Près de Bucarest, Dracula Land précise les contours de son futur complexe de loisirs, de commerce et de technologie. Sur 164 hectares, le projet porté par l’entrepreneur Dragos Dobrescu prévoit notamment un parc à thème de 780 000 m2, une aréna de 22 500 places, trois hôtels totalisant 1 200 chambres, un circuit automobile ... et un pôle technologique (rien que cela) !
L’investissement de sa première grande phase pourrait dépasser le milliard d’euros, avec un financement exclusivement privé. Le masterplan est désormais finalisé, tandis que les négociations avec les futurs exploitants et partenaires financiers se poursuivent.
Après près d’un an de développement technique, financier et opérationnel, les équipes en charge du projet Dracula Land annoncent avoir achevé le masterplan et avancé sur plusieurs sujets structurants :
– les solutions d’ingénierie pour les accès routiers et les réseaux ;
– Le choix des opérateurs des différentes attractions ;
– Et le montage financier international.
Le site retenu couvre 164 hectares à proximité de Gherghita, dans le comté de Prahova, à une vingtaine de minutes de Bucarest et à environ 15 minutes de l’aéroport international Henri Coanda. Il bénéficie d’un accès direct à l’autoroute A3 et de connexions avec les axes A0 et A7, les infrastructures routières et les réseaux ayant été étudiés afin de permettre une réalisation par phases, sans remettre en cause la cohérence d’ensemble du programme.

Le programme rassemblera plusieurs activités complémentaires, avec l’objectif de faire fonctionner la destination tout au long de l’année. Le parc Dracula Land occupera à lui seul plus de 780 000 m2. Il sera organisé en six zones immersives et comptera plus de 40 attractions majeures. À cette offre s’ajoutera une aréna multifonctionnelle d’environ 80 000 m2 dotée de 22 500 places pour accueillir des concerts, des festivals, des compétitions d’esport et des événements internationaux. © Dracula Land
Quant au volet commercial, il prendra la forme d’un outlet consacré à la mode ainsi qu'à la décoration haut de gamme. Développé avec le cabinet milanais Piuarch et l’équipe de The Mall Firenze, il réunira environ 9 000 m2 de surfaces commerciales, auxquels s’ajouteront 3 000 m2 dédiés à la restauration. Plus de 70 marques sont d’ores et déjà annoncées.
Côté hébergement, trois établissements sont prévus : le Dracula Grand Hotel, classé quatre étoiles, le Dracula Family Hotel, annoncé en catégorie trois étoiles supérieure, et le Dracula Inn, trois étoiles. Au total, ils représenteront 1 200 chambres, avec des espaces de conférence et des équipements destinés à une clientèle touristique et professionnelle.
Le complexe comprendra également un Aqua Park & Thermal Spa d’environ 50 000 m2, qui comptera plus de 30 attractions aquatiques, ainsi qu’un bassin à vagues présenté par les promoteurs comme l’un des plus grands d’Europe.
Le projet ne s’arrête pas aux loisirs et à l’hôtellerie. Un Racing Track & Motor Park doit intégrer un circuit automobile d’environ 4,5 km, complété par un paddock, des garages, des espaces VIP et des installations dédiées aux médias.
Enfin, un Business Accelerator & Tech Hub de quelque 15 000 m2 est destiné à accueillir plus de 1 000 postes de travail pour des start-up spécialisées dans le jeu vidéo, l’intelligence artificielle et les industries créatives numériques. Cette composante technologique doit notamment prolonger l’expérience du parc dans l’univers numérique, avec le développement d’un écosystème virtuel associé à la destination.
Pour Dragos Dobrescu, fondateur de Dracula Land, le projet doit aussi porter une ambition symbolique pour la Roumanie : il entend transformer une figure mondialement connue du patrimoine culturel roumain en une destination touristique et économique d’envergure internationale. "Dracula Land rassemble tout ce que j'ai appris dans l'immobilier : la discipline, la rigueur, la vision et la capacité de garder des équipes complexes avec des spécialisations très différentes. Mais plus important encore, il ajoute une histoire qui donne un sens à chaque mètre carré construit. Pour moi, Dracula Land est un projet national – un symbole que la Roumanie peut et doit construire des monuments, pas seulement des bâtiments ou de simples projets immobiliers." a expliqué l'entrepreneur roumain dans un communiqué de presse.

Le recours à des partenaires internationaux doit accompagner ce giga-projet. Le concept et le masterplan ont mobilisé des spécialistes de l’architecture, de l’ingénierie, de la finance et de l’innovation, dont Creative Studio Berlin, TDAC, Piuarch, The Mall Firenze Team, RB+P, Optim Engineers, Zabten Consulting et Codezilla.
IAAPA. © Dracula Land
Dracula Land revendique un modèle de financement exclusivement privé, sans recours aux fonds publics ni aux financements européens. Sachant que le montant potentiel de la première grande phase pourrait dépasser un milliard d’euros, les investissements seraient engagés progressivement, en fonction de la maturité des différentes composantes du programme.
Une structure holding enregistrée au Qatar doit faciliter les co-investissements internationaux comme les partenariats stratégiques. Le projet est organisé autour de plusieurs activités disposant chacune de leur propre modèle d’exploitation comme de leurs sources de revenus : billetterie, événements, hôtellerie, commerce, restauration et services numériques. Selon les porteurs du projet, les discussions avec les opérateurs des différentes activités ont atteint un stade avancé, et des négociations détaillées sont également en cours avec des partenaires susceptibles d'apporter à la fois des capitaux et leur expertise opérationnelle. Toutefois, aucun accord définitif avec les principaux exploitants n'est annoncé à ce stade.

Le calendrier présenté sur le site officiel prévoit une entrée dans la phase de construction à partir de 2027, avec un déploiement progressif. Mais les dates précises doivent encore être annoncées ... © Dracula Land