Light+Building 2016 (2) : KNX s’empare de l’Internet des Objets

Light+Building 2016 (2) : KNX s’empare de l’Internet des Objets

KNX est partout : dans un espace spécial consacré à l’Internet des Objets et sur un très grand nombre de stands de spécialistes de la domotique ou de la GTB.





Le salon Light+Building 2016 a ouvert hier ses portes à Francfort. Dans la partie GTB et domotique, les Halls 8, 9, 10 et 11, le KNX a affirmé sa présence pratiquement sur chaque stand. Tous les protocoles de bus de terrain doivent montrer qu’ils sont capables de fonctionner avec des objets connectés.

 

En ce qui concerne KNX, cela prend toutes sortes de formes, depuis la commande d’une maison par une montre connectée, jusqu’à la réalité augmentée sur Smartphone. Dans la Galleria, un patio entre les Halls 8 et 9, l’association KNX a installé une bonne vingtaine de stands où divers fabricants font la démonstration de leurs savoir-faire en la matière.

 

 

  1. Le français BleuComm’Azur a développé un serveur de réalité augmentée pour des installations KNX. Associé à une application sur smartphone, il permet à l’aide de la caméra du smartphone, soit de piloter une installation KNX, soit de lire ses paramètres. Avec un paramétrage différent de l’App, cette réalité augmentée sert donc aussi bien à l’installateur qu’à l’utilisateur final. © PP

 

 

KNX Exporter App

 

D’un côté, KNX est un protocole très standardisé qui permet une communication décentralisée entre appareils KNX sur un réseau. De l’autre, le monde des objets connectés, sans aucune standardisation pour l’instant où les objets requièrent souvent un point central pour communiquer entre eux.

 

La réponse de KNX pour mettre en relation ces deux univers est double : hardware – des passerelles – et software avec KNX Web Services (KNX WS). A l’aide de l’outil de configuration ETS Pro, l’installateur exporte la base de données de l’installation KNX.

 

Cette exportation est complète ou partielle, selon le degré de contrôle de l’installation KNX qu’il entend donner aux objets connectés. L’exportation s’effectue à l’aide de la nouvelle application (App) ETS Exporter App.

 

 

  1. Avec le serveur Proserv de BleuComm’Azur et l’App client final qui l’accompagne, il suffit de pointer la caméra du smartphone – Android ou iOS – vers un appareil KNX pour faire apparaître ses commandes de réglage sur l’écran. © PP

 

KNX Web Services

 

La passerelle contient un serveur Web qui génère des messages Web Services standardisés, les envoie vers les objets connectés, reçoit leurs messages et les traduit en langage KNX. Les Web Services font appel à une version évoluée du XML, comme il en existe déjà dans le monde de la GTB.

 

Nous connaissions oBix, OPC UA ou BacNet WS, voici en plus KNX WS. KNX WS n’est rien d’autre qu’une standardisation des communications entre une installation KNX et le monde des objets connectés.

 

Le choix de messages en XML, une langue connue de tous les concepteurs d’objets connectés, assure une indépendance et une compatibilité entre KNX et le monde foisonnant des objets connectés.

 

 

  1. Pour l’installateur, pointer un smartphone contenant l’App de BleuComm’Azur vers un appareil KNX fait apparaître son identité et ses caractéristiques de communication sur le réseau. De quoi vérifier facilement le paramétrage d’une installation et trouver rapidement un éventuel défaut. © PP

 

Les données sont plus exposées

 

Si cette ouverture vers le monde des objets connectés multiplie les possibilités d’emploi des données collectées par une installation KNX, elle multiplie également les risques. La sécurité des données et de leur transport était déjà un thème récurrent dans les sessions de formation à la GTB et à la domotique sous KNX.

 

On peut imaginer au moins quatre types de données qui doivent être particulièrement protégées :

  • Les informations sur des consommations d’énergie ou d’eau qui ne doivent pas être vues par des tiers,
  • Des messages d’action (verrouiller une porte) qui ne doivent pas pouvoir être interceptés et modifiés,
  • Des appareils KNX utilisés pour piloter des fonctions critiques (ventilation des salles blanches, etc.) qui ne doivent communiquer qu’avec des appareils-interlocuteurs identifiés et authentifiés,
  • Le code des applications. Par exemple, le code de pilotage du contrôle d’accès, etc.

 

La première chose à faire consiste à concevoir correctement les installations : éviter qu’un automate KNX soit installé dans un endroit facilement accessible, non-protégé et comporte, par exemple, un malheureux port USB en façade qui constitue une tentation permanente.

 

 

  1. A côté des solutions standardisées sur KNX, on trouve aussi à Light+Building des dizaines de systèmes propriétaires pour le pilotage des maisons intelligentes. La plupart, comme BAB, offre une passerelle vers KNX. © PP

 

KNX Secure

 

Mais pour les réseaux reliés à internet, l’association KNX développe encore autre chose : KNX Data Secure et KNX IP Secure. Ces deux extensions du protocole seront disponibles dans la version 5.5 de l’outil ETS. KNX IP Secure crypte les données KNX transmises sur un réseau IP. C’est une extension du protocole KNX sur IP.

 

KNX Data Secure, de son côté, identifie les appareils qui ont besoin de protection de leurs messages. Elle crypte et décrypte ces messages à l’aide de clefs de chiffrement allouées par ETS5.5 et vérifie à chaque échange l’identité des appareils qui communiquent. KNX Data Secure est indépendante du support physique (RF, paire torsadée, courant porteur…).

 

Sur un même réseau KNX, des applications et des appareils sécurisés et non-sécurisés peuvent coexister. C’est défini par l’outil ETS5.5. Ces nouvelles solutions de protection sont applicables aux installations KNX existantes, moyennant une mise à jour du soft de chaque appareil connecté.

 

 

  1. L’association KNX se préoccupe de la sécurité des messages, du code et des données KNX. Elle a mis au point deux nouvelles extensions du protocole, regroupées sous le nom KNX Secure. Elles seront disponibles avec la nouvelle version 5.5 de l’outil de configuration KNX. © PP

 

ETS Inside pour les petites et moyennes installations

 

Les concepteurs de KNX se sont rendus compte que l’internet des objets devait aussi apporter de nouvelles facilités aux installateurs et pas seulement à l’utilisateur final. Ils ont donc imaginé la nouvelle déclinaison « ETS Inside » pour les petites et moyennes installations.

 

Les appareils KNX conformes à ETS Inside embarquent un Webserveur. Du coup, l’interface utilisateur et les données ETS sont parfaitement dissociées. Les données ETS sont contenues dans l’appareil KNX qui embarque aussi ETS Inside. Comme il s’agit de Webservices, elles sont accessibles par l’installateur – après saisie d’une clef d’autorisation – depuis n’importe quelle plate-forme logicielle : un smartphone iOS, une tablette Android, un PC sous Windows…

 

L’installateur peut donc configurer son réseau avec l’outil qui lui convient le mieux et plus seulement avec un PC sous Windows contenant le logiciel ETS Pro. L’installateur peut débloquer ETS Inside pour que le client final apporter lui-même certaines modifications au paramétrage du réseau.

 

Il peut aussi récupérer la base de données ETS Inside depuis ETS Pro pour étendre un petit projet et le transformer en une grande installation. Notre prochain article portera sur les petits français du monde GTB et domotique, présents à Light+Building 2011.

 

 

Source : batirama / Pascal Poggi

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