Engins de levage : la sécurité en toute hauteur

Engins de levage : la sécurité en toute hauteur

Lever, déplacer, stocker avec des engins de levage et de manutention mécanique, ces tâches requièrent une formation et une autorisation de conduite.





Un appareil de levage est une machine dont au moins une fonction est de déplacer une charge et/ou des personnes, avec un changement de niveau significatif. La charge n’est pas liée de façon permanente à l’appareil.

 

 

© Génie

 

Parmi ces derniers, on peut citer les nacelles, les chariots… Utilisé quotidiennement dans le bâtiment, les principaux risques rencontrés en utilisant ces machines sont pour les engins de levage de personne, le basculement (stabilité du sol, chute d’un poids sur le bras de la nacelle…), l’écrasement contre un obstacle aérien, le basculement à la surcharge dans le panier, et l’électrocution (travail à proximité d’une ligne électrique), la chute du panier…

 

Concernant les matériels de manutention, les risques visent le basculement à la surcharge de la masse levée, le basculement au sol (enfon­cement, effondrement, glissement…), la perte de la charge, le retournement de la machine (pente ou dévers)…

 

 

© Génie

 

Utiliser du matériel en bon état. Afin d’éviter tous risques, les appareils de levage doivent faire l’objet de vérifications et d’examens définis réglementairement. L’objectif de ces vérifications est de déceler toute détérioration ou défectuosité susceptible de créer un danger.

 

En complément de ces vérifications générales périodiques, doivent être réalisées les vérifications de remise en service lors de changement de site d’utilisation (ce qui nécessite a minima un examen d’adéquation).

 

Utiliser un appareil adapté. Ainsi, «de nombreux accidents seraient évités si l’on vérifiait correctement que l’appareil utilisé est bien adapté aux travaux que l’on prévoit d’effectuer», souligne Paolo, artisan et utilisateur régulier de nacelles. Cet examen, appelé aussi examen d’adéquation, est un document qui doit être établi préalablement à l’opération de levage et qui est sous la responsabilité du chef d’établissement.

 

 

A SAVOIR

 

En près de 20 ans, le nombre d’accidents avec arrêt dus aux engins de levage et de manu­tention peut être considéré comme stable (environ 3% des arrêts de travail). Ces chiffres sont à mettre, cependant, en perspective avec l’accrois­sement important du parc pour ces équipements.

 

 

Photo d'ouverture : Klaas All Road




 

AVIS D'EXPERT

 

Philippe Porchet
Directeur RSE de Loxam

 

« Porter une attention particulière à la formation des utilisateurs ! »

 

Loxam, spécialiste de la location loue sur le territoire français, plusieurs centaines d’engins de levage et de manutention par jour. Un point sur ces engins indispensables aux artisans avec Philippe Porchet, Directeur RSE de Loxam.

 

Batirama : Quels sont les utilisateurs de ce type d’engin ?

 

Philippe Porchet :

Tout d’abord, il faut distinguer deux types de machines. Un engin de levage sert à faire accéder des personnels à une certaine hauteur et ne peut servir au levage de charges (sauf petit outillage ou consommables), contrairement à l’engin de manutention qui sert lui à lever des charges (matériaux, matériels…) et non des personnes. Concernant leur utilisation, le premier est destiné pour n’importe quel corps de métier ayant besoin d’un poste de travail en hauteur (maçons, charpentiers, électriciens…), le second est destiné au bâtiment, second œuvre, industrie…

 

Batirama : A-t-on besoin d’un permis spécial pour utiliser ces engins ? Si oui, lesquels ?

 

P. P. :

Oui, en effet, une autorisation de conduite est généralement sanctionnée par un Caces. Différents types de Caces sont donc requis : Caces PEMP (plate-forme élévatrice et mobile de personne) R386 type 1 ou type 3 pour les engins de levage de personne, le Caces R372 n9 pour les chariots manutention de chantier (chariots télescopiques) ou le Caces R389 (il y a plusieurs catégories selon le poids et le type de chariot) pour les chariots industriels à “mât” vertical.

 

Par contre, il n’y a pas de “permis” de type conduite routière pour ces catégories de matériels. Ce sont des engins lents qui ne sont pas mis sur le marché pour une circulation sur voie publique et donc ne sont pas immatriculés.

 

Batirama : Quelles sont les réglementations liées à ces machines ?

 

P. P. :

Les directives machines européennes encadrent la conception de ces matériels avec le “CE”. Le Code du travail encadre la formation des utilisateurs et les limites d’utilisation de ces matériels ainsi que la nécessité de couvrir des risques pour la sécurité ou la santé de l’opérateur (bruit, vibration, équipement anti-écrasement ou retournement…).

 

Ces éléments sont bien entendus adaptés à chaque pays qui peut “alourdir” les contraintes techniques ou les équipements complémentaires (ce sont les normes NF pour la France, BE pour la Belgique, DE pour l’Allemagne… qui complètent le certificat CE du matériel).

 

Batirama : Quelles recommandations donneriez-vous pour utiliser ces engins ?

 

P. P. :

Respecter scrupuleusement les données du constructeur notamment la limite de charges ou de poids, le déport maxi, l’utilisation intérieure ou extérieure, la présence de vent et si oui de quelle puissance, et vérifier que l’environnement du chantier permet d’utiliser la machine en sécurité (type de sol, meuble ou non, présence d’obstacles aériens type lignes électriques, présence de canalisations enterrées…). 

 

 

Source : batirama.com / Aude Moutarlier

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