Les industriels du Génie climatique dressent les perspectives 2017

Les industriels du Génie climatique dressent les perspectives 2017

Après avoir donné leurs chiffres marchés pour 2016, les industriels du génie climatique réunis au sein d’Uniclima ont esquissé un tableau des perspectives pour l’année 2017.

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Uniclima, le syndicat des Industries thermiques, aérauliques et frigorifiques, vient de donner les résultats enregistrés en 2016 par ses adhérents. Sans surprise, ces secteurs ont été fortement influencés par deux marqueurs importants : le prix de l’énergie et la mauvaise tenue du marché de la construction.

 

Toutefois, la profession s’attend à renouer avec la croissance en 2017 et se félicite de la mise en place opérationnelle de la base des données numériques ATITA.  Uniclima a par ailleurs donné de nombreux axes de travail pour donner leur chance à de meilleurs auspices.

 

Pour relancer la rénovation…

 

Suspendue aux péripéties rencontrées en ce moment par les futures élections présidentielles qui risquent de provoquer une crise de confiance, les industriels semblent cependant miser sur des perspectives positives pour 2017.

 

Ainsi, l’augmentation des permis de construire enregistrée en 2016 pourrait se traduire par une accélération de leurs métiers. Cet optimisme toutefois modéré pour le neuf reste à confirmer pour la rénovation, tant en tertiaire qu’en résidentiel individuel ou collectif.

 

Concernant la rénovation, Uniclima juge d’ailleurs qu’elle reste autant un défi qu’une priorité pour cette année à venir, puisque, dans le cadre de la réussite de la transition énergétique, elle constitue le plus grand gisement d’économies d’énergie.

 

Les CEE mis à mal

 

En revanche, Uniclima déplore la mise à mal des CEE, vidés de leur substance, qui étaient pourtant un soutien important à la rénovation dans le collectif et le tertiaire et dont la forme actuelle a gravement atteint le marché des chaudières collectives:

 

« La méthode de calcul actuelle est hautement contestable,  tant il est vrai que les économies d’énergie réalisées en cas de changement d’équipement le sont par rapport au parc installé et non par rapport à un minimum imposé, indique François Frisquet.

 

D’ailleurs, les kWh cumac pour les produits d’isolation ou les fenêtres sont bien calculés sur la base du parc installé : les équipements de génie climatique sont discriminés. Il faudrait donc que l’on profite de la révision de la Directive Efficacité Energétique, dont les travaux débutent à Bruxelles, pour revenir sur cette disposition qui a des conséquences très néfastes pour la rénovation du parc installé ».

 

…mais aussi le neuf

 

Quant au marché du neuf, les inquiétudes de la profession se situent au niveau réglementaire. Le souhait est clairement de ne pas bloquer les marchés par de nouvelles contraintes.

 

Ainsi, concernant l’expérimentation « Energie et Carbone » (ex-BEPOS) la profession considère que faire une réglementation à partir d’un retour d’expérience va être particulièrement ardu.

 

Elle juge aussi que la très forte priorité donné au photovoltaïque risque de défavoriser les équipements de la chaleur renouvelable, notamment le solaire thermique, déjà très endommagé par la RT 2012, les pompes à chaleur et, plus généralement, tous les systèmes thermodynamiques.

 

La question des fluides frigorigènes

 

Uniclima estime à juste titre qu’il est important que les évolutions techniques des fluides à émissions de GES faibles ou nulles puissent se faire librement.

 

Cela suppose qu’à côté du développement des solutions dites « naturelles » comme le CO2 ou l’ammoniac, il soit aussi possible d’utiliser d’autres fluides qui sont classés par les normes internationales applicables comme « faiblement inflammables » (HFO, HFC) et qui vont nécessiter de modifier la réglementation incendie pour les ERP.

 

En outre, en Asie, ces fluides sont déjà entrés dans les mœurs, alors que la plupart des appareils de climatisation installés en France sont issus de pays asiatiques….

 

… et de la qualité de l’air intérieur

 

Enfin, les professionnels déplorent vivement que la question du traitement de l’air intérieur soit largement laissée de côté, notamment dans les bâtiments neufs (seule la loi sur la transition énergétique considère, par exemple, que les calories récupérées sur l’air extrait constituent une énergie renouvelable).

 

Ils rappellent donc que la ventilation double flux (largement développée en Allemagne),et la filtration de l’air permettent d’apporter une vraie réponse technique simple aux problèmes de santé. Ils regrettent également qua la ventilation ne soit pas considérée comme un métier ou un lot à part entière dans les contrats de construction.

 

Or, l’absence de professionnels dédiés se traduit souvent par un déficit de qualité de l’installation. « La ventilation a énormément valorisé l’étanchéité à l’air des bâtiments, ce qui a entrainé d’extraordinaires progrès dans la mise œuvre, explique Eric Bataille, président du comité stratégique Ventilation et Traitement d'Air des Bâtiments. Il est nécessaire de faire la même chose au niveau de la ventilation ».

 

Des marchés à géométrie variable

 

Frappé par la Directive Eco-Conception, le marché des chaudières gaz et fioul classiques a fait une chute de 26%, tandis que la condensation, par ailleurs boostée par le CITE, croissait de 15%. Quant aux chaudières de plus de 70 kW, elles ont baissé de plus de 11% sous l’effet du nouveau référentiel des CEE.

 

A noter : la hausse d’environ 10% du  petit marché des générateurs hybrides chaudières + PAC qui ont pourtant du mal à s’insinuer dans les maisons individuelles.

 

Toujours dans le chauffage, les brûleurs à air soufflé gaz et fioul a augmenté de 12%, tandis que les radiateurs à eau ont connu une nouvelle baisse, à -2,7%, en raison de la part croissante des PCBT dans le neuf. Une exception cependant : les sèche-serviettes qui ont augmenté de 2,7%.

 

Quant aux chaudières à biomasse, impactées par la baisse du fioul, elles ont enregistré une baisse importante de 26%. De son côté, retournant à son niveau de 2004, le solaire thermique a fait une chute globale de 35%.

 

Stabilité des PAC air/eau

 

Pour sa part, le marché de la PAC Air/Eau reste stable à -1%. La géothermie retrouve un peu de couleurs avec une croissance de 5% pour les PAC Eau/Eau et de 9% pour les PAC Sol/Sol.

 

Le chauffe-eau thermodynamique poursuit sa progression à +6% et la PAC Air/Air assure une belle progression de 12%, aidée par la météo. En matière de climatisation, si les rooftops ont chuté de 12% et les chillers de 9%, les DRV ont progressé de 18%.

 

Enfin, les Centrales de Traitement d’Air ont chuté globalement de 5%, avec des variations spectaculaires selon les débits, tandis que les ventilo-convecteurs et cassettes ont évolué de +17%.

 

Enfin, la ventilation a vu le double-flux chuter de 13,8% et  l’auto-réglable de 1,1%, celui-ci laissant ses parts à l’hygroréglable qui a fait une croissance de 4,5% en logement individuel, le collectif tertiaire restant stable.

 



Source : batirama.com / Michèle Fourret

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