinte", comme des menaces armées contre des chefs de chantiers, des incendies d'engins de BTP ou des blocages de chantiers, avait-elle déclaré.

 

Deux cadres de Bouygues indemnisés

 

Deux cadres du BTP qui avaient brisé la chape de silence entourant ce genre de pratiques ont obtenu 5.000 euros chacun en réparation de leur préjudice moral.

 

Le Groupement L2 Construction, qui rassemble les grands noms du BTP Bouygues, Colas et Spie Batignolles, a obtenu 3.000 euros au même titre, mais n'a pas obtenu réparation de son préjudice matériel, l'incendie de la grue et d'autres engins de chantier, pour faire pression sur les entreprises, n'ayant pas officiellement été élucidé. Les condamnés devront aussi rembourser près de 900.000 euros à l'Ursaff.



Source : batirama.com / AFP

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