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La nouvelle gamme Fondations va booster les ventes de Hirsch Isolation

L’usine bretonne de Guipry-Messac fabrique chaque jour 100 à 120 blocs de PSE blanc et graphité de taille variable. © EJH

Fabriquée à Guipry-Messac (35), la gamme Fondations de Hirsch Isolation ouvre de nouvelles possibilités sur le marché français des parois enterrées et semi-enterrées.



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Dédiée à l’isolation des parois enterrées et semi-enterrées, la gamme Fondations de Hirsch Isolation a été complètement repensée pour accompagner la croissance de ce marché, porté par les exigences renforcées en termes de performance énergétique des bâtiments.

 

 

L’isolation des fondations et parois semi-enterrées

Assez restreint, comparé à celui de l’isolation des sols et de l’ITE, ce marché représente 132 000 m2 posés par an en France – soit 10 000 m3 de panneaux. Hirsch Isolation, deuxième fabricant en France, compte bien gagner des parts de marché grâce à une offre de solutions couvrant tous les cas de figure du chantier et répondant notamment aux contraintes de résistance mécanique et de profondeur d’enfouissement. L’industriel est le seul à proposer une solution en PSE pour couvrir les profondeurs d’enfouissement supérieures à 6 mètres et jusqu’à près de 10 m.

Le DTU 20.1 détermine trois catégories de parois enterrées, pour lesquelles les recommandations professionnelles de la CSFE font référence en matière de calcul de profondeur maximale, qui dépend de la nature du sol, de la présence de parcs de stationnement adjacents ou d’accès pompiers, et de la résistance mécanique en compression de l’isolant.

 

La taille du bloc est calculée pour limiter les chutes lors de la découpe des panneaux. © EJH

 

 

Une gamme mieux segmentée

Avec désormais sept références de panneaux isolants 1200 x 600 mm, la gamme Fondations propose des produits spécialisés, 100 % recyclables et intégrant de la matière recyclée en proportions variables selon les domaines d’application (20 % en moyenne).

 

 

Pour les parois enterrées

La gamme d’isolants Cellomur Fondation intègre des produits inédits qui seront intégrés au configurateur de FDES HIRSCH Isolation dès juillet prochain.

Fondation Ultra : panneau en PSE graphité à hautes performances d’isolation – résistance thermique de 0,6 à 12,90 m2·K/W – permettant de traiter les ponts thermiques sur les premiers rangs enterrés (de 1,25 m à 2,30 m), en limitant les épaisseurs (les panneaux semi-enterrés doivent être apparents sur une hauteur minimale de 15 cm avant le départ de l’ITE).

 

Cellomur Fondation Ultra permet une continuité des épaisseurs, par exemple avec une isolation thermique par l’extérieur de la façade. © Hirsch

 

 

Grandes profondeurs d’enfouissement

Sur les grandes profondeurs d’enfouissement, trois PSE blancs, dont la densité augmente avec la profondeur, sont proposés : Fondation (jusqu’à 3,8 m), Fondaplus (jusqu’à 6,80 m) et Fondamax (jusqu’à 9,50 m).

 

PSE blanc de Cellomur Fondation. © Hirsch

 

 

Des solutions spécifiques pour les chantiers techniques

Outre sa fonction première d’isolation, l’isolant en PSE peut assurer le drainage, une protection mécanique et même une finition esthétique. Hirsch a dans son offre des produits déjà commercialisés pour répondre à ces diverses problématiques.

 

 

Le drainage

Il est étudié au cas par cas car il dépend de la nature du terrain et non de la catégorie de murs. Entre 3,60 m et 5,70 m sous la surface, la solution Cellodrain Ultra est préconisée. Ce PSE graphité moulé quadrillé et recouvert d’un géotextile assure le drainage et l’isolation – fabriqué en Allemagne, il est déjà commercialisé.

 

 

Pour les parois semi-enterrées

Cellocem Ultralight BD – lancé en 2023 – assure l’isolation et la protection mécanique sur une zone généralement sollicitée. Son parement bois-ciment épais de 10 mm peut être peint avec une peinture adaptée.

Cellocem Ultra, son prédécesseur – il date de 2018 – est utilisé pour les mêmes fonctions, avec un parement fibrociment épais de 8 mm qui apporte une finition haut de gamme.

 

Ces deux produits répondent à une demande croissante du marché. Cette année, Hirsch Isolation en a produit 20 000 m2, doublant sa production chaque année 3 ans de suite. © EJH

 

 

Une ligne robotisée depuis janvier

Pour accompagner le lancement de sa nouvelle gamme Fondations et l’augmentation des volumes qui se profile, Hirsch Isolation a investi sur son site breton de Guipry-Messac dans une nouvelle ligne d’assemblage dédiée à la production des panneaux Cellocem Ultralight et Cellocem Ultra.

Depuis ce début d’année, les deux produits pour parois semi-enterrées sont assemblés automatiquement sur ce tout nouvel outil, qui permet à la fois de doubler la capacité de production et d’augmenter la qualité de finition.

Plusieurs centaines de milliers d’euros ont été investis dans cette ligne qui réalise un encollage automatique du parement sur l’isolant, améliorant au passage les conditions de travail des opérateurs. Le robot se charge de manipuler les différents éléments mais aussi les palettes.

 

Installée par une entreprise française, la ligne occupe un ancien parc de stockage des blocs. © EJH

 

 

Hirsch Isolation et le cercle vertueux

Numéro 2 de l’isolation en PSE en France, Hirsch Isolation est une filiale du groupe autrichien Hirsch, détenu par la fondation Herz et par le groupe Bewi, qui fabrique, entre autres, la matière première du PSE.

Transformant le PSE depuis 1954 – d’abord sous les noms d’Isobox, puis d’Henry –, Hirsch Isolation a développé une offre complète d’isolants de l’enveloppe du bâtiment mais aussi des produits pour les mobil-homes, les podiums, etc. Ses cinq sites de production emploient 197 personnes sur le territoire, pour un chiffre d’affaires de 63,1 millions € en 2025/26.

Implanté dans 11 pays d’Europe, ce spécialiste du PSE, qui a vite grandi, a le souci de limiter son impact environnemental. Il a reçu une médaille d’argent Ecovadis pour ses actions – électricité verte, recyclage de tous les déchets, etc.

 

Ce PSE 100 % recyclé affiche un poids carbone divisé par deux (vs. du PSE vierge). Le panneau REuse est vendu depuis 2023 pour isoler des sols (résistance mécanique et performances thermiques un peu dégradées). © EJH

 

 

Boucler la boucle

À Guipry- Messac comme dans les autres usines de Hirsch, une ligne de compactage permet depuis deux ans de recycler du PSE de tous types, issues de chantiers de la région rennaise et d’emballages. Les chutes de l’usine sont réintégrées directement dans la chaîne de fabrication.

 

Ces blocs résultant du tri, broyage et compactage des déchets de PSE sont acheminés en République tchèque, où Bewi refabrique de la matière première. © EJH

 

 

Du PSE issu de biomasse

Depuis 2020, Hirsch produit une gamme Empreinte carbone améliorée à partir de styrène obtenu par pyrolyse de déchets végétaux. Plus chers de 15 à 20 %, ces produits utilisés pour les fondations ou l’ITE, représentent 1 à 2 % des ventes, mais ils pourraient bénéficier d’un regain d’intérêt, étant donné le contexte géopolitique actuel.

Car le prix du PSE classique augmente : issu du naphta, un coproduit du raffinage du pétrole, le styrène connaît depuis quelques semaines une forte hausse de son prix, qui est répercutée sur les panneaux isolants – le PSE peut être stocké au maximum deux mois avant que le gaz d’expansion ne s’échappe des billes.

 


Source : batirama.com / Emmanuelle Jeanson / © EJH

L'auteur de cet article

photo auteur Emmanuelle JEANSON
Collaboratrice de longue date de Batirama, elle est journaliste indépendante dans la presse pro du bâtiment et de l’énergie depuis ses débuts dans le métier (qui remontent à la dernière décennie du siècle dernier !). Ses sujets de prédilection : tout ce qui contribue à une construction plus soutenable ; les techniques anciennes remises au goût du jour ; les énergies renouvelables ; aller à la rencontre des artisans et de leur quotidien, mais aussi comprendre les enjeux de l’activité industrielle.
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